Union européenne. Bruxelles exige que les contrôles instaurés par l’Autriche et d’autres pays européens, en 2015, au plus fort de la crise des migrants, soient désormais levés en application des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes. Une demande qui déplaît à Vienne, où les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont dit la nécessité de maintenir ces contrôles.

Pologne. Plusieurs dizaines de milliers de Polonais ont manifesté à Varsovie contre les dérives de l’équipe très à droite au pouvoir. Le centriste Grzegorz Schetyna a une nouvelle fois martelé son message : « Nous voulons une Pologne démocratique, proeuropéenne, fière, qui cherche dans l’Union européenne des amis et des partenaires et non pas des ennemis. »

Ancien militant du syndicat Solidarnosc, le quinquagénaire a gravi tous les échelons du Pouvoir (député, ministre). Grzegorz Schetyna a pris la tête du parti centriste après les élections législatives d’octobre 2015.

Allemagne. Le SPD qui gouvernait cette région frontalière avec le Danemark, le Schleswig-Holstein, a perdu contre la CDU (27,2 % contre 32 %) d’Angela Merkel confortant cette dernière dans l’idée de se succéder à elle-même.

275 soldats de la Bundeswehr sont visés par une enquête ouverte par le service allemand de contre-intelligence militaire (MAD) pour leur supposée sympathie avec le Parti national démocrate (NPD) dont la Cour constitutionnelle allemande avait rejeté en janvier dernier la demande d’interdiction.

Un réfugié syrien de 28 ans, Franco A., lieutenant dans l’armée franco-allemande basée à Illkirch (Bas-Rhin), menait une double vie. Il délaissait parfois l’uniforme pour jouer le réfugié de l’autre côté de la frontière. De futures attaques sanglantes devaient être ainsi mises sur le compte de fanatiques islamistes.

Le scandale est aggravé par la découverte dans le casernement d’Illkirch, sur le sol français, d’une salle de détente remplie de reliques de la Wehrmacht (image de soldats, casques d’acier, répliques d’armes), fréquentée par le suspect. Une inspection sur un autre site de la Bundeswehr a conduit à des trouvailles du même genre.

Angleterre. Nouvelle victoire pour Theresa May. Les conservateurs britanniques ont très largement remporté les élections locales (municipales et comtés) le 4 mai en conquérant plus de 500 sièges – dont 400 enlevés aux travaillistes.

Italie. Depuis quelques semaines, l’Italie est le théâtre d’un étrange procès médiatique contre les organisations de secours aux migrants, ces fameuses ONG aux intentions troubles.

C’est Beppe Grillo qui a ouvert le feu : « Une douzaine d’ONG allemandes, françaises, espagnoles, néerlandaises », aux financements et aux motivations opaques, seraient de mèche avec des trafiquants qui affrètent les embarcations depuis les côtes libyennes. Et où le nom de George Soros refait surface.

Russie. Vu de Moscou, le succès de M. Macron, présenté comme un candidat assujetti à la chancelière Angela Merkel, serait d’abord en effet le résultat d’une triple pression, voire d’une « manipulation », de Berlin, du président sortant, François Hollande, et de « l’élite » française. Il est évident que François Fillon était le candidat souhaité par Moscou.

Pour les Izvestia : « La campagne électorale la plus sale du monde a pris fin. […] Malgré les résultats, certains experts sont convaincus que François Fillon aurait été un meilleur président pour la Ve République ». L’agence multimédia RT (anciennement Russia Today), premier réseau chargé de porter la position du Kremlin a l’étranger, a salué « une victorieuse défaite » du Front national.

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