Tandis que les Italiens Ă©copent, les Hongrois colmatent ! Ce qui vaut Ă  ces derniers une haine farouche de la part de l’hyper classe mondialiste et de tous ses relais mĂ©diatiques.

Viktor Orban, c’est le diable, un Donald Trump bis ou presque ! Depuis la chute de la dictature ubuesque de Kadhafi largement facilitĂ©e par le trio infernal BHL/JuppĂ©/Sarkozy – ces deux derniers ayant le culot de solliciter les suffrages des Ă©lecteurs français ! – des centaines de milliers de migrants clandestins originaires pour la plupart de l’Afrique subsaharienne ont franchi la MĂ©diterranĂ©e pour Ă©chouer, finalement, sur les cĂŽtes italiennes grĂące aux nombreux sauvetages effectuĂ©s par la marine du gouvernement romain.

Et au prix de mille pĂ©rils : violences des milices libyennes incontrĂŽlĂ©es qui les rançonnent ou les mettent en esclavage, accessoirement viols des femmes et, « cerise sur le gĂąteau » si l’on peut dire, risque de naufrage.

L’Organisation internationale pour les migrants (OIM), pense qu’il y en aurait plus de 250 000 qui attendraient le long des cĂŽtes de pouvoir s’embarquer, tandis que selon d’autres sources, plus alarmistes, mais plus rĂ©alistes, ce serait un million de personnes, principalement des ÉrythrĂ©ens, Somaliens, Soudanais, Maliens, Égyptiens, NigĂ©rians, GhanĂ©ens et autres Tchadiens.

Certains de ces clandestins potentiels pensaient travailler en Libye mĂȘme (1), mais compte tenu de la situation anarchique de ce pays, ils ne rĂȘvent plus que de l’Eldorado europĂ©en et pour beaucoup d’entre eux, de pouvoir pousser jusqu’en Grande-Bretagne, Brexit ou pas.

Et pourtant, il n’y a pas d’avenir pour eux sur notre continent, en tout cas pas comme ils peuvent naĂŻvement l’espĂ©rer. PeuplĂ©e de 6 millions d’habitants, la Libye serait, en fait, en permanence sillonnĂ©e par des centaines de milliers d’étrangers victimes de passeurs peu scrupuleux qui ne se donnent mĂȘme plus la peine d’accompagner leurs « clients » Ă  bord de leurs barcasses.

MalgrĂ© la prĂ©sence de l’agence europĂ©enne Frontex chargĂ©e de surveiller les frontiĂšres de l’espace Schengen – en fait c’est plutĂŽt « Spontex » qu’elle devrait s’appeler tant elle absorbe de clandestins ! – et son changement de nom en ECBG ou « Corps europĂ©en de garde-frontiĂšres et garde-cĂŽtes » n’y changera rien –, c’est tout de mĂȘme prĂšs de 160 000 naufragĂ©s qui ont dĂ©barquĂ© dans la botte depuis janvier 2016 ! Un record par rapport Ă  2015, laissant tout de mĂȘme un goĂ»t amer avec plus de 3 000 noyĂ©s.

Chaque semaine, chaque week-end, une armada gonflĂ©e de bonnes intentions patrouille et recueille des masses de misĂ©rables grappes humaines entassĂ©es dans des embarcations de fortune. Et, au lieu de les raccompagner d’oĂč elles partent, les dĂ©barque qui en Sicile, qui Ă  Lampedusa, qui en Sardaigne. Les passeurs encaissent et l’Italie dĂ©caisse !

D’aprĂšs le quotidien il Giornole, le pays dĂ©pense mensuellement 100 millions d’euros rien que pour loger et nourrir toutes ces bouches. Si ces candidats Ă  une pĂ©rilleuse aventure passent par la Libye et non par le Maroc pour rejoindre, par exemple, l’Espagne, puis notre pays, c’est qu’ils savent que l’Italie expulse trĂšs peu de dĂ©boutĂ©s du droit d’asile tout comme la France d’ailleurs, lesquelles fournissent de gĂ©nĂ©reuses prestations en attendant que les demandes officielles du droit d’asile soient formulĂ©es.

Une belle marine qui ne sert à rien !

« Il faut les bloquer au dĂ©part (de l’Afrique) [
] L’Italie ne pourra pas tenir une annĂ©e de plus », a expliquĂ© le 25 octobre dernier Ă  la tĂ©lĂ©vision le Premier ministre italien Matteo Renzi, qui a Ă©galement lancĂ© une sorte d’ultimatum Ă  l’Union europĂ©enne, menaçant de bloquer le prochain budget europĂ©en si les pays membres du groupe de Visegrad (2) continuent – et ils ont raison ! – de refuser l’accueil de toutes ces masses humaines totalement inassimilables.

