6 novembre 2018

Nouvelle Calédonie : quelques observations

Par Jean-Pierre Rondeau

 

Tous les dix mois, une compagnie d’un régiment de la 11e Brigade parachutiste est envoyée faire un séjour en Nouvelle Calédonie. Au titre du 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes, j’ai eu l’honneur en 1967/1968 de faire partie du premier contingent qui, cette seule fois, était un bataillon. Nous rénovâmes un camp américain abandonné après la Guerre. Notre mission était d’assurer une présence forte de la France. Le nickel n’y était pas pour rien. Nous rencontrions les tribus avec lesquelles les relations étaient bonnes ; nous respections la Coutume ; le lever des Couleurs dans le village était un moment émouvant. Les évènements d’Ouvéa seraient pour plus tard.

Pourquoi avoir institué deux collèges en Nouvelle Calédonie ?

Pourquoi avoir institué deux collèges en Nouvelle Calédonie ?

Mais je suis aussi un Français d’Algérie, un « Pieds-noirs », un « Dépatrié ». Vous comprendrez donc pourquoi je suis les évènements de Nouvelle Calédonie avec attention et plus particulièrement les résultats du référendum du 4 novembre. Ceci m’amène à quelques réflexions.

On reproche aux Français d’Algérie les deux collèges qui séparaient les votes et élus musulmans et européens, en oubliant d’ailleurs :

– qu’il s’agissait d’un choix des gouvernements français, notamment socialistes ;

– qu’il s’agissait de respecter les Musulmans pour qui la Charia était (et reste) supérieure aux lois de la République. Un musulman qui renonçait à la Charia pouvait se faire élire dans l‘autre collège. C’était le cas des fonctionnaires.

C’était « honteux » ? Mais alors pourquoi avoir institué deux collèges en Nouvelle Calédonie ? Bien pour la France après 1988, pas bien pour la France avant 1962 ?

On est en République ? Égalité ? Mais pourquoi empêcher les Français installés depuis moins de 24 ans de voter ? Cela rappelle d’ailleurs De Gaulle qui a interdit aux Français d’Algérie de voter le 8 avril 1962 au référendum sur les accords d’Évian qui pourtant allait décider de leur destin.

La notion de « Peuple premier » (Kanak) est mise en avant par rapport à celle de « Population de peuplement » (Européens, Kabyles, Wallisiens, Tahitiens, etc.) pour justifier ces coups de poignards plus que coups de canifs faits à la démocratie, à l’égalité entre les hommes et à la République. Bon !

Mais alors qu’en est-il pour l’Algérie ? Les Arabes ne sont pas un « Peuple premier » en Algérie, mais bien une « Population de peuplement » comme l’ont été après eux un peu – car cantonnés à des ports – Turcs et Espagnols, mais surtout les Français avec les tous les autres Européens. Le « Peuple premier » en Algérie, c’était bien les Berbères, dont les descendants sont aujourd’hui les Kabyles. Et même les Juifs étaient là avant les Arabes. Voir la reine berbère La Kahena (Dyhia, Kahina) qui avait d’ailleurs certainement du sang juif. Bien pour les Kanaks, pas bien pour les Kabyles ?

Et puis cela étonnera certainement les plus jeunes décervelés par nos médias et l’enseignement, mais les « Peuples premiers » en Afrique du Sud, c’étaient bien les Portugais et les Hollandais, avant les Bantous (Xhosas, Zoulous, Sothos). Bien pour les kanaks, pas bien pour les Portugais et les Hollandais ?

Au Kosovo et en Bosnie, les « Peuples premiers » étaient bien slaves et pas musulmans (occupations turques environ 4 siècles à partir milieu du XVe siècle). Bien pour les Kanaks, pas bien pour les Serbes ?

C’est pourquoi, les accords de 1988 et 1998 étaient un piège, et quel qu’ait été le résultat médiocre (grâce à ces manipulations légalisées par la loi) de ce référendum ou que seront les futurs résultats des deux prochains, le corps électoral étant quasiment figé et le vent démographique de l’Histoire n’allant pas dans le bon sens des « légalistes », je crains que l’appel des dirigeants LR de Nouvelle Calédonie à se réunir de nouveau autour de la table ne soit qu’un écran de fumée qui masque la réalité du sort réservé à nos Compatriotes.

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