Angleterre. Bisbilles entre la Première ministre britannique, Theresa May, et son prédécesseur Tony Blair. L’actuelle chef de gouvernement a accusé l’ancien leader travailliste d’« insulter » le peuple britannique et de chercher à « saper » le Brexit en appelant à un second référendum, ce qu’elle rejette. La Première ministre britannique a finalement obtenu la confiance d’une majorité de députés conservateurs.

Brexit

Theresa May a sèchement rejeté les appels qui se multiplient au Royaume-Uni pour un second référendum sur le Brexit, perçu comme une possible solution à l’impasse politique découlant de l’hostilité envers l’accord de divorce conclu avec Bruxelles.

C’était l’un des objectifs du Brexit, contrôler l’immigration. Theresa May a présenté son plan. Les ressortissants de l’UE, accusés de « resquiller dans la queue » pour venir au Royaume-Uni perdront tout traitement préférentiel. Ce qui devrait réduire leurs arrivées de 80 %.

Sauf que les membres de l’UE ont déjà pris des mesures. Le chiffre est même désormais négatif pour les ressortissants de pays de l’Est (Pologne, Lituanie, Slovaquie
). Ce « Brexode » touche aussi les Français, les Allemands ou les Italiens installés au Royaume-Uni. Pas sûr que les Britanniques fassent une bonne affaire.

Allemagne. Une loi sur l’immigration des travailleurs qualifiés a été adopté lors du dernier conseil des ministres. Avec ce projet de loi, l’Allemagne tente de réglementer l’accueil des personnes originaires des pays hors de l’Union européenne, censés venir combler son manque de main-d’Ɠuvre. Selon une étude de l’Institut du marché du travail, 1,24 million d’emplois n’étaient pas pourvus en novembre.

D’après une étude de l’Agence fédérale pour l’emploi, le pays aura besoin chaque année, et jusqu’en 2050, de 400 000 travailleurs originaires de pays hors UE pour faire face au vieillissement de ses actifs. Avec ce projet de loi, l’Allemagne, où vit déjà une personne sur six née à l’étranger, accepte officiellement de se considérer comme une terre d’immigration. Très mauvaise nouvelle. Autant voter la disparition de l’Allemagne.

Belgique. Le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé la démission de son gouvernement de centre droit, neuf jours après le départ des ministres nationalistes flamands qui s’opposaient à ce que la Belgique soutienne le pacte mondial de l’ONU sur les migrations, dit « pacte de Marrakech ».

Hongrie. Décidé à « rechristianiser » la Hongrie, Viktor Orban encourage l’Église à reprendre la gestion des établissements jusque-là confiés à des collectivités locales. Le propre fils du premier ministre est devenu prêcheur pentecôtiste dans le mouvement religieux Felhaz, « la maison », qu’il a créé.

Islande. Quatre députés accusent l’Islandaise de 42 ans, Bara Hallsdottir, d’avoir terni leur réputation, en enregistrant à leur insu, le 20 novembre, une vidéo de leur conversation dans le bar Klaustur, au centre de la capitale de l’île.

Pendant trois heures, six membres du Parlement, l’Althing, y tiennent des propos sexistes, ironisent sur le mouvement #metoo et se moquent d’une ancienne députée, handicapée physique, en fauteuil roulant. Transmise à plusieurs médias, la vidéo est devenue virale en quelques heures, provoquant un scandale national.

Pologne. La France est « l’homme malade de l’Europe » et ses problèmes causent du tort à l’Union européenne, a affirmé le ministre polonais des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz, en évoquant le mouvement des « gilets jaunes » et l’attentat djihadiste de Strasbourg qui a fait cinq morts, dont un Polonais.

Russie. La Russie a annoncé avoir construit quatre nouveaux casernements pour ses troupes et vouloir construire des bâtiments pour des véhicules blindés dans les îles Kouriles méridionales, un territoire revendiqué par le Japon.

La polémique montait lundi en Russie après l’élection locale remportée la veille, avec 62 % des voix, par le candidat du pouvoir dans la région Primorié, en Extrême-Orient. Le principal candidat d’opposition a été écarté après une première élection annulée en septembre, décision inédite, par la commission fédérale, à la suite de la découverte de fraudes massives au profit du candidat du Kremlin.

« L’objectif est simple : freiner la montée en puissance » de la Russie, a martelé Poutine jeudi lors de son quatorzième face-à-face de l’année avec la presse. Il a aussi annoncé un ambitieux plan de croissance économique pour « occuper la cinquième place mondiale. »

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