par Olivier Bault.

La discussion a, paraĂźt-il, Ă©tĂ© chaude mercredi lors de la rĂ©union de Theresa May et de ses principaux ministres. Il a fallu cinq heures au Premier ministre britannique pour convaincre son gouvernement de soutenir le projet d’accord avec l’UE sur les conditions du Brexit. Selon le Telegraph, onze membres du gouvernement sur 28 se seraient prononcĂ©s contre, et l’on s’attendait jeudi matin Ă  ce qu’au moins trois d’entre eux dĂ©missionnent dans les prochains jours. Le mĂȘme journal cite les propos tenus par Sabine Weyand, qui seconde Michel Barnier dans les nĂ©gociations sur la sortie du Royaume-Uni et qui, ayant connaissance du projet d’accord, aurait expliquĂ© devant les ambassadeurs des 27 vendredi dernier que le maintien du Royaume-Uni dans l’union douaniĂšre sera la base de toute future nĂ©gociation, que Londres devra continuer d’appliquer toutes les rĂšgles de l’UE et que l’Irlande du Nord serait encore plus Ă©troitement liĂ©e Ă  l’UE que le reste du Royaume-Uni.

Le projet d’accord entre le Royaume-Uni, publiĂ© hier soir, compte 585 pages, avec 118 articles, 3 protocoles et une sĂ©rie d’annexes. Peu de ceux qui le commentaient mercredi et jeudi l’avaient lu. Contrairement Ă  Mme Weyand, ils se basaient principalement sur les fuites dans la presse. Des fuites qui semblaient toutefois se confirmer jeudi matin Ă  mesure que les diffĂ©rents acteurs prenaient connaissance du texte.

État vassal ? État esclave ?

C’est ainsi qu’une pĂ©riode de transition s’appliquera entre la date de la sortie officielle du Royaume-Uni le 29 mars 2019 et le 31 dĂ©cembre 2020. Pendant cette pĂ©riode, toutes les rĂšgles de l’UE continueront de s’appliquer au Royaume-Uni et un accord commercial devra avoir Ă©tĂ© nĂ©gociĂ© avant la fin de son expiration. Si ce n’est pas le cas, un panel constituĂ© de reprĂ©sentants de l’UE et du Royaume-Uni ainsi que d’un arbitre indĂ©pendant dĂ©cidera s’il faut prolonger la pĂ©riode de transition ou appliquer les clauses du « filet de sĂ©curité », ou backstop en anglais. Ce « filet de sĂ©curité » consistera à
 maintenir le Royaume-Uni dans l’union douaniĂšre. En d’autres termes, les rĂšgles de l’UE continueront de s’appliquer chez nos voisins britanniques mais ceux-ci ne participeront plus Ă  leur Ă©laboration. C’est « la taxation sans la reprĂ©sentation », s’insurge Nigel Farage, l’ex-chef du parti pour l’indĂ©pendance du Royaume-Uni (UKIP) qui faisait ainsi allusion aux revendications des anciennes colonies britanniques d’AmĂ©rique du Nord en rĂ©volte contre la mĂ©tropole. Pour Jacob Rees-Mogg, le leader des dĂ©putĂ©s conservateurs pro-Brexit Ă  la Chambre des communes, le projet d’accord avec Bruxelles et les 27 transformera le Royaume-Uni non pas en Etat vassal mais en Etat esclave.

Outre les partisans du Brexit qui pourraient bien voter contre cet accord au parlement britannique, les neuf dĂ©putĂ©s du parti unioniste nord-irlandais DUP, indispensables Ă  la majoritĂ© de Theresa May, ne sont pas du tout contents du fait que leur province doit ĂȘtre encore plus imbriquĂ©e dans l’UE que le reste du Royaume-Uni. Ils craignent en effet que cela ne soit que le premier pas d’une partition destinĂ©e Ă  rĂ©unifier l’Ulster avec la rĂ©publique d’Irlande.

Quant aux partisans de l’UE, notamment au Parti travailliste, ils pourraient de leur cĂŽtĂ© vouloir voter contre l’accord proposĂ© par Theresa May et pour la dĂ©fiance afin de forcer la tenue d’un nouveau rĂ©fĂ©rendum. On ne sait donc toujours pas s’il y aura le faux Brexit de Mme May, pas de Brexit du tout ou un Brexit « dur », sans accord.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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