Le ministre français des Affaires Ă©trangĂšres, Jean-Marc Ayrault, a souhaitĂ©, lundi 20 juin, qu’une discussion se tienne lors du Conseil europĂ©en des 28-29 juin sur les accords de Minsk et les sanctions Ă  l’encontre de la Russie, sans pour autant remettre celles-ci en cause. Contrairement Ă  certaines rumeurs, les sanctions Ă©conomiques pourraient ainsi ne pas ĂȘtre prorogĂ©es dĂšs cette semaine.

« Ce que je souhaite, c’est que, lors du prochain Conseil europĂ©en – puisque c’est au niveau des chefs d’État ou de gouvernement que la pĂ©rennitĂ© de ces sanctions sera dĂ©cidĂ©e – l’on ne se contente pas d’une relance automatique des sanctions pour six mois, mais qu’il y ait un dĂ©bat (
) sur le fond, le contenu », a soulignĂ© le ministre, Ă  son dĂ©part du Conseil Affaires Ă©trangĂšres. Il a ainsi souhaitĂ© que le prĂ©sident français, François Hollande, et la chanceliĂšre allemande, Angela Merkel, « puissent faire un Ă©tat des lieux de ce que le Format Normandie a fait pour faire avancer le respect des accords de Minsk » et qu’il y ait aussi une « discussion pour savoir s’il y a des avancĂ©es rĂ©elles, concrĂštes, significatives, s’il ne peut pas effectivement y avoir d’ouvertures qui puissent ĂȘtre faites. »

Cependant, M. Ayrault n’a pas remis en cause la prorogation des sanctions pour six mois. « Les conditions ne sont pas rĂ©unies pour cette levĂ©e des sanctions, car les accords de Minsk ne sont pas respectĂ©s, ne sont pas mis en Ɠuvre. Il y a des avancĂ©es, mais insuffisantes », a-t-il ajoutĂ©.

La Haute ReprĂ©sentante pour les Affaires Ă©trangĂšres et la Politique de sĂ©curitĂ© a cependant prĂ©cisĂ© « qu’Ă  sa connaissance », le sujet ne serait pas abordĂ© au Conseil europĂ©en. Une source europĂ©enne a aussi expliquĂ© qu’en cas de Brexit, le sujet ne serait pas abordĂ© au Conseil europĂ©en. (Camille-Cerise Gessant)

Source : Copyright Agence Europe©

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.