Union europĂ©enne. La dĂ©claration unanime de l’UE pour condamner les bombardements du rĂ©gime syrien sur la population d’Alep a failli ne pas voir le jour du fait de l’insistance de l’Espagne (puis de l’Italie et de la RĂ©publique tchĂšque) Ă  vouloir mettre sur le mĂȘme plan la « responsabilitĂ© premiĂšre » du rĂ©gime et celle de Daech dans les crimes subis par les civils. La France s’est opposĂ©e Ă  cette vision qui, selon un officiel, colle trop Ă  celle des Russes.

La Commission europĂ©enne a introduit les taxes antidumping dĂ©finitives sur l’acier laminĂ© Ă  froid en provenance de Russie et de Chine, notamment sur l’acier rĂ©guliĂšrement utilisĂ© pour la construction mĂ©canique.

Serbie. Dans le verdict du procĂšs contre Radovan Karadzic, le Tribunal international a reconnu en mars 2016 que le prĂ©sident serbe, Slobodan Milosevic n’avait pas participĂ© au projet d’épuration ethnique en Croatie et en Bosnie. Soi-disant crimes qui avaient justifiĂ© les sanctions contre la Serbie et l’intervention au Kosovo.

Allemagne. Le gĂ©ant pĂ©trogazier russe Gazprom, le groupe Ă©nergĂ©tique français Engie, la sociĂ©tĂ© pĂ©troliĂšre autrichienne OMV et les compagnies allemandes Uniper et Wintershall ont renoncĂ© Ă  crĂ©er une coentreprise pour mener Ă  bien le chantier Nord Stream 2. Motif : une position trop dominante de Gazprom. Reste que l’Allemagne continue de soutenir le projet.

Tandis qu’à Berlin on a fait le constat de la fragilitĂ© du français François Hollande et de l’Italien Matteo Renzi, la chanceliĂšre va s’attacher Ă  renforcer la cohĂ©sion europĂ©enne face Ă  la montĂ©e des populismes. PremiĂšre escale : les pays baltes. Puis ce sera Varsovie, la TchĂ©quie, la Hongrie et la Slovaquie.

À Berlin, elle recevra les chefs de gouvernement des pays du nord de l’Europe : Pays-Bas, Danemark, SuĂšde, Finlande, qui sont parfois les plus intransigeants Ă©conomiquement au sein de l’Union. Enfin, toujours dans la capitale allemande, elle s’entretiendra samedi avec les reprĂ©sentants slovĂšnes, bulgares, autrichiens et croates.

Dans ce tour d’Europe, il ne manque que les pays du Sud. Mais les principaux d’entre eux, l’Espagne, le Portugal ou la Grùce, ne sont pas en situation financiùre ou politique de faire entendre leur voix en Europe.

Les Ă©vĂ©nements de Turquie ne manquent pas d’avoir des rĂ©percussions en Allemagne oĂč le problĂšme de l’immigration attise l’attention des partis comme de la sociĂ©tĂ© de plus en plus rĂ©tive. Angela Merkel l’a bien compris qui vient de monter au crĂ©neau.

« Nous attendons des personnes d’origine turque qui vivent en Allemagne depuis longtemps qu’elles dĂ©veloppent un niveau Ă©levĂ© de loyautĂ© vis-Ă -vis de notre pays. En Ă©change, nous essayons d’avoir une oreille ouverte Ă  leurs problĂšmes et de les comprendre », a dĂ©clarĂ© la chanceliĂšre Ă  la presse rĂ©gionale.

L’Allemagne envisage de demander Ă  tous ses citoyens de disposer chez eux d’assez de vivres pour tenir dix jours, ainsi que d’eau potable suffisante pour cinq jours. C’est la premiĂšre fois depuis la fin de la Guerre froide que ce pays, on ne peut plus organisĂ©, demande Ă  ses citoyens de prĂ©voir des jours difficiles.

 

Italie. Pour leur rentrĂ©e politique, deux mois aprĂšs le Brexit, les trois principaux leaders europĂ©ens dĂ©barquent sur l’üle de Ventotene en Italie. Il y a tout lieu de s’attendre Ă  un pur babillage Ă  la veille d’élections pour les uns et les autres.

Mais Ventotene, c’est surtout le tombeau d’un des pĂšres fondateurs de l’Europe, le communiste Altiero Spinelli. Journaliste antifasciste dĂ©clarĂ©, Spinelli a vĂ©cu dix ans Ă  l’isolement sur ce caillou oĂč Mussolini avait fait construire un centre d’isolement dĂšs 1932.

Un sĂ©isme de magnitude 6,2 a secouĂ© le centre de la pĂ©ninsule italienne le 24 aoĂ»t vers 3 h 30 et a Ă©tĂ© ressenti Ă  Rome. L’épicentre se trouve Ă  10 kilomĂštres au sud-est de Norcia, une ville de la rĂ©gion d’Ombrie, Ă  environ 150 km au nord-est de Rome. Le bilan, provisoire, des victimes est de prĂšs de 300 morts et 400 blessĂ©s.

Hongrie. Sur proposition du pasteur calviniste Zoltan Balog, ministre des « capacitĂ©s humaines » (Ă©ducation, santĂ©, culture), la croix de chevalier de l’ordre a Ă©tĂ© attribuĂ©e au journaliste Zsolt Bayer. Cofondateur du parti conservateur Fidesz, ce thurifĂ©raire de l’exĂ©cutif exerce dans le quotidien pro gouvernemental Magyar Hirlap.

Par deux fois, l’autoritĂ© hongroise de surveillance des mĂ©dias a condamnĂ© son journal Ă  des amendes pour appel Ă  la haine. À l’encontre des Roms (« des animaux tsiganes »), des juifs et des migrants qu’il faut Ă©liminer « si besoin par les armes ». Une Ă©niĂšme provocation pour Bruxelles et Washington de la part d’un Pouvoir qui a fait entrer une poignĂ©e d’écrivains rĂ©visionnistes dans les manuels scolaires.

Russie. Les retards de salaire, la chute des revenus, qui s’ajoutent parfois Ă  l’incurie managĂ©riale, sont la manifestation la plus Ă©vidente de la crise Ă©conomique qui s’éternise en Russie.

Si, selon l’institut Rosstat, le montant total des arriĂ©rĂ©s de salaires a baissĂ© de 3 % au premier semestre 2016, pour atteindre prĂšs de 50 millions d’euros, le revenu moyen des Russes a chutĂ© pour sa part de 5,3 % dans la mĂȘme pĂ©riode.

DĂ©lestĂ© d’une partie de son matelas pĂ©trolier, le budget du pays est incapable de boucher les trous. Le gouvernement russe vient tout juste de renoncer Ă  la mesure emblĂ©matique qui consiste Ă  indexer le montant des retraites sur l’inflation.

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