Les AmĂ©ricains sont des gens bizarres. Par bizarre, je veux dire qu’ils ont des attitudes le plus souvent incomprĂ©hensibles pour un EuropĂ©en, un Français en particulier et pour tous ceux, finalement, qui sont de culture grĂ©co-latine en gĂ©nĂ©ral.

Présidentielle américaine 2016.

Présidentielle américaine 2016.

Le sexe est un quasi tabou aux USA. Cachez ce sein que je ne saurai voir, mais montrez-moi le sang qui gicle, les membres dĂ©chiquetĂ©s, un gosse assassinĂ© dans la rue, des tĂ©lĂ©films d’une violence percutante et sanguinolente.

Donald Trump se fait Ă©carteler sur la place publique parce qu’il a tenu des propos de soudards il y a 11 ans. Outre le fait que celui qui l’a enregistrĂ© en douce est un parfait salaud, ces propos sont le plus souvent ceux que l’on peut entendre dans une soirĂ©e bien arrosĂ©e, et dans tous les corps de mĂ©tiers oĂč les hommes sont trĂšs largement majoritaires. Les hommes sont ainsi : la bite pas bien loin du cerveau. Ils dĂ©lirent sur le fessier d’une dame qui passe son chemin, sur la poitrine d’une autre, et tous se marrent comme des gros beaufs
 Chacun sait, au fond, que ce fessier n’est pas Ă  sa portĂ©e, pas plus que les seins de la dame suivante. Certes, nul n’est obligĂ© d’apprĂ©cier l’humour balourd, si ce n’est lourdingue. Cela dit, les femmes ne sont pas les derniĂšres Ă  jauger le contenu du pantalon d’un homme, les fesses rebondies d’un autre et les entendre se moquer et de l’un et de l’autre entre elles. En gĂ©nĂ©ral, elles ne sont pas tendres et parfois quasiment grivoises.

Les Français ont de la distance envers le sexe. Ils ne s’offusquent pas des partouzes des uns, du paluchage des autres, des dĂ©lires de pseudo-superman du sexe, et des propos grivois ou glauques, pour peu que tout cela reste bon enfant (si je puis dire) et n’aille pas plus loin. Ils n’en ont rien Ă  faire des histoires Ă  la DSK et autres amourettes sarkozystes. Tant mieux d’ailleurs.

Aux États-Unis, monter dans un ascenseur seul avec une femme peut vous coĂ»ter cher si la dame affirme que vous l’avez dĂ©shabillĂ©e du regard. Il vaut mieux laisser la porte ouverte de son bureau quand une femme vient vous voir ; les vitres et donc la transparence, sont la norme


J’avoue que je ne sais pas si je pourrai vivre dans ces conditions. Je fais partie de ces hommes qui aiment la sĂ©duction rĂ©ciproque. Qui laisse passer les dames, ouvre les portes, complimente, apprĂ©cie la beautĂ© fĂ©minine, etc. Il est vrai que pour beaucoup, c’est dĂ©jĂ  trop. Cela m’a valu une rĂ©putation de coureur de jupons lorsque j’étais conseiller municipal. Si j’avais eu toutes les femmes que l’on m’a prĂȘtĂ©es en Mairie, j’aurai vieilli prĂ©maturĂ©ment. Aux USA, je serais sĂ»rement en taule.

Mais revenons Ă  Trump : il a dit des conneries et a Ă©tĂ© dĂ©noncĂ© par un salaud. Doit-il pour autant, comme certains de ses amis le lui ont soufflĂ©, renoncer Ă  sa candidature ? Doit-on condamner les propos d’un milliardaire en dĂ©lire qui dit en gros, une vĂ©ritĂ© simple comme « les petits gros, les grands laids, les tout mous, tout moches qui sortent, voire se marient avec des bombes sexuelles, sont en gĂ©nĂ©ral des hommes blindĂ©s et bourrĂ©s d’argent » ?

