La propagande a pour rĂŽle premier de fabriquer des lĂ©gendes, les mythes fondateurs d’un rĂ©gime ou, plus simplement, les icĂŽnes d’un systĂšme politique. Il faut des hĂ©ros et des traĂźtres, voire des personnages sataniques, Ă  glorifier ou Ă  diaboliser.

Simone Veil, morte, devient « une conscience », « un exemple Ă  suivre pour la jeunesse française ». Pourquoi pas, aprĂšs tout. Encore faut-il prĂ©ciser ce qu’il y eut d’exemplaire chez elle : l’intĂ©gritĂ© financiĂšre d’une politicienne. C’est un fait assez rare pour ĂȘtre soulignĂ© et saluĂ©.

Or ce n’est manifestement pas son honnĂȘtetĂ© qui est fĂȘtĂ©e, contre toute logique. C’est son rĂŽle dans le vote de la Loi du 17 janvier 1975 qui est jugĂ© digne d’éloges
 et, lĂ , on ne peut que s’indigner. Cette loi a lĂ©galisĂ© l’avortement de complaisance (si l’on prĂ©fĂšre : l’interruption volontaire de grossesse pour convenance personnelle).

Rabbins et parents juifs traditionalistes rĂ©pĂštent Ă  l’envi aux jeunes Juifs que se marier hors de la Nation juive, soit : s’offrir une union mixte (Juif-Goy), c’est rĂ©aliser un « Auschwitz miniature » (variante : « à Ă©chelle familiale »). Et nul pitre des mĂ©dias n’ose donner quelque publicitĂ© que ce soit Ă  cette outrance verbale, qui traĂźne avec elle des relents de racisme matrimonial.

En revanche, lorsque les opposants Ă  la Loi Veil ont usĂ© du mