Union europĂ©enne. ‱ Le Turc Erdogan maintient la pression sur les EuropĂ©ens en brandissant la carte des migrants qui transitent par la Turquie pour gagner l’Europe et en exigeant la levĂ©e des visas pour les ressortissants turcs d’ici la fin juin. Devant les rĂ©ticences de plus en plus ouvertement affichĂ©es par certains États membres, Erdogan menace : « L’UE a plus besoin de la Turquie que la Turquie de l’UE ». Rappelons que c’est la mĂšre Merkel qui est Ă  l’origine de cet accord. Lui cĂ©der sur les visas crĂ©erait un prĂ©cĂ©dent que ne manqueraient pas d’exploiter l’Ukraine, la GĂ©orgie et mĂȘme le Kosovo, État autoproclamĂ© sans existence lĂ©gale. Si l’Europe capitule au lieu de reprendre elle-mĂȘme le contrĂŽle de ses frontiĂšres, elle n’a pas fini d’en payer le prix.

  • Une note rĂ©digĂ©e le 14 avril par le coordinateur antiterroriste de l’Union, Gilles de Kerchove, estimait que 5 000 citoyens europĂ©ens avaient rejoint la Syrie et l’Irak pour intĂ©grer l’organisation État islamique ou d’autres groupes terroristes. Mais une meilleure coordination des services des diffĂ©rents pays europĂ©ens permettrait d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© de fichiers fragmentaires.
  • Tafta : c’est un deal dĂ©sĂ©quilibrĂ© qui reviendrait comme le dit le numĂ©ro 2 du gouvernement allemand Ă  acheter amĂ©ricain. On imagine le boost de puissance pour les gĂ©ants amĂ©ricains. On comprend qu’Obama soit pressĂ©. Nous pas du tout.

L’autre grande inquiĂ©tude, c’est l’adoption de normes communes. Or le fossĂ© entre nos normes trĂšs strictes et celles des États-Unis beaucoup plus libĂ©rales, certains diraient mĂȘme laxistes, est gigantesque. Un deal qui, aujourd’hui, Ă  ce stade des nĂ©gociations, est Ă  l’avantage des AmĂ©ricains. Mais surtout un deal passĂ© sur le dos des EuropĂ©ens par les fonctionnaires bruxellois non Ă©lus.

  • Plus de 330 000 personnes se sont vu attribuer l’asile dans l’Union europĂ©enne l’an dernier, soit une hausse de 72 % par rapport Ă  2014, Ă  la suite de l’arrivĂ©e d’un million de personnes fuyant la guerre ou la pauvretĂ©.

Croatie. Les Juifs de Croatie, associĂ©s aux Serbes de Croatie et aux associations antifascistes, ont boycottĂ© la cĂ©rĂ©monie de commĂ©moration de l’insurrection du camp d’extermination de Jasonevac, le 22 avril 1945 : depuis l’investiture en janvier du gouvernement ultra-nationaliste du Premier ministre, Tihomir Oreskovic, les provocations se multiplient, de la suppression de toute rĂ©fĂ©rence au mouvement des partisans qui a libĂ©rĂ© la Croatie des oustachis en 1945 Ă  la nomination comme ministre de la Culture d’un historien rĂ©visionniste.

Allemagne. Plusieurs milliers de personnes ont manifestĂ© le 23 avril Ă  Hanovre, dans le nord de l’Allemagne, pour protester contre le projet d’accord de libre-Ă©change transatlantique, Ă  la veille de la venue du prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama pour dĂ©fendre ce traitĂ©. L’opposition Ă  ce projet est particuliĂšrement forte en Allemagne : entre 150 000 et 250 000 personnes, selon les dĂ©comptes, avaient dĂ©filĂ© contre l’accord en octobre Ă  Berlin.

Selon une rĂ©cente enquĂȘte de la Fondation Bertelsmann, seuls 17 % des Allemands jugent aujourd’hui que le TTIP est une bonne chose, alors qu’ils Ă©taient 55 % il y a deux ans. Angela Merkel devrait y prendre garde. Ce sont a priori ses Ă©lecteurs qui y sont les plus rĂ©ticents.