Nous avons des exemples en France dans le milieu du show-business. L’inverse existe aussi. Les gigolos ne manquent pas, ni les friquĂ©es qui se les paient. C’est un fait.

Donc, les AmĂ©ricains aiment le sang qui gicle, la mort
 Ils sont capables de trouver normal de balancer des milliers de bombes incendiaires sur des centaines de milliers de civils comme Ă  Dresde en 1944 (entre 250 000 et 400 000 civils suivant les historiens), de dĂ©truire en trois ans la moitiĂ© de la CorĂ©e, de flinguer des milliers de civils au napalm au Vietnam, de balancer des bombes Ă  l’uranium appauvri sur la Serbie, de dĂ©clencher une guerre meurtriĂšre en Irak sur la base d’un mensonge affirmĂ© tranquillement Ă  l’ONU, etc. L’AmĂ©rique n’est pas une sainte, mais elle ne montre pas ses seins !

Cette AmĂ©rique ne supporte pas un propos sexuel, un sein dĂ©couvert, une femme nue dans un film ? Pas tout Ă  fait finalement ! Il s’avĂšre que pour l’intelligentsia dĂ©mocrate, leur engeance socialiste amĂ©ricaine, les excĂšs de Bill Clinton ne sont pas dans la mĂȘme catĂ©gorie. « The Donald » doit aller au pilori et Bill Clinton au SacrĂ©-CƓur. Allez savoir pourquoi !

L’un est l’ñne de la fable et l’autre le lion. L’un, pour une lichette se fait incendier et l’autre se fait pardonner pour avoir obligĂ© une femme Ă  lui faire une fellation, sans compter les autres casseroles. Ah ! Le gĂ©nial La Fontaine, toujours d’actualité : « Suivant que vous soyez puissant ou misĂ©rable  », sauf que Trump n’a rien d’un misĂ©rable et encore moins d’un impuissant sur le plan financier. Il a contre attaquĂ©. Il a mis sur le carreau la sorciĂšre Clinton, au point que l’on peut lire dans les journaux français acquis aux dĂ©mocrates que ce dernier dĂ©bat fut sanglant et n’a pu dĂ©marquer les deux candidats. Suivi par un sondage CNN, pro DĂ©mocrate qui affirme que 57 % des AmĂ©ricains voteraient pour Clinton. Je dirai que c’est plutĂŽt bon signe pour Donald Trump.

Une vilaine mouche s’est posĂ©e sur Hilary Clinton ! Elle attend son heure ou est-ce la mouche du coche qui lui donne des conseils ?

On sait les magouilles des mĂ©dias français qui affirment encore que Donald Trump a perdu son premier dĂ©bat alors mĂȘme que la majoritĂ© des sondages le donnait gagnant. La seule question que l’on peut se poser, c’est pourquoi les mĂ©dias français prennent-ils fait et cause pour les DĂ©mocrates ? Qui finance dans cette affaire ?

Pour conclure sur ces apprĂ©ciations de savoir qui va gagner les Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines, voici une donnĂ©e rapportĂ©e par Jean-Pierre Grumberg (www.dreuz.info) : « Sur Twitter, Frank Luntz (1) a rapportĂ© les conclusions du panel d’une trentaine de tĂ©lĂ©spectateurs reprĂ©sentant l’échantillon des Ă©lecteurs amĂ©ricains qu’il a rĂ©uni pour commenter le dĂ©bat. Il leur a posĂ© la question suivante, avant et aprĂšs le dĂ©bat : « Pour qui allez-vous voter ? »

  • Avant le dĂ©bat : Hillary : 8, Trump : 9 ; le reste Ă©tant indĂ©cis oĂč n’a pas voulu rĂ©pondre (les rĂ©ponses sont Ă  main levĂ©e)
  • AprĂšs le dĂ©bat : Hillary : 4, Trump : 18.

Note

(1) Frank Luntz est analyste politique, sondeur d’opinion, et ses panels sont considĂ©rĂ©s comme reflĂ©tant ce que pensent la majoritĂ© des AmĂ©ricains.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.