Il y a eu des histoires des droites en France en termes de gĂ©nĂ©alogie politique, avec RenĂ© RĂ©mond (Les droites en France, 1982). On a pu lire aussi des histoires culturelles des droites, avec Jean-François Sirinelli comme maĂźtre d’Ɠuvre (Histoire des droites en France, 2006). On a pu avoir sous la main les numĂ©ros droite et gauche de la revue Krisis (revuekrisis.blogspot.com) dirigĂ©e par Alain de Benoist et Thibault Isabel, et, tout derniĂšrement, le livre sur la droite et la gauche de Michel Marmin et Eric Branca (Ă©ditions Le tour de la question).

L’historien Gilles Richard livre sa propre histoire des droites en France, de 1815 Ă  nos jours. À la diffĂ©rence de RenĂ© RĂ©mond, il s’attache moins Ă  la gĂ©nĂ©alogie des courants politiques (RĂ©mond en voyait trois : lĂ©gitimistes, orlĂ©anistes-libĂ©raux, bonapartistes) qu’aux contextes qui expliquent l’évolution des droites et l’apparition de droites nouvelles (qui n’ont rien Ă  voir avec la Nouvelle droite). « Les hommes sont plus les fils de leur temps que de leurs pĂšres », disait Marc Bloch. C’est le point de vue de Gilles Richard.

Pour cela, Gilles Richard apporte une attention particuliĂšre Ă  l’histoire des partis politiques qui sont, justement, le produit des contextes. Exemple : comment le RPR est devenu en 2002 l’UMP en dit long sur l’auto-immolation du nĂ©o-gaullisme et son absorption par la droite la plus classique.

Les deux approches, celle de R. RĂ©mond et de G. Richard, gĂ©nĂ©alogique et contextuelle, ne s’excluent d’ailleurs pas l’une l’autre. Ainsi, le Front national de Marine Le Pen s’explique avant tout en utilisant une grille de lecture contextuelle, opposant les victimes de la mondialisation Ă  ses promoteurs. Mais il n’est pour autant pas absurde de voir en lui une continuitĂ© avec le bonapartisme, voire le gaullisme, et sa reprise conjointe de thĂšmes dits de droite, comme l’ordre et la tranquillitĂ© publique, et de thĂšmes dits de gauche, comme la justice sociale, la protection des plus faibles, la lutte contre le pouvoir de l’argent.

Reste à voir comment la prise en compte du contexte génÚre, à différentes époques, différentes droites. Gilles Richard distingue quatre périodes dans son histoire des droites.

De 1815 à 1914, c’est pour lui une seule pĂ©riode (il la conçoit sans doute trop longue). Il s’agit alors pour les droites de se positionner face Ă  la RĂ©publique. C’est la droite face aux institutions. La droite lĂ©gitimiste, puis traditionaliste (on peut encore l’appeler rĂ©actionnaire sans jugement de valeur : elle rĂ©agit contre l’esprit de la RĂ©volution française) essaiera de dĂ©placer sur le terrain social un combat quasiment impossible sur le plan des institutions (le symbole du drapeau blanc ne passe dĂ©cidĂ©ment pas et la sacralitĂ© des Bourbons est perdue Ă  jamais depuis 1792-1793). Les lĂ©gitimistes ont ainsi Ă©tĂ© parmi les premiers Ă  s’opposer Ă  la mise en coupe rĂ©glĂ©e de l’homme par le libĂ©ralisme Ă©conomique. Quant aux libĂ©raux, orlĂ©anistes d’abord, puis « rĂ©publicains modĂ©rĂ©s » ensuite, ils s’accommodent assez bien de la RĂ©publique, pourvu qu’elle ne soit surtout pas « la sociale ». En ce qui concerne la droite bonapartiste, autoritaire et « populiste » avant la lettre, elle sera pour une rĂ©forme de la RĂ©publique ou pour une RĂ©publique couronnĂ©e, mais pas hostile Ă  ce rĂ©gime. On le verra avec l’épisode du GĂ©nĂ©ral Boulanger qui, bien au-delĂ  des limites personnelles du gĂ©nĂ©ral, tĂ©moigne de l’apparition d’une droite nouvelle, populaire, sociale, non libĂ©rale, dĂ©mocratique tout en Ă©tant critique du parlementarisme.

