« L’histoire a une continuitĂ© tragique.
Elle enseigne la prudence, la nĂ©cessitĂ© de l’effort collectif,
de la discipline, bref du patriotisme  »

Entretien avec Serge Vermain dit des ArgĂ©las d’Arbouse, auteur de Un Blanc sans rĂ©serve (Ă©ditions Dualpha)

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

 

Pourquoi un tel roman ?

Pour dĂ©charger ma mĂ©moire et graver « dans le marbre » tout ce que j’ai pu ressentir, penser et ce, le plus souvent Ă  contre-courant de mon Ă©poque.

J’analyse le rĂŽle dĂ©cisif jouĂ© par le peuple rĂ©gicide (les Français) dans l’accĂ©lĂ©ration du dĂ©clin de l’Europe chrĂ©tienne.

Mon tĂ©moignage est destinĂ© aux gĂ©nĂ©rations futures qui auront la curiositĂ© de savoir comment a involuĂ© leur langue, leur pays, leur culture et leur brillante civilisation. C’est aussi un insolent rĂ©cit Ă©rotique, torride, mais dĂ©licat. C’est un vibrant hymne Ă  la fĂ©minitĂ©. Un tĂ©moignage de la beautĂ© et de la grĂące des femmes qui embellissaient nos vies, avant que ne s’impose leur enfermement prĂ©visible.

Je veux laisser le tĂ©moignage d’un homme blanc ayant vĂ©cu la deuxiĂšme partie du XXe siĂšcle. Un homme conscient du privilĂšge que cela a reprĂ©sentĂ©. Un homme blanc europĂ©en, français, provençal, lucide, ayant analysĂ© l’histoire, voyagĂ©, observĂ© le comportement des hommes pour enfin tenter une synthĂšse. Une analyse permettant de porter un jugement que je crois impartial, lucide, « chirurgical », sans dĂ©magogie et sans hostilitĂ©. Avec la prise de conscience progressive que l’humanitĂ© ne s’acheminerait pas vers la maĂźtrise d’une fĂ©conditĂ© qui lui aurait permis d’accĂ©der au dĂ©veloppement et Ă  la relative tolĂ©rance du monde oĂč j’étais nĂ©.

J’ai analysĂ© l’histoire pour essayer d’imaginer certains Ă©vĂ©nements passĂ©s, pour vĂ©rifier et mĂȘme mettre en cause certaines vĂ©ritĂ©s officielles qui me paraissent fausses. Analyser le passĂ© pour prĂ©voir et anticiper l’avenir. L’histoire a une continuitĂ© tragique. Elle enseigne la prudence, la nĂ©cessitĂ© de l’effort collectif, de la discipline, bref du patriotisme.

C’est aussi un insolent rĂ©cit Ă©rotique ?

Oui, torride, mais dĂ©licat. C’est un vibrant hymne Ă  la fĂ©minitĂ©. Le tĂ©moignage de la beautĂ© infinie des femmes, de leur exigeante supĂ©rioritĂ©, de leur application. La longue observation des motivations qui expliquent leur dĂ©termination parfois implacable. Rapporter ce que j’ai reçu et appris d’elles. Et pour un homme, une vie y suffit Ă  peine !

Comment vous considérez-vous ?

Tout jeune, j’étais dĂ©jĂ  un patriote conservateur. Un conservateur ouvert aux progrĂšs scientifiques qui sont les seuls Ă  gĂ©nĂ©rer le progrĂšs social et Ă  maintenir les nations dans le peloton de tĂȘte. Conservateur, j’ai toujours Ă©tĂ© minoritaire, moquĂ© avec condescendance par mes interlocuteurs. À ma modeste place, j’ai Ă©tĂ© boycottĂ©, brimĂ© par les hiĂ©rarchies et les autoritĂ©s « rouges » qui ne manquent jamais d’identifier prĂ©ventivement l’élĂ©ment « fasciste ».

Par l’écrit, j’ai voulu aussi prendre date pour que ceux qui dans l’avenir seront susceptibles de lire mon livre puissent mesurer combien mes prĂ©visions pessimistes se rĂ©alisent ; avec mĂȘme un peu d’avance.

N’ĂȘtes-vous pas un peu dĂ©sabusé ?

Oh ! Pas le moins du monde. Je suis reconnaissant aux Dieux pour la vie qu’ils m’ont offerte. Je suis nĂ© en Provence prĂšs de la MĂ©diterranĂ©e, dans une bastide entourĂ©e de vignes comme il n’en existe plus. J’ai bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’empreinte de la Marine Nationale, la « Royale », Ă  travers l’école de SantĂ© Navale. Cette Ă©cole que l’on vient malheureusement de diluer. Professionnellement, j’ai accompagnĂ© la spectaculaire mutation de l’antique radiologie vers la moderne imagerie mĂ©dicale. Une carriĂšre faite d’étude, de dĂ©couverte et d’adaptation.

J’ai eu un petit nombre (trop petit !) de belles femmes, d’extrĂȘme qualitĂ©, qui ont transcendĂ© ma vie.

Non je ne suis pas dĂ©sabusĂ©, mais tout de mĂȘme navrĂ© de constater, comme beaucoup de conservateurs, combien le monde qu’on laisse aux jeunes Français est dĂ©gradĂ©, en rien comparable Ă  celui que ma gĂ©nĂ©ration a reçu. Et ce en ayant la certitude que si on avait suivi les conseils des leaders avec lesquels je partageais les mĂȘmes idĂ©es « maudites », notre pays ne serait pas en train de disparaĂźtre.

C’est terriblement pessimiste, tout de mĂȘme ?

Ceux qui pratiquent la pirouette optimiste pour dissimuler leurs petits profits mĂ©diatiques politiques ou syndicaux sont toujours rassurants. On dit que le pire n’est jamais sĂ»r !!! Mais il est hĂ©las souvent probable.

Que Dieu fasse que je me sois trompé !

Un Blanc sans rĂ©serve de Serge Vermain dit des ArgĂ©las d’Arbouse, 586 pages, 30 euros, Ă©ditions Dualpha, collection « Fictions populaires », dirigĂ©e par Philippe Randa. Pour commander ce livre, cliquez ici.

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