Le Canada, pays progressiste et gĂ©nĂ©reux, est ouvert Ă  tous, des Tamouls du MV Sun Sea Ă©tant entrĂ©s illĂ©galement en 2010, aux immigrants clandestins amĂ©ricains, en passant par les anciens combattants de l’État islamique. Tout le monde y a sa place, sauf les QuĂ©bĂ©cois de souche qui remettent en question l’immigration, comme l’avait clairement hurlĂ© Justin Trudeau en MontĂ©rĂ©gie lors d’un rassemblement libĂ©ral tenu en aoĂ»t dernier. Étant un pays si accueillant, il Ă©tait clair que le Canada allait faire des pieds et des mains pour accueillir certains des 422 Syriens liĂ©s aux Casques blancs qui avaient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s des zones de combat par l’armĂ©e israĂ©lienne avant d’ĂȘtre transfĂ©rĂ©s vers la Jordanie.

DĂšs la fin juillet, au lendemain de l’évacuation israĂ©lienne, le gouvernement de Justin Trudeau avait proposĂ© d’accueillir certains de ces Casques blancs et leurs familles. C’est dĂ©sormais chose faite, selon The Globe and Mail qui cite un responsable anonyme du gouvernement qui affirme qu’un groupe de Casques blancs est dĂ©jĂ  arrivĂ© au Canada et qu’un autre contingent est en route. Dans un communiquĂ© soulignant « l’obligation morale » du Canada, les ministres libĂ©raux Chrystia Freeland et Ahmed Hussen dĂ©clarĂšrent le 19 octobre qu’« en collaboration avec un groupe principal d’alliĂ©s internationaux, le Canada s’emploie Ă  rĂ©installer un groupe de Casques blancs et de membres de leur famille qui ont dĂ» fuir la Syrie, car ils Ă©taient directement visĂ©s par le rĂ©gime syrien et son alliĂ©, la Russie ».

Mais, on ajoute qu’« aucun dĂ©tail ne sera divulguĂ© concernant les dates d’arrivĂ©e ou les lieux de rĂ©installation ».

Nous n’aurons donc pas droit au grand tapis rouge et Ă  toutes les cĂ©rĂ©monies qui avaient entourĂ© l’arrivĂ©e des premiers contingents de migrants syriens peu aprĂšs l’accession de Trudeau au pouvoir.

Cette discrĂ©tion entourant la venue de ces Casques blancs suscite Ă©videmment des questions sur la nature de cette organisation. Pourquoi le Canada reste-t-il si secret Ă  propos de ce groupe qu’on qualifie habituellement d’« humanitaire » dans les grands mĂ©dias de masse ?

Ce groupe fondĂ© officiellement en 2013 par James Le Mesurier, qui fut officiellement dĂ©corĂ© par la Grande-Bretagne depuis, s’appelle en fait la DĂ©fense civile syrienne. On le comprend, cet organisme qui se dit humanitaire et sans attache est financĂ© par les pays occidentaux qui tentent depuis de renverser le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad. Dans leur communiquĂ©, Freeland et Hussen le disent d’ailleurs sans retenue, « le Canada a appuyĂ© le travail accompli par les Casques blancs en leur permettant de gonfler leurs rangs, d’augmenter le nombre de bĂ©nĂ©voles et de femmes formĂ©s ».

Le financement de cette ONG dĂ©pend d’ailleurs de ces Ă©tats occidentaux qui ont payĂ© et soulevĂ© les forces antigouvernementales.

Cela explique peut-ĂȘtre pourquoi ces militants humanitaires et soi-disant apolitiques ont cĂ©lĂ©brĂ© la prise d’Idlib aux cĂŽtĂ©s des forces anti-gouvernementales en mars 2015 ou pourquoi, selon un article de Sputnik news datant du 23 mars dernier, ces derniers n’opĂšrent que dans les quartiers dominĂ©s par le groupe terroriste Front al-Nosra.

D’ailleurs, sur le site web du groupe qui clame avoir « sauvĂ© plus de 114 431 vies », on lit de nombreuses accusations Ă  l’encontre du gouvernement Assad qui projetterait notamment des « barils rouillĂ©s plein de clous et d’explosifs, du derriĂšre des hĂ©licoptĂšres gouvernementaux ».

Mais comme le notait en 2016 Rachad Antonius, professeur de sociologie Ă  MontrĂ©al, « cette organisation remplit surtout une fonction de relations publiques trĂšs importante, visant d’une part Ă  justifier auprĂšs du public l’appui Ă  une intervention militaire amĂ©ricaine contre le gouvernement syrien, et d’autre part Ă  dĂ©lĂ©gitimer l’action humanitaire de l’ONU qui travaille dans toutes les zones en Syrie, incluant les zones sous contrĂŽle gouvernemental ».

VoilĂ  probablement pourquoi l’on pense Ă  attribuer cette annĂ©e, neuf ans aprĂšs la remise du prix Ă  Barak Obama, le Prix Nobel de la Paix Ă  cette organisation.

L’analyse d’Antonius est partagĂ©e par le gouvernement russe qui affirmait en juillet que la principale mission de ces forces « pseudo-humanitaires » consistait Ă  filmer « des mises en scĂšne propagandistes, largement diffusĂ©es ensuite dans les mĂ©dias occidentaux et sur internet ». Selon les autoritĂ©s russes, les Casques blancs « opĂ©raient exclusivement sur les territoires contrĂŽlĂ©s par des radicaux islamistes, prĂ©paraient de vĂ©ritables mises en scĂšne, qui ont Ă©tĂ© ensuite utilisĂ©es comme prĂ©texte pour avancer des accusations contre le gouvernement syrien ».

MĂȘme son de cloche chez le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Mouallem qui de passage Ă  Moscou Ă  la fin aoĂ»t disait de ce groupe : « Ce sont les services de renseignement britanniques qui sont derriĂšre la crĂ©ation de pseudo-organisations telle que les Casques blancs, ce sont eux qui les financent et les dirigent. Ils Ă©taient derriĂšre l’organisation des scĂ©narios montĂ©s de toutes piĂšces de recours aux armes chimiques et maintenant ils prĂ©parent une Ă©volution similaire de la situation sur des armes chimiques Ă  Idlib ».

Bref, pour le Canada, l’accueil des Casques blancs ressemble Ă  une rĂ©compense pour le travail accompli par ce groupe pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts occidentaux en Syrie, d’oĂč « l’obligation morale » de les recevoir. Les citoyens eux n’auront pas le droit de savoir combien seront acceptĂ©s, ni dans quelles rĂ©gions ils seront logĂ©s, cela relĂšve du secret d’État.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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