L’étude prĂ©cise de la notion de libertĂ© d’expression Ă  travers les Ăąges laisse perplexe. En dĂ©pit de milliers de livres consacrĂ©s Ă  ce sujet, force est de reconnaĂźtre qu’elle n’a pratiquement jamais existĂ©.

liberte expression

Durant l’AntiquitĂ© (Ă©gyptienne, mĂ©sopotamienne, juive, persane, chinoise, romaine ou grecque), le respect pour les institutions et les dieux est exigĂ© sous peine de mort. Seul varie le mode d’exĂ©cution : lapidation, crucifixion ou plus simplement, l’épĂ©e. On n’envoie pas encore au bĂ»cher et on pend rarement.

À Rome, une fois passĂ©es les luttes intestines du dernier siĂšcle de la RĂ©publique romaine et du premier siĂšcle de l’Empire, la libertĂ© d’expression fut, pour la premiĂšre fois dans l’histoire des civilisations, respectĂ©e aux IIe et IIIe siĂšcles : « On peut penser ce que l’on veut et dire ce que l’on pense », Ă©crit Tacite, un contemporain de Trajan.

Encore faut-il noter que sous CĂ©sar, Octave-Auguste ou NĂ©ron, l’on pouvait brocarder le maĂźtre sans encourir de foudres, mais, en cette Ă©poque de polythĂ©isme bienveillant, Zeus-Jupiter lui-mĂȘme Ă©tait maudit des marins et des paysans en cas de mauvais temps.

Ensuite, le clergé chrétien et mahométan, puis les dictateurs séculiers imposent leurs dogmes.

En France, sous l’Ancien RĂ©gime, dire tant soit peu de mal du roi, de sa famille, de ses maĂźtresses, des ministres (du moins tant qu’ils Ă©taient bien en cour), de la religion et des prĂ©lats, ainsi que de trois ou quatre babioles du mĂȘme genre conduisait Ă  La Bastille, au donjon de Vincennes ou au Fort l’ÉvĂȘque.

Mais ce fut pire durant la RĂ©volution oĂč un mot de travers pouvait entraĂźner son auteur « à la lanterne » ou « au rasoir national ». Sous le Premier Empire, pas plus que sous la Restauration, la libertĂ© d’expression n’eut droit de citĂ©.

Sous la monarchie de Juillet, se moquer du roi-bourgeois procurait un sĂ©jour en prison et sous le Second Empire ĂȘtre classĂ© rĂ©publicain procurait le mĂȘme sort, Ă  moins de s’exiler.

Au total, pour le cas français, on peut considĂ©rer que la libertĂ© d’expression a existĂ© de 1871 à 1939 (avec une interruption de 1914 Ă  1918), puis de 1969 Ă  1972, millĂ©sime oĂč recommencĂšrent les procĂšs pour atteinte Ă  la religion (Ă  condition qu’elle fĂ»t exotique), Ă  l’origine ethnique (mĂȘme remarque). En outre, depuis le 14 juillet 1990, on va en correctionnelle, voire en prison, si l’on ose contester divers dogmes historiques.

En rĂ©sumĂ©, quelques dĂ©cennies de libertĂ©, cela fait peu, si l’on compare le score du « pays des Droits de l’homme » Ă  celui des Imperatores du Haut-Empire, jugĂ©s impitoyables par de curieux auteurs. La libertĂ© d’expression comme la Justice se laissent trĂšs aisĂ©ment violer au nom de la « raison d’État ». On peut Ă©voquer le Salut public en temps de guerre pour expliquer, sinon excuser, des atteintes aux libertĂ©s.

Il est d’autres causes absolument inexcusables, comme la domination de certains lobbies ou le fanatisme religieux. Il a fallu attendre la dĂ©colonisation de l’Afrique et du Proche-Orient pour voir surgir de nouveau la thĂ©ocratie musulmane, qui menace prĂ©sentement l’Europe.

L’histoire des civilisations est chaotique : aux progrĂšs succĂšdent des reculs considĂ©rables, pour peu que les Nations les plus avancĂ©es, mais aveulies et amollies, se laissent envahir par des sous-Ă©voluĂ©s agressifs.

Tout affaissement du Pouvoir politique face au Pouvoir de l’argent est Ă  la fois une catastrophe pour le menu peuple et pour les Nations, les ploutocrates Ă©tant par essence cosmopolites du fait de leurs intĂ©rĂȘts transcontinentaux.

En fin de compte, la libertĂ© de dire et d’écrire serait-elle une question trop subtile pour ĂȘtre vĂ©cue ? Non point ! C’est affaire de vĂ©ritable dĂ©mocratie. Heureux les libres citoyens des États-Unis d’AmĂ©rique du Nord oĂč cette libertĂ© fondamentale est garantie par le Premier Amendement Ă  la Constitution.

Pour une fois qu’il y a quelque chose de bon Ă  prendre aux USA, l’électorat français s’en moque et prĂ©fĂšre s’intĂ©resser aux hamburgers, au Coca et Ă  la rĂ©importation d’Halloween.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99