L’édit de Nantes de 1598 ressemble comme un frĂšre Ă  l’édit de tolĂ©rance de 1562. Pourquoi donc y eut-il huit guerres entre les deux ?

L’édit de 1562 fut violĂ© aussitĂŽt par les protestants, ce qui dĂ©clencha la premiĂšre guerre, marquĂ©e par la mort d’Antoine de Bourbon et du duc de Guise, ce qui permit Ă  Catherine de MĂ©dicis de publier l’édit d’Amboise (1563).

En 1567, la tentative du prince de CondĂ© de s’emparer de la famille royale lors de la surprise de Meaux dĂ©clenche la deuxiĂšme guerre. CondĂ© mit le siĂšge devant Paris mais il fut battu Ă  Saint-Denis (oĂč pĂ©rit le connĂ©table de Montmorency) et la paix de Longjumeau fut conclue (1568).

Les protestants se regroupĂšrent autour de Sancerre et de La Rochelle, et la guerre reprit : aprĂšs les victoires du duc d’Anjou Ă  Jarnac (1569) et Moncontour, la paix de Saint-Germain fut signĂ©e (1570).

Cette paix prĂ©voyait le mariage du roi de Navarre et de Marguerite de Valois. Autrement dit, l’union des deux camps. Mais ce fut Ă  l’occasion de ce mariage que se produisit le massacre de la Saint-BarthĂ©lemy (1572). En fait de massacre, les protestants avaient fait bien pire, mais celui-ci, destinĂ© Ă  Ă©liminer les chefs huguenots qui poussaient Ă  la guerre contre l’Espagne, fut un coup terrible pour les protestants dont les effectifs fondirent de moitiĂ©. Le duc d’Anjou assiĂ©gea La Rochelle, mais la ville fut sauvĂ©e par son Ă©lection au trĂŽne de Pologne, et l’édit de Boulogne fut promulguĂ© (1573).

La cinquiĂšme guerre se greffe sur le complot des « malcontents », dont le duc d’Alençon fit partie. À la mort de Charles IX, le duc d’Anjou rentra de Pologne Ă  bride abattue et devint Henri III. Mais les troubles dĂ©gĂ©nĂ©rĂšrent en guerre de religion quand le roi de Navarre quitta la cour (1576) et forma l’Union calviniste, qui, soutenue par 20 000 mercenaires allemands, encercla Paris. Henri III signa l’édit de Beaulieu, avantageux aux protestants. Mais, en rĂ©action, la Ligue catholique se forma.

En 1577, les États de Blois n’apportĂšrent aucun remĂšde, et la guerre reprit, terminĂ©e par la paix de Bergerac et l’édit de Poitiers, plus restrictif.

Mais la reine mÚre voulait une paix définitive. En 1579, elle accorda quinze places de sûreté aux protestants pour six mois
 au bout desquels ils refusÚrent de les rendre. Finalement, la paix de Fleix les accorda pour six ans (1580).

La huitiĂšme guerre est celle qu’on appelle la guerre des trois Henri. Le premier, c’est Henri III qui, cette fois, employa la maniĂšre forte : il interdit le culte protestant et se proclama chef de la Ligue (1585). Mais, en 1588, le duc de Guise (c’est le deuxiĂšme Henri) devint « roi de Paris » Ă  la suite de la journĂ©e des barricades (1588), et le roi dut quitter la capitale. Il nomma le duc de Guise lieutenant gĂ©nĂ©ral du royaume, mais pour mieux le faire assassiner Ă  l’occasion des États de Blois.

Mais la Ligue tenait toujours Paris, et Henri III unit ses forces au troisiĂšme Henri, le roi de Navarre, pour l’assiĂ©ger. En 1589, Henri III fut assassinĂ©. Sur son lit de mort, il supplia son cousin de se faire catholique. C’est ce que le dernier des trois Henri, qu’on appelle Henri IV, allait faire. Mais non sans se faire tirer l’oreille.

Les chroniques de Pierre de Laubier sur l’« Abominable histoire de France » sont diffusĂ©es chaque semaine dans l’émission « SynthĂšse » sur Radio LibertĂ©s.

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A propos de l'auteur

Pierre de Laubier

Actuellement professeur d’histoire dans des collĂšges libres, Pierre de Laubier est l’auteur de "L’Aristoloche", journal instructif et satirique paraissant quand il veut, et il rĂ©dige les blogues Chronique de l’école privĂ©e
 de libertĂ© et "L’Abominable histoire de France", ce dernier tirĂ© de ses chroniques radiophoniques sur "Radio LibertĂ©s" oĂč il est un chroniqueur de l’émission "SynthĂšse", animĂ©e par Roland HĂ©lie et Philippe Randa.

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