Le 70e anniversaire de la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l et le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv Ă  JĂ©rusalem, ont dĂ©chaĂźnĂ© un climat de violences inouĂŻ aux « frontiĂšres » de la bande de Gaza au sud-ouest du pays.

Les Arabes de cette partie de Palestine libre de toute occupation Ă©trangĂšre, sont partis Ă  l’assaut du no man’s land sĂ©parant leur « timbre-poste » de 350 km2 et d’un million et demi d’habitants, de l’État HĂ©breu. Pneus enflammĂ©s, jets de projectiles Ă  l’aide de lance-pierres, tentatives de franchissement, ont ponctuĂ© toute cette journĂ©e du lundi 14 mai. En face, les snipers de Tsahal ont « allumé » comme des pipes Ă  la fĂȘte foraine, les jeunes manifestants. Bilan, entre 60 et 100 morts, des centaines de blessĂ©s. La communautĂ© internationale s’est Ă©mue Ă  juste titre face Ă  cette riposte disproportionnĂ©e.

Trois constats

Le premier, c’est le cynisme qui habite les deux parties. L’État juif, tout d’abord, dont les autoritĂ©s ont froidement rĂ©pondu qu’elles protĂ©geaient leur frontiĂšre et leur population contre toute tentative d’intrusion sur leur territoire. Confirmation donnĂ©e notamment par Mme Aliza Bin Noun, ambassadeur d’IsraĂ«l en France, sur une chaĂźne d’infos (Ă  noter qu’une barriĂšre de sĂ©curitĂ© entoure complĂštement le pĂ©rimĂštre de la bande de Gaza, et qu’un mur en souterrain a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© pour empĂȘcher que les Gazaouis ne creusent des tunnels).

Le second, c’est l’attitude du Hamas, le parti islamiste dominant la scĂšne politique Ă  Gaza. Il a envoyĂ© sciemment au « casse-pipe », Ă  son habitude, hommes, femmes et enfants, sachant pertinemment que les inĂ©vitables victimes feraient pleurer Margot dans les chaumiĂšres et, qu’inexorablement, les degrĂ©s de sympathie pour la cause israĂ©lienne, chuteraient.

Tout le monde est, Ă  juste titre, indignĂ© par la mort d’un bĂ©bĂ© asphyxiĂ© par des tirs de gaz lacrymogĂšne, mais ses parents n’en Ă©taient-ils pas responsables au premier chef ?

Il me revient Ă  l’esprit une citation de Bossuet, archevĂȘque de Meaux au XVIIe siĂšcle, qui disait Ă  peu prĂšs ceci : « Dieu se rit des hommes qui se lamentent des consĂ©quences des causes qu’ils chĂ©rissent ». On est en plein dedans !

Le troisiĂšme, c’est que si des autoritĂ©s dĂ©cident que leurs frontiĂšres sont infranchissables, elles le sont si des ordres de fermetĂ© sont donnĂ©s aux troupiers. À mĂ©diter par l’Europe des 27 avec son dispositif de Schengen qui est une vĂ©ritable passoire.

(À noter que l’on n’est pas obligĂ© de tirer Ă  balles rĂ©elles sur des foules dĂ©sarmĂ©es, qu’il existe des munitions en caoutchouc, et que des tirs de semonce au-dessus des tĂȘtes ne sont pas des actes criminels, contrairement Ă  ceux commis par l’armĂ©e israĂ©lienne dont l’image est Ă  jamais ternie).

Le fond de l’affaire

Les Nations Unies ont reconnu et lĂ©gitimĂ© en 1947 un plan de partage Ă©quitable de la Palestine mandataire, elle-mĂȘme issue du dĂ©peçage de l’Empire Ottoman au lendemain de la Ire Guerre mondiale. Ce plan prĂ©voyait deux États, l’un Arabe, l’autre Juif avec, au milieu, un corpus sĂ©paratum internationalisĂ©, JĂ©rusalem.

Les Juifs l’ont acceptĂ©, les Arabes l’ont fĂącheusement refusĂ©. RĂ©sultats des courses, aprĂšs une guerre perdue en 1948 par les États de la Ligue Arabe face Ă  la Haganah juive : 500 000 Ă  700 000 rĂ©fugiĂ©s palestiniens fuyant les zones de combat, qui en Égypte, qui en Jordanie, qui au Liban, qui Ă  Gaza.

Les guerres successives de 1956, de 1967, de 1973 et de 1982 au Liban, n’ont rien rĂ©glĂ©. IsraĂ«l s’est agrandi au dĂ©triment de ses voisins et JĂ©rusalem a Ă©tĂ© rĂ©unifiĂ©e sous la seule banniĂšre de David. Le signataire de ces lignes peut tĂ©moigner qu’avant la « Guerre des six jours », il Ă©tait impossible d’aller directement sur les Lieux Saints occupĂ©s par les Jordaniens Ă  partir de la partie juive de JĂ©rusalem. Aujourd’hui les adeptes des trois religions monothĂ©istes peuvent aller prier sur ces Lieux trois fois saints, totalement imbriquĂ©s, ce qui ajoute une bonne dose d’absurditĂ© Ă  la situation actuelle ! Les peuples et leurs États respectifs ne se reconnaissent pas, mais ils se cĂŽtoient dans une grande proximitĂ©, pour ne pas dire promiscuitĂ©, Ă  chaque heure du jour !

Un territoire pour deux peuples

AprĂšs les espoirs nĂ©s des accords d’Oslo en 1993 entre Rabin et Arafat, la situation s’est gelĂ©e et envenimĂ©e. La colonisation forcenĂ©e de la JudĂ©e et Samarie, – la « west bank » ou Cisjordanie, cette double boursoufflure qui compresse IsraĂ«l entre la mer et le Jourdain –, par les religieux juifs, mais pas seulement, empĂȘche toute nĂ©gociation sĂ©rieuse.

Sans compter qu’il y a le contentieux syro-israĂ©lien Ă  propos du plateau du Golan annexĂ© en 1967, un balcon au-dessus du lac de TibĂ©riade d’oĂč l’armĂ©e de Damas tenait sous son feu les kibboutz de la plaine.

Sans oublier les affrontements récurrents entre le Hezbollah et Tsahal au Sud-Liban. Le baril de poudre attend la mÚche !

Si la raison et les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques bien compris de toutes les parties l’emportaient, nous assisterions Ă  la crĂ©ation de l’État arabe de Palestine avec, pour capitale, JĂ©rusalem-Est. Tout le monde le sait. Les plans sont dans les cartons. L’alternative Ă  la solution des « deux États » ? Une entitĂ© unique, judĂ©o-arabe, oĂč bien vite ces derniers domineraient dĂ©mographiquement les premiers, noyant sous un nombre incalculable de berceaux musulmans les berceaux juifs.

Cela, Netanyahu ne peut pas l’accepter, pas plus que les Palestiniens ne peuvent accepter le statu quo.

Alors, la raison, pour une fois pourrait-elle l’emporter ? En tout cas, j’ai une pensĂ©e Ă©mue pour les jeunes professeurs d’histoire qui sont chargĂ©s d’enseigner, notamment, la Shoah dans les Ă©coles de la wilaya du 9-3 !

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