Certes, l’apĂŽtre a bien assurĂ© que l’époux fidĂšle sanctifie l’époux infidĂšle, de sorte que l’on peut penser que la gloire de Simone Veil doit rejaillir sur son Ă©poux, et pourtant j’ai constatĂ© autour de moi que bien des gens s’étonnaient de la chose.

Panthéon.

Panthéon.

C’est que les Français ne savent pas que la panthĂ©onisation n’a pas de rĂšgles trĂšs prĂ©cises, et que Madame Berthelot, qui ne s’était distinguĂ©e que dans sa cuisine, y fut admise avec son mari, un chimiste Ă©minent.

On se demande cependant pourquoi tant de panthĂ©onisĂ©s, restent-ils sans leurs compagnes ? Tous ne furent pourtant pas cocus ! Mais l’ÉgalitĂ© rĂ©publicaine a autant de mystĂšres que la religion.

Le premier honorĂ© dans ce temple, primitivement dĂ©diĂ© Ă  Sainte GeneviĂšve, fut Mirabeau, une immense fripouille que sa famille avait dĂ» faire interner pour Ă©viter le dĂ©shonneur. Mais il avait eu le mĂ©rite d’inciter la rĂ©volution Ă  jeter la tĂȘte du Roi Ă  l’Europe comme un dĂ©fi


Le second panthĂ©onisĂ© fut Marat, et comme on venait de dĂ©couvrir que Mirabeau Ă©tait une franche canaille, on le jeta dehors. Mais Marat devait subir le mĂȘme sort, quand on eut les preuves de sa folie sadique. Et certains rapportent que sa charogne fut jetĂ©e Ă  la voirie.

À sa place, on panthĂ©onisa Jean-Jacques Rousseau qui avait laissĂ© ses enfants aux soins de l’assistance publique pour avoir le temps de philosopher. C’est lui qui s’en prit Ă  la logique de Descartes, en dĂ©clarant : « Écartons les faits ! Ils n’ont rien Ă  voir Ă  l’affaire ! »

Cela allait permettre à la république de ne tenir compte que des utopies.

On passa ensuite à Voltaire qui devait renverser le Décalogue en affirmant : « Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours ! »

Il eut comme émule lointain un certain Charles De Gaulle qui en fit son crédo politique.

Il paraĂźt que le couple Veil reposera entre Messieurs Monnet et Cassin que je tiens pour deux malfaisants notoires.

Monnet nous fit entrer dans l’Europe amĂ©ricanisĂ©e que nous subissons encore et Cassin, qui se prĂ©tendait juriste, s’appliqua Ă  prouver que l’élection du MarĂ©chal PĂ©tain reconnue par tous les pays du monde, Ă©tait en fait illĂ©gitime puisque de Gaulle l’avait dĂ©cidĂ© ainsi !

Je ne dirai rien du fastueux cortĂšge qui accompagna les Veil au PanthĂ©on. Je pense qu’il y avait aussi le cortĂšge invisible de 8 millions de petits citoyens assassinĂ©s depuis la lĂ©galisation du meurtre prĂ©natal. Mais il est vrai que ce n’était pas exactement dans les intentions de Madame Veil.

Madame Veil avait pensĂ© admettre l’avortement pour des cas de dĂ©tresse. GrĂące au laĂŻcisme, le cas de dĂ©tresse allait devenir ce qu’il est aujourd’hui : soit la gĂȘne de toute grossesse
 et le meurtre prĂ©natal allait ainsi devenir une industrie florissante de la sociĂ©tĂ© avancĂ©e. C’était le triomphe de la « Chienlit » de 1968, avec « Il est interdit d’interdire ! »

Le « permis de tuer », rendu cĂ©lĂšbre par les films de James Bond devenait un permis populaire. Chaque femme pouvait tuer son enfant en sachant qu’elle Ă©tait dans le sens du progrĂšs rĂ©publicain


Et pourtant, la Synagogue comme l’Église condamne le meurtre prĂ©natal. Mais Madame Veil n’avait plus la foi hĂ©roĂŻque des maccabĂ©es. QuestionnĂ© Ă  ce sujet, un membre trĂšs Ă©minent du consistoire juif de France, me dĂ©clara : « Simone Veil ? Mais nous la vomissons ! C’est une apostate ! Elle n’entre jamais dans une synagogue ! »

En dehors de sa cĂ©lĂ©britĂ© sur la loi meurtriĂšre, Simone Veil n’était qu’une victime de la barbarie nazie sans plus de mĂ©rite que tant d’autres victimes juives, bohĂ©miennes oĂč chrĂ©tiennes. Intelligente, elle devint une trĂšs habile femme d’affaires, mais conçut une effroyable fureur de son Ă©chec aux Ă©lections de 1989. Alors que les mĂ©dias sous la dictature du « lobby qui n’existe pas » (expression de François Mitterrand !) la prĂ©sentaient comme la femme « la plus populaire de France », elle obtint le score ridicule de 8,43 % des suffrages, alors que Giscard en obtenait 29 % !

Sa colĂšre se reporta sur son directeur de campagne, François Bayrou, qu’elle traita de traĂźtre et d’illuminĂ©.

On a dit que lors des manifestations contre le mariage homosexuel, elle s’était un instant mĂȘlĂ©e Ă  la foule des chrĂ©tiens, mais la crapule veillait et insinua qu’elle n’avait plus toute sa tĂȘte.

Rappelons que l’on modifia le code de la dĂ©coration pour lui permettre d’ĂȘtre faite grand officier de la LĂ©gion d’honneur, sans passer par les grades subalternes !

PrisonniĂšre des honneurs, on peut se demander si Simone Veil, vieillissante, pouvait Ă©chapper Ă  l’entourage qui s’en Ă©tait servi. Une chose est certaine : c’est qu’elle aurait dĂ» admettre et dire que sa famille fut protĂ©gĂ©e, comme tant d’autres familles juives, tant que la zone libre qui dĂ©pendait de Vichy ne fut pas occupĂ©e.

Ainsi, sans parler d’Emmanuel Berl qui Ă©crivit les premiers discours du MarĂ©chal PĂ©tain, elle aurait pu tenir compte d’un historien comme Georges François Dreyfus qui estimait devoir la vie des siens au MarĂ©chal PĂ©tain !

Il faut citer aussi la journaliste communiste Annie Kriegel qui revenue de ses erreurs, se demandait si la politique du MarĂ©chal n’avait pas Ă©tĂ© plus favorable aux Français juifs, qu’aux autres français !

Quant Ă  son homonyme, la grande Simone Weil qui, aprĂšs avoir combattu dans les brigades internationales, se convertit au Christ, elle affirma qu’il faudrait retenir pour l’avenir, un certain nombre de principes de la RĂ©volution Nationale !

Si nous sortons un jour de la dĂ©pendance yankee, si les salaires des parvenus sont remis en question, si les avortoirs sont fermĂ©s, si la peine de mort empĂȘche les criminels de rĂ©cidiver, si l’islam est contenu, si les peuples constituants de la France retrouvent le sens de la fĂȘte de la FĂ©dĂ©ration, alors peut-ĂȘtre y aura-t-il une dĂ©panthĂ©onisation qui fera la distinction entre le privilĂšge et le mĂ©rite.

Bien sĂ»r, rien aujourd’hui ne permet de l’espĂ©rer, mais demain, qui sait ?

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