Union europĂ©enne. Les EuropĂ©ens qui font reposer leur sĂ©curitĂ© sur l’Otan ont Ă©tĂ© rassurĂ©s par Donald Trump qui leur a fait cependant comprendre qu’ils allaient devoir mettre la main au portefeuille et partager le fardeau de leur dĂ©fense.

À Bruxelles, le prĂ©sident du Conseil europĂ©en, le Polonais Donald Tusk n’a pas hĂ©sitĂ©, dans une lettre aux dirigeants de l’Union mardi 31 janvier, intitulĂ©e « Unis nous resterons debout, divisĂ©s nous nous effondrerons », Ă  qualifier les dĂ©clarations de la nouvelle administration amĂ©ricaine de « menace » pour l’Union, au mĂȘme titre que la Russie ou l’État islamique.

InquiĂ©tude renforcĂ©e par le fait que l’ambassadeur amĂ©ricain pressenti auprĂšs de l’UE est Ted Malloch qui n’a pas hĂ©sitĂ© dans une interview Ă  la BBC Ă  prĂ©dire la fin de l’euro et Ă  comparer l’UE Ă  l’Union soviĂ©tique.

 

Angleterre. Vendredi 27 janvier, Theresa May est la premiĂšre dirigeante Ă  ĂȘtre reçue par Donald Trump Ă  la Maison Blanche. Elle a obtenu un accord de libre-Ă©change qui vient contrebalancer sa rupture avec l’UE. De son cĂŽtĂ©, le prĂ©sident amĂ©ricain a acceptĂ© une invitation de la reine Elizabeth II.

Plus d’un million de Britanniques ont signĂ© le texte afin de protester contre les restrictions Ă  l’immigration visant les musulmans prises par le prĂ©sident amĂ©ricain et contre la rĂ©ticence de Theresa May Ă  les condamner. Il devra ĂȘtre dĂ©battu par les dĂ©putĂ©s.

 

Serbie/Kosovo. Depuis 2011 et l’ouverture de nĂ©gociations entre les deux pays pour normaliser leurs relations, jamais le climat n’a Ă©tĂ© aussi tendu. Plusieurs incidents ces derniĂšres semaines ont participĂ© Ă  cette brusque montĂ©e de fiĂšvre : d’abord la construction d’un mur Ă  Mitrovica, commune du nord du Kosovo peuplĂ©e en majoritĂ© de Serbes.

Enfin, il y a quinze jours, Belgrade affrétait un train russe en direction de Mitrovica barré du slogan « Le Kosovo est la Serbie ». Une provocation pour Pristina, qui a immédiatement envoyé des unités spéciales de la police.

« L’opinion publique serbe et la classe politique ont pris un net virage pro-russe, affirme LoĂŻc TrĂ©gourĂšs, chercheur Ă  Lille II. Et Poutine a expliquĂ© qu’il regarderait de trĂšs prĂšs l’élection prĂ©sidentielle serbe. De lĂ  imaginer que la Russie veuille dĂ©stabiliser la rĂ©gion, il y a quand mĂȘme un pas. »

Hongrie. Le président russe, Vladimir Poutine, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, ont affiché jeudi 2 février à Budapest leur entente pour renforcer la coopération économique entre les deux pays, plaidant pour une levée des sanctions européennes contre Moscou.

La Russie s’est aussi dite « prĂȘte » Ă  financer non plus Ă  80 %, mais Ă  100 % la construction de deux rĂ©acteurs Ă  la centrale nuclĂ©aire de Paks en Hongrie. Une enquĂȘte de Bruxelles empĂȘche le dĂ©marrage de ce contrat.

Allemagne. Voyage Ă  risques pour Angela Merkel en Turquie. Recep Tayyip Erdogan rĂ©clame le soutien des EuropĂ©ens dans son entreprise de purge de l’opposition, faute de quoi, laisse-t-il comprendre, l’accord sur le contrĂŽle de la frontiĂšre, qui protĂšge l’Union d’une Ă©ventuelle nouvelle crise migratoire, serait remis en cause.

Merkel veut aussi Ă©viter un raidissement des relations diplomatiques qui pousserait Ankara dans les bras de Moscou. Au ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, on plaide pour le maintien du dialogue avec Ankara. On veut croire aussi que la Turquie n’a pas intĂ©rĂȘt Ă  rompre ses relations avec l’Europe.

Italie. Tous les indicateurs ou presque sont au rouge : Le chĂŽmage reste Ă©levĂ© et la dette publique inquiĂ©tante. Les rĂ©formes Renzi n’ont pas pu aboutir et les rĂ©formes adoptĂ©es ont eu un effet marginal. Le pays ne parvient pas Ă  retrouver un nouveau souffle Ă©conomique aprĂšs la crise de la dette. Et on s’achemine vers des Ă©lections anticipĂ©es.

Autriche. Les sociaux-dĂ©mocrates (SPÖ) et le Parti du peuple (ÖVP), coalition actuellement au Pouvoir, ont largement piochĂ© dans le programme de la droite nationale du FPÖ pour Ă©laborer leur programme : interdiction du voile dans les lieux publics, renforcement du contrĂŽle aux frontiĂšres, une mesure interdite par l’UE.

GrĂšce. Les investisseurs bazardent Ă  nouveau la dette grecque, Ă  n’importe quel prix, car ils pensent que la GrĂšce ne pourra pas payer ses Ă©chĂ©ances cet Ă©tĂ© Ă©tant donnĂ© que les nĂ©gociations entre le gouvernement, l’Europe et le FMI sont au point mort.

Ukraine. Les combats entre l’armĂ©e ukrainienne et les rebelles pro-Russes se poursuivent prĂšs de la ville industrielle d’AvdiĂŻvka dans l’est de l’Ukraine, oĂč des milliers de civils sont sans Ă©lectricitĂ© ni chauffage. Moscou et Bruxelles ont fait part de leur prĂ©occupation. Depuis dimanche, les combats ont causĂ© la mort de 13 personnes prĂšs d’AvdiĂŻvka, Ă  dix kilomĂštres au nord du fief rebelle de Donetsk et contrĂŽlĂ©e par Kiev.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.