L’Italie recense dĂ©jĂ  5 millions d’étrangers sans compter ceux qui ont Ă©tĂ© naturalisĂ©s, soit prĂšs de 10 % de la population avec une pyramide des Ăąges totalement inversĂ©e. Le journal La Stampa estime Ă  50 000 le nombre de ceux qui sont ou seront dĂ©boutĂ©s de ce fameux droit d’asile. Leur rapatriement coĂ»terait trop cher ou il serait empĂȘchĂ© faute d’accord de reconduite et de rĂ©intĂ©gration avec les pays d’origine.

En 2015, sur 34 107 dĂ©cisions d’expulsion, seules 3 688 ont Ă©tĂ© effectivement rĂ©alisĂ©es. MĂȘme ridicule proportion en France qui se dĂ©bat avec sa « jungle de Calais », vĂ©ritable cancer avec ses mĂ©tastases. (La nouvelle « bataille de Stalingrad » aura-t-elle lieu ? À l’heure oĂč ces lignes sont Ă©crites, « la messe n’est pas dite » ).

En examinant la situation de la mare nostrum, on constate pourtant que l’Espagne, la France et l’Italie ont des marines respectables. À quoi servent-elles ? À ne faire que du sauvetage en mer ? Les trois pays citĂ©s ont les moyens militaires de stopper cette marĂ©e humaine Ă  son point de dĂ©part. La flotte italienne totalise 105 000 tonnes, avec des fleurons comme le porte-aĂ©ronefs Giuseppe Garibaldi, des croiseurs, des destroyers lance-missiles, des frĂ©gates, des corvettes et des patrouilleurs en grand nombre, capables avec leurs bĂątiments amphibies d’escorte, de projeter la brigade de fusiliers marins San Marco ou les paras de la division Folgore pour sĂ©curiser une tĂȘte de pont


Cette zone Ă  dĂ©terminer en accord avec les « autoritĂ©s » libyennes, serait susceptible de contrĂŽler et de « fixer » tous les candidats aux migrations, pour peu que l’ONU veuille bien financer des camps « en dur » pour les abriter. Faute de quoi, tous ces rĂ©fugiĂ©s Ă©conomiques pour la plupart, viennent et viendront engorger encore plus les divers centres de rĂ©tention transalpins, s’entasser dans des conditions misĂ©rables Ă  Lampedusa ou Ă  Vintimille, avant de passer en France et de reconstituer dix, vingt, cent « jungles de Calais ».

La France a, elle aussi, les moyens militaires d’une politique de containment, comme l’Australie sait le faire. Sans Ă©tat d’ñme, mais dans le seul intĂ©rĂȘt du pays qui, lui non plus, ne peut accueillir toute la misĂšre planĂ©taire.

Si la raison et la rationalité gouvernaient le monde, ça se saurait.

La doxa dominante condamne les peuples d’Europe Ă  accepter Ă  terme l’inacceptable : leur lent, mais inĂ©luctable remplacement. Par qui ? Par des populations hĂ©tĂ©rogĂšnes totalement Ă©trangĂšres Ă  la civilisation de nos pĂšres. Ici ou lĂ  des voix s’élĂšvent, des mouvements politiques et des leaders responsables relĂšvent la tĂȘte, en Allemagne, en Italie, en Scandinavie, au Royaume-Uni, en France bien sĂ»r. Mais, curieusement, tout comme le soleil se lĂšve Ă  l’Est, l’espoir d’un arrĂȘt du dĂ©clin semble poindre Ă  l’orient de notre horizon. D’oĂč le dĂ©chaĂźnement de l’oligarchie qui fait donner la « grosse Bertha » mĂ©diatique contre les leaders des pays de l’ancien Pacte de Varsovie. Personne n’est dupe. La Hongrie, arc-boutĂ©e Ă  son crĂ©neau avec sa barriĂšre mĂ©tallique, dĂ©fend l’espace Schengen conformĂ©ment aux accords signĂ©s. Tous ceux qui disent le contraire sont des Tartuffe, des hypocrites. Qu’attendent les pays latins et plus particuliĂšrement l’Italie pour en faire autant avec leurs moyens navals, sur les cĂŽtes libyennes ?

Notes

(1) Avec la chute de la production pĂ©troliĂšre, consĂ©quence de la guerre civile, le marchĂ© libyen n’est plus, pour l’instant, attractif.

(2) Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie.

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