Union européenne. Pierre Moscovici, commissaire européen à l’économie et à la fiscalité a indiqué, mercredi 6 avril, qu’il souhaitait « dans les six mois », mettre en chantier « une véritable liste noire, européenne, commune, des paradis fiscaux. »

Russie (01). « Tout le monde est officiellement parti, mais en fait tout le monde est resté. » Un diplomate européen en poste à Moscou assure que la Russie a laissé en Syrie l’essentiel de ses forces spéciales et la plupart de ses hélicoptères et de ses drones.

Russie (02). Vladimir Poutine se gausse, avec raison, des accusations portées contre lui par les Panama Papers. « Nous connaissons bien cette soi-disant communauté journalistique. Il y en a de nombreux parmi eux dont le journalisme n’est pas l’activité principale. Beaucoup sont d’anciens employés du Département d’État, de la CIA, d’autres services secrets », a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Pays-Bas. Le « non » au référendum néerlandais sur l’accord d’association entre l’Europe et l’Ukraine, sorti des urnes mercredi 6 avril, plonge l’Union dans une nouvelle crise. Malgré son faible taux de participation (un peu plus de 30 %), ce scrutin prouve une fois de plus que le projet communautaire ne fait plus rêver les opinions publiques.

C’est le Parlement néerlandais qui doit se prononcer ; le gouvernement, lui, l’a déjà approuvé. Il pourrait très bien passer outre ce référendum, qui n’est que consultatif. Il est plus probable qu’il va, avec le gouvernement, demander à Bruxelles des aménagements, avec des clauses spécifiques pour le pays.

Allemagne. 47 % des Allemands pensent désormais que « [leur] pays compte déjà beaucoup d’étrangers ou de personnes d’origine étrangère et [qu’] accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas possible », soit 14 points de plus qu’en septembre.

Il faut dire que les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts ont évolué sur le sujet. Au sein de ces deux électorats, le regard sur les migrants s’est considérablement raidi. Désormais, 37 % des sympathisants du SPD (+ 18 points) et 27 % des Verts (+ 20 points) jugent qu’il y a beaucoup d’étrangers.

Islande. L’onde de choc provoquée par l’affaire « Panama Papers » fait trembler le pouvoir en Islande. Dans ce petit pays quasiment ruiné fin 2008 par la faillite de ses banques, les accusations d’évasion fiscale visant le premier ministre de centre droit ont fait descendre dans la rue des milliers d’Islandais.

Sigmundur David Gunnlaugsson, premier ministre, est accusé d’avoir créé une société offshore dans les îles Vierges britanniques pour y cacher des millions d’euros. Il a annoncé qu’il démissionnait pour être remplacé par son ministre de l’agriculture et de la pêche, Sigurdur Ingi Johannsson.

Mis à part ce petit jeu de chaises musicales, l’ensemble du gouvernement devrait rester en place jusqu’aux nouvelles élections, y compris les ministères des finances et de l’intérieur, pourtant eux aussi épinglés dans les « Panama papers ».

Hongrie. En 2015, seules 146 personnes ont obtenu l’asile en Hongrie, sur 192 000 requérants. Et le premier ministre, Viktor Orban, ne compte pas s’en tenir là : depuis le 1er avril, la législation anti-migrants du pays, déjà la plus sévère d’Europe, a été renforcée. Viktor Orban est en train de gagner son pari : zéro réfugié.

A propos de l'auteur

Patrick Parment

Journaliste professionnel, directeur du Journal du Chaos. Animateur de l'émission « Artisans de France » sur TVLibertés avec Pierre Chabot. A collaboré à L'islamisation de la France. Fantasme ou réalité ? (Éditions de L'Æncre, 2015).

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