Union européenne. La Commission européenne se dit résolue à défendre les intérêts européens en cas d’adoption probable par le Congrès américain de sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines et ses agressions en Ukraine.

L’objectif premier de Bruxelles est d’obtenir a minima des garanties juridiques des États-Unis que les intérêts et groupes européens seront protégés. En cause principalement, le projet de gazoduc North Stream 2 reliant la Russie à l’Allemagne. Affaire à suivre.

Allemagne. Martin Schultz, patron du SPD qui accuse 18 points de retard face à Angela Merkel (CDU-CSU) considère que l’Europe va mal : « Les sommets s’enchaînent, mais ni la crise grecque, ni la crise bancaire, ni la crise des réfugiés n’ont été résolues. Ce n’est pas que la faute d’Angela Merkel. Mais elle n’a pas fait assez pour en venir à bout. Le fait est que l’Union européenne n’est pas à la hauteur. »

Et de poursuivre : « Beaucoup de gens pensent qu’il ne faut rien changer parce que l’Allemagne va bien. C’est une grosse erreur. Oui, l’Allemagne est forte. Mais tout ne va pas bien. Et attention à une chose : si nous n’investissons pas maintenant, c’est notre avenir que nous mettons en péril. »

C’est potentiellement le plus gros scandale économique de l’Allemagne d’après-guerre, révélé par le magazine Der Spiegel. Les constructeurs automobiles allemands ont entretenu « depuis les années 1990 » un cartel visant à s’entendre sur toute une série d’équipements, à commencer par les moteurs Diesel déjà frappés par le scandale Volkswagen.

En vendant la mèche, Volkswagen (avec ses filiales Porsche et Audi) espère échapper à une nouvelle amende après celles de plus de 20 milliards d’euros écopées avec le « dieselgate » aux États-Unis. C’est aussi le cas de Daimler qui se serait lui aussi dénoncé.

Espagne. Madrid va éplucher à la loupe les comptes du gouvernement catalan, afin d’empêcher que des fonds ne soient destinés à l’organisation du référendum d’autodétermination unilatéral prévu par Barcelone le 1er octobre. Le Premier ministre Mariano Rajoy n’en veut pas.

Le Parlement régional des Baléares a voté une loi interdisant la mise à mort des taureaux lors des corridas. Le torero, seulement muni de sa cape, ne se munira d’aucun « instrument pointu susceptible de produire des blessures et/ou la mort du taureau », et ne pourra toréer chaque animal plus de dix minutes.

Groupe Visegrad. Pour endiguer l’afflux de migrants en Calabre et en Sicile, Viktor Orban a une solution expéditive : « Que l’Italie ferme ses portes aux navires les ayant recueillis en haute mer, au large de la Libye. »

Les quatre gouvernements (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) enjoignent aussi à l’Europe de mettre fin au programme de reclassement des migrants décidé lors du Conseil européen de septembre 2015 et portant sur 160 000 migrants parvenus en Italie et en Grèce. Loin de parler de solidarité, ils ne voient en lui qu’une « incitation à l’immigration. »

Italie. Rome a été dissuadée par la Commission européenne de mettre à exécution sa menace de fermer ses ports aux navires des ONG étrangères faisant du secours humanitaire en Méditerranée. Et de délivrer 200 000 titres de séjour temporaires pour permettre à autant de migrants de circuler librement pendant six mois dans le reste de l’Europe. On ne peut décidément rien contre la bêtise.

Retour vers le futur. La station balnéaire de Sottomarina, à quelques kilomètres du centre de Chioggia (Vénétie), fait polémique nous apprend La Repubblica. Le directeur, un sexagénaire portant bandeau de pirate nommé Gianni Scarpa, affiche sans complexe, depuis plusieurs années, à travers des dizaines d’affiches et par des discours prononcés au micro, environ toutes les demi-heures, sa nostalgie du régime de Mussolini.

Si l’affaire a fait tant de bruit, c’est aussi parce qu’au même moment, à Rome, était discuté un texte de loi présenté par le député du Parti démocrate (PD, centre gauche, au pouvoir) Emanuele Fiano, réprimant plus durement l’apologie du fascisme, et notamment l’exposition d’images du Duce, ou la mise en vente de produits comme les bouteilles de vin à son effigie.

Gianni Scarpa est donc devenu, pour une grande partie du pays, le symbole de la « liberté d’expression » en danger. Le très populaire dirigeant de la Ligue du Nord (droite régionaliste et anti-immigrés), Matteo Salvini, lui a apporté son soutien.

Pologne. L’ancien président polonais Lech Walesa a rejoint samedi 22 juillet à Gdansk les manifestants protestant contre une loi sur la Cour suprême, accusée par l’opposition de menacer l’indépendance de la justice. « Notre génération a réussi à remettre la Pologne sur les rails et à la faire reposer sur la séparation des pouvoirs », a lancé l’ancien président. « On ne peut permettre à personne de détruire cela. »

Le président polonais Andrzej Duda a aussi mis son veto aux lois sur la Cour suprême et sur le Conseil national de la magistrature qui ont provoqué des manifestations massives dans le pays et des menaces de sanctions sans précédent de la part de l’Union européenne.

Russie. L’affaire « Russe » de Trump irrite de manière croissante à Moscou et revigore le sentiment anti-américain. La Trumpmania qui avait saisi les médias d’État après sa victoire a laissé la place à une saga traitée sur le mode de la bouffonnerie. En fait, les Russes ne comprennent pas ce que Trump veut réellement et insistent sur sa faiblesse vis-à-vis du Congrès et des médias.

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