Union europĂ©enne. C’est finalement l’Italien Antonio Tajani, 63 ans, qui a Ă©tĂ© Ă©lu prĂ©sident du Parlement europĂ©en, avec 351 voix sur 713 (contre 282 Ă  son adversaire et 80 blancs ou nuls). Élu pour deux ans et demi, il remplace Martin Schulz, qui a renoncĂ© Ă  un troisiĂšme mandat pour tenter sa chance sur la scĂšne politique allemande.

Antonio Tajani (PPE) doit son succĂšs au soutien de derniĂšre minute de l’Alliance des dĂ©mocrates et des libĂ©raux pour l’Europe (ADLE). Mais ces retrouvailles ont un prix. L’ADLE a nĂ©gociĂ© quatre postes de vice-prĂ©sident, contre trois auparavant, et le poste clĂ© de prĂ©sident des prĂ©sidents de commission.

Plusieurs sources europĂ©ennes annoncent que l’UE va demander trĂšs vite la somme de 40 milliards € Ă  la Grande-Bretagne comme « solde de tout compte » pour quitter le navire europĂ©en. Boris Johnson accuse François Hollande de vouloir soumettre l’Angleterre Ă  une « dĂ©rouillĂ©e punitive. »

« En perte d’influence », « marginalisĂ©e », « transparente » – tels sont les attributs qualifiant le plus souvent la prĂ©sence française au Parlement europĂ©en. La tendance n’est pas au changement.

« Brice Hortefeux, Rachida Dati ou Nadine Morano comptent pour zĂ©ro dans l’influence française », regrette une source socialiste. Mais Ă  gauche, Vincent Peillon et ses camarades ne sont pas non plus des plus assidus.

Aucun d’eux n’est favori pour occuper les postes de prĂ©sident de commissions redistribuĂ©s la semaine prochaine. Seule Sylvie Guillaume (PS) a Ă©tĂ© rĂ©Ă©lue vice-prĂ©sidente du Parlement. C’est la seule Française Ă  ce poste. « Les autoritĂ©s nationales ne s’intĂ©ressent pas d’assez prĂšs aux responsabilitĂ©s des eurodĂ©putĂ©s », constate-t-elle.

Angleterre. InterrogĂ© sur la possibilitĂ© que le Royaume-Uni devienne le paradis fiscal de l’Europe, le ministre de l’Économie Philip Hammond a prĂ©venu que si son pays « n’a aucun accĂšs au marchĂ© europĂ©en », il pourrait « changer de modĂšle Ă©conomique » pour regagner de la compĂ©titivitĂ©.

Discours sans ambiguĂŻtĂ© de Theresa May : « Nous quittons l’Union europĂ©enne (UE), mais nous ne quittons pas l’Europe, le Brexit doit permettre de contrĂŽler le nombre d’EuropĂ©ens qui viennent ici », a insistĂ© Theresa May.

Ce dĂ©part doit aussi permettre aux Britanniques de dĂ©velopper leurs « propres accords commerciaux », « construire une Grande-Bretagne mondiale [
] et accroĂźtre les Ă©changes avec les grands marchĂ©s du monde. »

Allemagne. La Cour constitutionnelle a une nouvelle fois rejetĂ© la demande d’interdiction du NPD, ce parti d’extrĂȘme droite, dont les dirigeants sont officiellement surveillĂ©s par les services de Renseignement. Motif : ne prĂ©sente aucun danger vu sa faible audience.

Moteur Ă©conomique de l’Europe, Angela Merkel est devenue la cible rĂ©pĂ©tĂ©e de Donald Trump alors qu’ils ne se sont jamais rencontrĂ©s. En rĂ©ponse, la chanceliĂšre allemande a multipliĂ© les appels Ă  l’unitĂ©. « RĂ©soudre les problĂšmes, que cela soit l’immigration ou la croissance Ă©conomique, cela dĂ©pend de nous seuls » a-t-elle avancĂ©.

Alors qu’elle dirige la prĂ©sidence du G20 cette annĂ©e, Angela Merkel appelle aussi les milieux Ă©conomiques allemands Ă  serrer les rangs face aux menaces de protectionnisme. Pour elle, le libre marchĂ© est « le meilleur prĂ©alable au maintien de la prospĂ©rité ».

Les inquiĂ©tudes face Ă  une possible guerre commerciale avec Washington sont toutefois rĂ©elles outre-Rhin. Les États-Unis sont depuis 2015 le premier partenaire commercial de l’Allemagne, devant la France, grĂące notamment au secteur automobile.

Lituanie. Ce pays va Ă©riger une clĂŽture Ă  la frontiĂšre en tenant compte de la zone fortement militarisĂ©e de Kaliningrad. « Les raisons sont Ă©conomiques – empĂȘcher la contrebande, et gĂ©opolitiques – renforcer la frontiĂšre extĂ©rieure de l’Union europĂ©enne », a dit le ministre de l’IntĂ©rieur, Eimutis Mislunas. La construction de cette clĂŽture de 130 km environ, haute de deux mĂštres devrait ĂȘtre achevĂ©e avant la fin de l’annĂ©e.

Russie. Le ministre russe des Affaires Ă©trangĂšres, SergueĂŻ Lavrov, a souhaitĂ©, « bonne chance » Ă  son homologue amĂ©ricain John Kerry, avec qui il conserve des « liens trĂšs chaleureux et amicaux ». Pour le reste, Moscou est dĂ©cidĂ© Ă  solder l’ùre Obama, coupable notamment d’avoir aidĂ© l’État islamique et dont les services de renseignement diffusent de « fausses nouvelles » sur la Russie.

« Ils sont pires que des prostituĂ©es, ils n’ont aucune limite morale », a renchĂ©ri Vladimir Poutine, qui s’en est pris Ă  la « dĂ©gradation des Ă©lites politiques amĂ©ricaines. »

SergueĂŻ Lavrov, ministre des Affaires Ă©trangĂšres, s’est livrĂ© avec gourmandise Ă  une explication de texte des propos accordĂ©s par Donald Trump Ă  la presse europĂ©enne, diffĂ©rente de l’interprĂ©tation alarmiste qu’en ont tirĂ©e les chancelleries occidentales.

À Moscou, une immense affiche est apparue en face de l’ambassade amĂ©ricaine avec ces mots : « Bye-Bye Obama ».

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