Union europĂ©enne. Le prĂ©sident de l’assemblĂ©e parlementaire du Conseil de l’Europe, Pedro Agramunt, a dĂ©missionnĂ© le 6 octobre. Il Ă©tait mis en cause pour des soupçons de corruption et une rencontre avec le prĂ©sident syrien, Bachar Al-Assad, Ă  Damas.

Le sĂ©nateur conservateur de 66 ans prĂ©sidait depuis 2016 cette assemblĂ©e dĂ©nuĂ©e de pouvoirs lĂ©gislatifs et chargĂ©e de dĂ©battre des droits de l’homme ou de la lutte contre la corruption.

C’était l’affluence des grands jours Ă  Bruxelles pour prĂšs de quatre heures de dĂ©bats sur le glyphosate dont Monsanto, absent des dĂ©bats, est le principal fournisseur. L’Union europĂ©enne doit dĂ©cider avant la fin de l’annĂ©e de renouveler ou pas, pour dix ans, l’autorisation de l’herbicide le plus utilisĂ© au monde.

L’agence de sĂ©curitĂ© alimentaire (Efsa) et l’agence des produits chimiques (Echa) maintiennent pourtant leurs Ă©valuations : Ă  leurs yeux, le glyphosate n’est pas cancĂ©rigĂšne. Le dĂ©bat n’est, semble-t-il, pas clos, mais son interdiction poserait de gros problĂšmes aux agriculteurs qui en font l’usage et qui sont majoritaires pas seulement sur le territoire français.

Espagne. Une semaine aprĂšs le rĂ©fĂ©rendum d’autodĂ©termination interdit qui a dĂ©clenchĂ© une crise politique sans prĂ©cĂ©dent en Espagne, des centaines de milliers d’Espagnols de Catalogne et d’ailleurs, partisans de l’unitĂ©, ont envahi dimanche 8 octobre les rues de Barcelone pour manifester leur hostilitĂ© Ă  l’indĂ©pendance de la rĂ©gion.

Le Premier ministre, Mariano Rajoy, de son cĂŽtĂ© a brandi la menace d’une suspension de l’autonomie de la rĂ©gion, une mesure jamais appliquĂ©e dans cette monarchie parlementaire extrĂȘmement dĂ©centralisĂ©e, qui pourrait aussi provoquer des troubles en Catalogne.

Carl Puigdemont lĂšve le pied et demande au Parlement catalan un mandat pour dĂ©clarer l’indĂ©pendance de la Catalogne aprĂšs un dialogue avec Madrid qui pourrait durer des semaines. Il sait que sa proclamation d’indĂ©pendance est un dĂ©lit de rĂ©bellion qualifiĂ© et qu’il risque l’arrestation immĂ©diate par les forces de l’ordre espagnoles. D’autant que Madrid ne semble guĂšre disposĂ© Ă  nĂ©gocier ayant compris que c’est l’extrĂȘme gauche qui pousse au crime.

Angleterre. AprĂšs la prestation dĂ©sastreuse de Theresa May en clĂŽture du congrĂšs tory, Ă  Manchester, une rĂ©bellion est lancĂ©e pour la pousser dehors. « Il y a pas mal de gens qui pensent sĂ©rieusement qu’elle doit dĂ©missionner, renchĂ©rit Ed Vaizey, ancien ministre de David Cameron. Le congrĂšs a Ă©tĂ© une occasion manquĂ©e de relancer le parti et le pays en lui donnant une direction claire ». Cinq anciens ministres figureraient parmi les comploteurs.

Selon l’Office national des statistiques du Royaume-Uni – l’ONS – le nombre de femmes s’affichant comme bisexuelles a presque doublĂ© en cinq ans. Leur nombre est passĂ© de 142 000 en 2012 Ă  236 000 en 2016, une augmentation importante Ă  laquelle correspond une augmentation moins rapide, mais rĂ©elle, chez les hommes.

NorvĂšge. Les jurys du prix Nobel ont attribuĂ© celui de la Paix Ă  l’Ican, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nuclĂ©aires. Ce collectif d’ONG a ratifiĂ© un traitĂ© d’interdiction des armes nuclĂ©aires
 que n’ont pas signĂ© les pays dotĂ©s d’une telle arme. Les spĂ©cialistes considĂšrent d’ailleurs ce combat comme contre-productif.

Allemagne. La chanceliÚre Angela Merkel a confirmé que des discussions seront menées avec les libéraux et les écologistes pour former une nouvelle coalition de gouvernement. Une configuration inédite en Allemagne.

Angela Merkel a accepté pour la premiÚre fois un objectif de plafonnement annuel du nombre de réfugiés acceptés en Allemagne, cédant à la pression de sa famille politique conservatrice qui réclamait un durcissement aprÚs les récentes élections législatives. Soit 200 000 immigrés par an, ce qui est une pure folie ou plutÎt un suicide.

45 % des enseignants allemands ont plus de 50 ans. En France, c’est 29 %.

Autriche. Les Ă©lections lĂ©gislatives du dimanche 15 octobre ont Ă©tĂ© entiĂšrement marquĂ©es par le problĂšme de l’islam au sein de la sociĂ©tĂ© autrichienne. Hier, monopole d’une prĂ©tendue extrĂȘme droite, le sujet a basculĂ© dans le camp conservateur et plus particuliĂšrement dans celui des troupes de Sebastian Kurz donnĂ© grand vainqueur de ces Ă©lections.

  1. Kurz entend fermer les lieux qui posent problĂšme. Il veut rĂ©duire les allocations dont bĂ©nĂ©ficient les Ă©trangers, alors que les prestations sociales de l’Autriche, parmi les plus gĂ©nĂ©reuses d’Europe, sont en augmentation.

Il accuse aussi la mairie sociale-dĂ©mocrate de Vienne, oĂč un habitant sur deux est nĂ© hors des frontiĂšres ou a un parent nĂ© Ă  l’étranger, d’avoir crĂ©Ă© de toutes piĂšces un problĂšme d’intĂ©gration. Une Ă©tude est en cours pour mieux cerner ces structures, dont aucune ne dĂ©pend officiellement de l’IGGÖ, la principale organisation reprĂ©sentant les musulmans d’Autriche.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.