Le 10 dĂ©cembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ont adoptĂ© la DĂ©claration universelle des droits de l’homme, composĂ©e de 30 articles, et signĂ©e par 43 pays, Ă  Paris au Palais de Chaillot. Pour commĂ©morer son adoption, la JournĂ©e des droits de l’homme est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e le 10 dĂ©cembre. Le ComitĂ© de rĂ©daction initial Ă©tait composĂ© de 9 membres : Eleanor Roosevelt, 1884-1962, États-Unis, prĂ©sidente du ComitĂ© de rĂ©daction ; Peng Chun Chang, 1893-1957, Chine, vice-prĂ©sident du ComitĂ© de rĂ©daction ; Émile Saint-Lot, 1904-1976, HaĂŻti, rapporteur du ComitĂ© de rĂ©daction. William Roy Hodgson, 1892-1958, Australie, membre de la Commission des droits de l’homme ; HernĂĄn Santa Cruz, 1906-1999, Chili, membre de la Commission des droits de l’homme ; RenĂ© Cassin, 1887-1976, France, membre de la Commission des droits de l’homme ; Alexander E. Bogomolov, 1900-1969, URSS, membre de la Commission des droits de l’homme ; Charles Dukes, 1880-1948, Royaume-Uni, membre de la Commission des droits de l’homme ; John Peters Humphrey, 1905-1980, Canada, directeur de la Division des droits de l’homme des Nations unies. Rappelons que StĂ©phane Hessel, l’emblĂ©matique auteur de « Indignez-vous ! » fit partie des rĂ©dacteurs secondaires de la DUDH.

La DUDH n’a pas de portĂ©e juridique obligatoire, comme le souhaitaient ses rĂ©dacteurs, et n’est qu’une « dĂ©claration » de nature politique et morale, mais inspiratrice de nombreux textes, eux juridiques, postĂ©rieurs.

Ainsi du pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) adoptĂ© Ă  New York le 16 dĂ©cembre 1966 par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies dans sa rĂ©solution 2200A. Il comprend les droits et libertĂ©s qui protĂšgent les particuliers contre les ingĂ©rences de l’État, comme le droit Ă  la vie, l’interdiction de la torture, de l’esclavage et du travail forcĂ©, le droit Ă  la libertĂ©.

DĂ©claration universelle des droits de l’homme 1948.

DĂ©claration universelle des droits de l’homme 1948.

Le Pacte est complĂ©tĂ© par deux protocoles : le 1er datĂ© du 16 dĂ©cembre 1966 et le 2e interdisant la peine de mort en date du 15 dĂ©cembre 1989. Le Pacte II de l’ONU est entrĂ© en vigueur aprĂšs la ratification par 35 États le 23 mars 1976. Il est en principe applicable directement par les juridictions des États signataires.

Le Pacte international relatif aux droits Ă©conomiques, sociaux et culturels (PIDESC) est un traitĂ© international multilatĂ©ral adoptĂ© le 16 dĂ©cembre 1966 par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies dans sa rĂ©solution 2200A. Il requiert des États parties qu’ils agissent en vue d’assurer progressivement le plein exercice des droits Ă©conomiques, sociaux et culturels protĂ©gĂ©s dans le Pacte, y compris le droit au travail, le droit Ă  la santĂ©, le droit Ă  l’éducation et le droit Ă  un niveau de vie suffisant. Le Pacte entre en vigueur le 3 janvier 1976 et il est ratifiĂ© par 164 États.

Le Pacte fait partie intĂ©grante de la Charte internationale des droits de l’homme, conjointement avec la DĂ©claration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les premier et second Protocoles facultatifs Ă  ce dernier.

En Europe la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertĂ©s fondamentales, signĂ©e le 4 novembre 1950 Ă  Rome et ratifiĂ©e par la France le 3 mai 1974, complĂšte une rĂ©glementation juridique impĂ©rative.

L’armada juridico-politico-morale de la nouvelle idĂ©ologie est en place, submerge et interdit toute autre conception du monde et de l’homme. Cette rĂ©glementation internationale Ă©tant principalement le fait des « grandes dĂ©mocraties libĂ©rales », elle Ă©chappe aux rĂ©gimes qui ne s’en rĂ©clament pas, et permet de mettre en place un « deux poids deux mesures » autorisant les grandes dĂ©mocraties Ă  ne pas la respecter contre eux : pas de libertĂ© pour les ennemis de la DUDH, pour reprendre la cĂ©lĂšbre formule rĂ©volutionnaire tant de fois appliquĂ©e de Saint-Just.

Cette idĂ©ologie nĂ©e officiellement en 1948 est devenue une vĂ©ritable nouvelle religion laĂŻque devant remplacer toutes les autres, en mĂȘme temps qu’elle Ă©crasait le champ de la politique sous ses fourches caudines. Elle faisait de l’individualisme la condition majeure de toutes dĂ©cisions, dĂ©truisait les valeurs hiĂ©rarchiques des sociĂ©tĂ©s occidentales, faisait passer l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral aprĂšs les valeurs de l’individualisme d’un homme se prĂ©tendant dĂ©ifiĂ©. Le mondialisme, le cosmopolitisme, la mixitĂ©, l’accueil des migrants, en sont les enfants qui ont pour vocation de dĂ©truire les identitĂ©s des peuples et finalement leur libertĂ©.

VoilĂ  ce qu’au nom de prĂ©tendues « idĂ©es gĂ©nĂ©reuses », la DUDH, par son esprit et son parti pris idĂ©ologique, a engendrĂ© pour façonner notre monde moderne et « libĂ©ré » ; monde qui, sur ces fondements, n’a jamais Ă©tĂ© aussi dangereux Ă  l’échelle planĂ©taire, faisant passer bientĂŽt Staline, Hitler, Mao ou Pol Pot pour des artisans malhabiles.

VoilĂ  ce que les bien-pensants vont fĂȘter le 10 dĂ©cembre.

Bon anniversaire.

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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