Pour les hadĂźths (tradition orale des faits et gestes de Muhammad et de la premiĂšre communautĂ© musulmane), « leur mise par Ă©crit remonte pour les plus anciens Ă  la fin du VIIIe siĂšcle, mais nous ne disposons d’aucun document avant les recueils de Boukhari et Muslim, au IXe siĂšcle. »

Mraizika poursuit sur sa lancĂ©e : « Il n’existe en fait pas de sources de premiĂšre main contemporaine de la communautĂ© islamique de Muhammad. Tout comme pour la biographie Ibn Ishaq, il semble qu’elles aient Ă©tĂ© dĂ©truites volontairement. »

Il y a une autre question essentielle : le Coran a-t-il vraiment Ă©tĂ© Ă©crit en arabe ? Nous pouvons lire dans son Ă©tude : « Le Coran que l’on lit de nos jours est bien sĂ»r Ă©crit en arabe. Mais l’étude des manuscrits coraniques anciens rĂ©vĂšle des faits troublants. S’agissait-il vraiment d’arabe au moment de leur rĂ©daction ? Pas tout Ă  fait : les spĂ©cialistes Ă©voquent plutĂŽt un patchwork de langues, un sabir. » Elle ajoute que « ces manuscrits ont en fait Ă©tĂ© rĂ©digĂ©s dans un arabe archaĂŻque, fortement mĂątinĂ© d’aramĂ©en, d’éthiopien et de pahlavi (persan), dont on dĂ©tecte toujours les traces et influences dans le texte arabe normalisĂ© actuel. » Selon diffĂ©rents examens, il y aurait dans le Coran « trois mots diffĂ©rents pour signifier Diable, appartenant Ă  trois langues diffĂ©rentes et relevant donc de trois conceptions diffĂ©rentes. »

L’auteur Ă©crit par la suite : « la difficultĂ© majeure rencontrĂ©e par les linguistes, c’est l’absence de tout lexicographe ou dictionnaire de l’arabe des VIIe et VIIIe siĂšcles pour pouvoir trancher quant au sens des mots dans les manuscrits anciens. »

Malheureusement, elle semble mĂ©connaĂźtre Khalil ibn Ahmad (718-791) qui a rĂ©digĂ© le premier dictionnaire de la langue arabe, le Kitab al-Ayn (Le livre source). À la suite de celui-ci, une douzaine de dictionnaires arabes seront rĂ©digĂ©s jusqu’au XVĂšme siĂšcle.

Nous lisons avec intĂ©rĂȘt que « les difficultĂ©s sont en fait plus considĂ©rables encore que ces affaires de vocabulaire, car il faut aussi intĂ©grer les Ă©cueils de la grammaire et de la rĂ©daction du texte. MĂȘme si la plupart des lecteurs actuels du Coran sont persuadĂ©s de lire le mĂȘme texte que celui qu’Othman aurait fait mettre par Ă©crit, ils ne peuvent pas en conclure pour autant qu’ils le comprennent comme Othman lui-mĂȘme l’aurait compris ».

Peu de gens le savent ou le prennent en compte, mais « tout comme pour le sens des mots, la calligraphie et la grammaire de la langue arabe Ă©crite ont Ă©voluĂ© depuis le VIIe siĂšcle. Or l’on sait de fait bien peu de choses sur cette Ă©volution. »

Selon l’auteur, « des rĂ©formes orthographiques, calligraphiques et grammaticales majeures ont affectĂ© le texte coranique. Elles ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, au cours des VIIIe et IXe siĂšcles, par des scribes et grammairiens persans sous le califat abbasside de Bagdad ».

Il existe aussi de nombreuses erreurs thĂ©ologiques et philosophiques dans le Coran. Nous relevons celle-ci : « JĂ©sus coranique, verbe de Dieu aurait dĂ» parler et Ă©crire arabe, langue islamiquement cĂ©leste. Le Verbe de Dieu est un attribut de Dieu et pourtant le Verbe de Dieu, JĂ©sus, ne parlait pas la langue du Coran, verbe incrĂ©Ă©. JĂ©sus Verbe ne maĂźtrisait pas l’arabe, la langue du futur Paradis coranique ; JĂ©sus n’écrivait pas en arabe ».

De mĂȘme, nous relevons au passage que Muhammad n’était pas un prĂ©nom, mais un titre attribuĂ© au roi ou Ă  une divinitĂ©, qui en outre existait bien avant le messager de l’islam. On le retrouve sur de nombreuses piĂšces arabo-byzantines Ă  cĂŽtĂ© d’un portrait et parfois d’une tĂȘte de taureau en tant que symbole paĂŻen. Mraizika cite Guillaume Dye, qui axe son argumentation sur le fait que le Coran est plus « un corpus qu’un livre, Ă  savoir la rĂ©union de textes relativement indĂ©pendants et hĂ©tĂ©rogĂšnes, relevant de genres littĂ©raires assez variĂ©s et qui n’étaient pas initialement destinĂ©s Ă  ĂȘtre rĂ©unis en un codex ».

À la lecture de ce livre une conclusion s’impose : il semblerait que l’élaboration du Coran ait pris au moins deux siĂšcles, sous l’autoritĂ© des premiers califes. Effectivement, nous trouvons sur les feuillets des corans les plus anciens, comme le codex de Sanaa dĂ©couvert en 1972 au YĂ©men, plusieurs strates d’écritures superposĂ©es : des parties effacĂ©es et rĂ©Ă©crites, des phrases entiĂšres modifiĂ©es. Cela remet en cause la vision islamique d’un texte dictĂ© par l’Ange Gabriel Ă  Muhammad dans « une langue arabe claire ».

Cet ouvrage de 120 pages explore les origines de l’islam, loin du politiquement correct et de la haine anti-islamique irrĂ©flĂ©chie, que nous ne voyons que trop souvent quand il s’agit d’évoquer cette religion. Pour ĂȘtre rationnel et juste, il suffit d’apporter, comme le fait Mraizika, une critique scientifique et intellectuelle du Coran, sans jamais user de grossiĂšretĂ©s, ni de calomnies. ConcrĂštement, l’étude est construite comme un catĂ©chisme, comprendre : sous le format de questions et de rĂ©ponses. Au terme de ce parcours, nous trouvons huit pages de photos, qui illustrent et corroborent les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments dĂ©livrĂ©s dans le corps du texte.

Sans jamais tomber dans la polĂ©mique vaine et stĂ©rile, l’auteur croise un ensemble d’élĂ©ments archĂ©ologiques, littĂ©raires, numismatiques, codicologiques pour nous prĂ©senter une remarquable synthĂšse. Cette derniĂšre est abordable par le plus grand nombre, ce qui prĂ©sente un avantage certain pour la diffusion des idĂ©es et de la science. La pertinence des arguments utilisĂ©s mĂ©rite Ă©galement d’ĂȘtre soulignĂ©e. L’ensemble, que nous avons rĂ©ellement apprĂ©ciĂ©, propose une vision alternative fondĂ©e en raison et crĂ©dible Ă  la version islamique au sujet de l’apparition de l’islam dans l’histoire.

Le Coran décréé, Florence Mraizika (Docteur Angelique).

Le Coran décréé, Florence Mraizika (Docteur Angelique).

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