De 1914 Ă  1944, seconde pĂ©riode de G. Richard, les droites communient dans le nationalisme, souvent soucieux de mettre la France au diapason de la modernitĂ©, avec des personnalitĂ©s comme AndrĂ© Tardieu ou Claude-Joseph Gignoux. L’histoire des droites est marquĂ©e avant la guerre de 1939 par la montĂ©e de ce qui fut peut-ĂȘtre le plus grand parti de masse français – et en tout cas Ă  droite, le Parti social français (PSF) du Lieutenant-Colonel de la Rocque (le marĂ©chal PĂ©tain empĂȘcha qu’il ne devienne jamais colonel), inventeur de la devise « Travail Famille Patrie ». Le PSF Ă©tait l’hĂ©ritier des Croix de Feu, qui ne furent pas plus fascistes que lui, mais en eurent la rĂ©putation dans les reprĂ©sentations dominantes, celles de la gauche. Ce nationalisme se fracasse devant la rĂ©alitĂ© de l’isolement de la France face Ă  l’Allemagne en 1940. L’Occupation brouille les pistes. La plupart des premiers rĂ©sistants viennent de la droite nationaliste ou en tout cas patriote, mais la RĂ©volution nationale reprend des thĂšmes de droite, tout autant que des thĂšmes transversaux, inspirĂ©s des non conformistes des annĂ©es trente. Elle entraĂźne la droite dans son discrĂ©dit.

La troisiĂšme pĂ©riode de l’histoire des droites s’étend de 1945 Ă  1974. Les annĂ©es 1944-1945, avec l’Épuration et les listes de proscriptions, sont Ă©videmment le tournant majeur de l’histoire des droites. C’est la droite elle-mĂȘme qui est condamnĂ©e dans ses fondements, accusĂ©e d’avoir soutenu Vichy, plus encore, identifiĂ©e Ă  Vichy et Ă  la RĂ©volution nationale, balayĂ©e par l’idĂ©ologie « progressiste », incarnĂ©e par le PCF, la SFIO et le MRP. Tout anticommunisme est assimilĂ© Ă  des sympathies hitlĂ©riennes, ce qui met la droite dans une situation plus qu’inconfortable pour quelques annĂ©es. Le tournant est majeur car la droite devient alors honteuse. Elle le restera jusqu’en 2007. Alors, avec Sarkozy, et sous l’influence de Patrick Buisson, la droite recommencera Ă  s’assumer « de droite » (quelle que soit l’ambiguĂŻtĂ© du contenu de cette notion).

La pĂ©riode 1945-74 est marquĂ©e par l’opposition entre la droite gaulliste et la droite libĂ©rale (notamment le CNIP et ses avatars). Ce n’est pas une opposition absolue. Il y a aussi un jeu d’alliances : Giscard est ministre du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Ces deux droites ont aussi en commun l’anticommunisme. Mais c’est la droite gaulliste qui domine jusqu’en 1974. Elle a une lĂ©gitimité : le patriotisme.

Fallait-il faire de 1974 la date de transition entre deux pĂ©riodes, comme l’a pensĂ© Gilles Richard ? Le dĂ©coupage est discutable. 1974 est certes la fin du gaullisme, mĂȘme sous la forme attĂ©nuĂ©e du pompidolisme. Mais on peut se demander si 1983 ou 1984 n’aurait pas Ă©tĂ© un moment plus significatif. Cette date est marquĂ©e par l’apparition d’une droite « infrĂ©quentable », hors du « cercle de la raison ». C’est bien entendu le Front national. 1974-1984 est en tout cas une pĂ©riode de transition avec l’apparition d’un nĂ©o-gaullisme autour de Chirac, crĂ©ateur du RPR, un Chirac liquidateur, pourtant, avec l’« appel des 43 » (les dĂ©putĂ©s ralliĂ©s Ă  Giscard en 1974) du gaullisme historique. Peu Ă©loignĂ© du populisme dans le style, le RPR est radical-socialiste dans le fond, et c’est surtout dans ce sens trĂšs modĂ©rĂ© qu’il Ă©voluera.

L’opposition entre libĂ©raux et nationalistes, qui dĂ©finit selon Gilles Richard, la quatriĂšme et derniĂšre pĂ©riode de son histoire des droites (de 1974 Ă  nos jours), est en tout cas beaucoup plus marquĂ©e Ă  partir de 1984 que de 1974. Le nationalisme est, sous la prĂ©sidence de Giscard, avant tout portĂ© par la gauche, par le PCF et par Jean-Pierre ChevĂšnement (il s’agit d’un nationalisme antiamĂ©ricain, et antiallemand dans le cas du PCF). Avec l’affaissement du communisme, en France dĂšs 1981, et partout en Europe en 1989, l’anticommunisme de la droite perd son objet, et c’est le clivage entre nationalistes et mondialistes (ou encore libĂ©raux) qui devient essentiel. Ce n’est plus le clivage droite-gauche. « Le clivage structurant l’histoire de la RĂ©publique depuis ses dĂ©buts a aujourd’hui cessĂ© d’organiser la vie politique française », note Gilles Richard.