NorvĂšge. La ministre de l’immigration norvĂ©gienne, Sylvi Listaugh, voulant adopter le point de vue des migrants qui traversent la mer pour rejoindre l’Europe, a dĂ©cidĂ© mardi 19 avril de se jeter Ă  l’eau au large de l’üle de Lesbos, en GrĂšce.  Sylvi Listhaug, issue d’un parti anti-immigration, avait dĂ©jĂ  fait parler d’elle en janvier dernier en renvoyant des migrants de la NorvĂšge vers la Russie par – 30°.

Royaume-Uni. ‱ Pour convaincre de voter en faveur du maintien dans l’Union, le gouvernement mise sur le pragmatisme de cette « nation de boutiquiers » comme aimait Ă  le dire NapolĂ©on. David Cameron qui a refusĂ© de s’acquitter d’une rallonge de 2,1 millions d’euros rĂ©clamĂ©e par la Commission il y a 18 mois, plaide aujourd’hui auprĂšs des Anglais que sortir de l’Europe coĂ»terait beaucoup plus cher que son maintien. AppuyĂ© en cela par le Medef anglais.

  • La fortune de la reine Elisabeth II s’élĂšve Ă  29 milliards de dollars. Celle de Mark Zuckerberg approche les 50 milliards.

Autriche. ‱ La droite nationale est arrivĂ©e nettement en tĂȘte du premier tour de la prĂ©sidentielle en Autriche. Le candidat du FPÖ, Norbert Hofer, a obtenu 36,4 % des voix selon les premiers rĂ©sultats, rĂ©alisant le meilleur score de sa formation au niveau national depuis la guerre. Le candidat social-dĂ©mocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont sĂšchement Ă©liminĂ©s avec 11 % des voix chacun. C’est un Ă©cologiste, Alexander Van der Bellen, qui se hisse au second tour avec 20,4 %. L’enjeu central Ă©tait bien l’immigration et confirme le refus d’accueillir des migrants, musulmans de surcroĂźt.

  • Les Ă©vĂȘques autrichiens prononcent un « Nein » virulent contre toute fermeture des frontiĂšres au nom du respect des droits humains et de la valeur incontournable de l’accueil. À la remorque du pape François
 Une fois de plus, cela dĂ©montre la dĂ©connexion des ecclĂ©siastiques d’aujourd’hui d’avec le souci des peuples europĂ©ens Ă  rester eux-mĂȘmes et leur connivence avec les officines mondialistes et immigrationnistes.
  • Le Parlement autrichien a adoptĂ© une loi qui prĂ©voit la possibilitĂ© de dĂ©crĂ©ter un « état d’urgence » migratoire supprimant quasiment le droit d’asile, sur fond de montĂ©e des populistes dans ce petit pays qui a accueilli 90 000 rĂ©fugiĂ©s en 2015.

ÉlaborĂ© depuis plusieurs mois et dĂ©criĂ© par des ONG et une partie de l’opposition, ce texte, l’un des plus restrictifs d’Europe, permettra dans certaines circonstances de bloquer les migrants aux frontiĂšres sans mĂȘme leur accorder la possibilitĂ© de formuler une demande d’asile.

GrĂšce. On prend les mĂȘmes et on recommence. Le FMI veut imposer des nouvelles rĂšgles d’austĂ©ritĂ©, alors que les prĂ©cĂ©dentes ne marchent pas ; l’Union EuropĂ©enne va payer sans rien dire, et la GrĂšce hurle Ă  l’assassinat. Inutile de prĂ©ciser que ces prĂȘts ne seront jamais remboursĂ©s puisqu’on nĂ©gocie dĂ©jĂ  une nouvelle annulation partielle de la dette grecque.

Espagne. Fin de partie. le roi d’Espagne, Felipe VI, a constatĂ© mardi 26 avril qu’il « n’existe aucun candidat qui compte les soutiens nĂ©cessaires pour que le Parlement lui donne sa confiance ». Des Ă©lections lĂ©gislatives auront donc lieu le 26 juin prochain.