Une droite devient hostile Ă  l’unilatĂ©ralisme amĂ©ricain, et c’est lĂ  encore le cas du FN, au rebours des autres droites mais aussi des gauches, ralliĂ©es au marchĂ©, au libre-Ă©changisme, Ă  l’antiracisme comme succĂ©danĂ© de la question sociale, Ă  l’interventionnisme de la puissance impĂ©riale amĂ©ricaine, Ă  l’exception de quelques groupes d’ultra-gauche.

C’est Ă  partir de ce moment-lĂ  que la question identitaire (qu’est-ce que notre peuple est et veut rester ?) apparaĂźt Ă  droite, et se manifeste par la poussĂ©e Ă©lectorale du Front national. C’est aussi Ă  partir de 1983-1984 que la gauche se rallie au libĂ©ralisme Ă©conomique, abandonnant Ă  leur sort de victimes collatĂ©rales de la mondialisation et de la dĂ©rĂ©gulation Ă©conomique les classes populaires. Entre moins d’État et moins de marchĂ©, la gauche a clairement choisi la premiĂšre option. Ce sera moins d’État et toujours plus de marchĂ©.

Certes, la droite libĂ©rale considĂšre et considĂ©rera que ce n’est jamais assez quant au degrĂ© de libĂ©ralisme. Reste qu’elle n’en a plus le monopole. La gauche est dĂ©sormais parfaitement compatible avec le marchĂ©. Elle mettra mĂȘme l’idĂ©ologie du marchĂ© dans les mƓurs. Et c’est ce que l’on appellera le libĂ©ralisme libertaire – autrement plus efficace et puissant que celui de M. Antoine Pinay. Avec le libertarisme sociĂ©tal, de Cohn-Bendit Ă  Macron, la gauche met un turbo dans le moteur du libĂ©ralisme. Mais il y a bel et bien, pour cela mĂȘme, la place, Ă  droite, pour une autre droite qui, de son cĂŽtĂ©, critique l’abandon de la patrie et du peuple par la gauche. « Les malheureux n’ont que la patrie », disait Blanqui. « À celui qui n’a plus rien, la patrie est son seul bien », concluait JaurĂšs. Cette autre droite – essentiellement le Front national – bien que libĂ©rale Ă  l’origine (1974) sur le plan Ă©conomique, devient vite favorable Ă  une « troisiĂšme voie » – c’est le titre d’un livre de Bruno Megret en 1997 – puis, avec l’effondrement du communisme, Ă  une autre voie que le mondialisme. Cela culminera avec la « ligne Philippot », celle de l’État protecteur, adoptĂ©e par Marine Le Pen. C’est la revendication d’un État stratĂšge face au mondialisme plutĂŽt qu’un État accompagnant et encourageant cette mondialisation. Un Ă©lĂ©ment de rupture avec la droite libĂ©rale.

Dans le mĂȘme temps, l’esquive de la question sociale est remplacĂ©e, Ă  gauche, par l’antiracisme et le diffĂ©rentialisme culturel (au demeurant superficiel, car la gauche ne croit pas vraiment aux diffĂ©rences). C’est ce qui amĂšne une partie de la droite Ă  reprendre la question sociale Ă  son compte, dans le cadre d’une critique de la mondialisation qui date des annĂ©es 1990 au moins, mais devient centrale avec le FN de Marine Le Pen.

Si chaque pĂ©riode du livre de G. Richard est caractĂ©risĂ©e par une problĂ©matique centrale, il y a des superpositions de thĂšmes. 1815-1914 est marquĂ© pour la droite par la question du rĂ©gime, des institutions mais aussi par la question de l’alliance avec l’Église – une Église qui ne veut pas ĂȘtre prise en otage par la droite (et rĂ©ciproquement du reste). Mais la question sociale est prĂ©sente dĂšs les dĂ©buts de la monarchie de Juillet, et la droite n’y est pas indiffĂ©rente dans ses composantes non-libĂ©rales, pour ceux qui, Ă  droite, ne se sentent pas hĂ©ritiers des « grands principes » de 1789, et notamment de l’individualisme ennemi de toutes les associations et corporations.

Dans la pĂ©riode 1914-1944, des thĂšmes apparaissent comme la nĂ©cessitĂ© de combler le retard industriel, technologique, dĂ©mographique et social par rapport Ă  l’Allemagne. L’idĂ©e d’endiguer le retour des nationalismes par une coopĂ©ration accrue en Europe (ou une alliance ? ou une fĂ©dĂ©ration ?) est prĂ©sente Ă  droite. « GenĂšve ou Moscou », s’interroge Drieu la Rochelle en 1928.

Entre 1944 et 1974, les droites partagent un anticommunisme sans concessions, mais se dĂ©chirent sur la question algĂ©rienne. Les franges dites « extrĂȘmes » de la droite sont favorables, Ă  front renversĂ©, Ă  une assimilation de l’AlgĂ©rie Ă  la France, dans la droite ligne de l’universalisme de gauche, celui de Jules Ferry et de LĂ©on Blum, un universalisme du reste condescendant. Quant aux fractions « modĂ©rĂ©es », ou simplement rĂ©alistes de la droite, elles sont, avec Raymond Aron et le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, favorables Ă  l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie, celle-ci vue comme inassimilable, et aussi comme un boulet, un morceau de tiers-monde accrochĂ© aux basques de la France. Ce sont les nationalistes, Ă  qui la gauche reprochera plus tard de dĂ©fendre une France « rancie ou « moisie » qui rĂȘvent alors d’une « plus grande France », l’AlgĂ©rie Ă©tant une nouvelle Californie. LĂ  encore, le contexte gĂ©nĂšre ses propres rĂȘves. Les idĂ©es crĂ©ent leurs propres images.

La pĂ©riode actuelle, que Gilles Richard fait remonter Ă  1974, et qui est marquĂ©e par le choc de deux droites, nationaliste-populiste d’une part, et libĂ©rale-mondialiste d’autre part, se prĂ©pare sans doute dĂšs ce moment voire avant, mais ne se dĂ©veloppe qu’à partie de 1983-1984. La droite se trouve alors devant la nĂ©cessitĂ© d’un choix. Elle a longtemps Ă©tĂ© le parti du conservatisme social et du conservatisme des mƓurs. Mais, dans cette derniĂšre pĂ©riode, il apparaĂźt de plus en plus clairement que c’est le libĂ©ralisme Ă©conomique qui est le premier obstacle Ă  ce conservatisme sociĂ©tal et « moral », au sens de la permanence de certaines mƓurs, coutumes, façons de faire et façons de vivre (Alain Soral a appelĂ© cela « droite des valeurs »). C’est ce libĂ©ralisme qui amĂšne Ă  la destruction des traditions, des communautĂ©s de mĂ©tiers, des villages et des petites villes, de la patrie. Le conservatisme ne s’oppose plus Ă  un communisme disparu ou moribond (Robert Hue, 3 % des voix en 2002, s’est ralliĂ© Ă  Emmanuel Macron, Marie-Georges Buffet a fait moins de 2 % en 2007). Le conservatisme s’oppose au « bougisme », reprĂ©sentĂ© par le libĂ©ralisme et le mondialisme, Ă  la dĂ©rĂ©gulation, Ă  la dĂ©rĂ©glementation, Ă  l’idĂ©ologie de la libre circulation des hommes et des marchandises, qui lĂ©gitime toutes les immigrations et toutes les dĂ©localisations. Le conservatisme s’oppose Ă  la « sociĂ©tĂ© liquide » qui est la pente naturelle du libĂ©ralisme sans-frontiĂšriste et illimitĂ©. C’est pourquoi la droite ne peut plus juxtaposer des composantes libĂ©rales et des composantes conservatrices qui auraient vocation Ă  s’allier ou se rejoindre pour « faire barrage Ă  la gauche ». L’union des droites pour faire barrage Ă  une gauche elle-mĂȘme ultralibĂ©rale est un non-sens. L’un, le conservatisme, s’oppose Ă  l’autre, le libĂ©ralisme. Le conservatisme inclut les valeurs, mais aussi le souci de conserver Ă  la France une vocation productive, industrielle et paysanne. La France, du point de vue conservateur, n’a pas vocation Ă  devenir un parc Ă  thĂšme, peuplĂ© de diffĂ©rentes « tribus ethniques » vivant cĂŽte Ă  cĂŽte sans faire un peuple. Le conservatisme des valeurs ne peut que s’opposer au libĂ©ralisme. Les droites sont Ă  la croisĂ©e des chemins.

Dernier livre paru de Pierre le Vigan : Soudain la postmodernité.

 

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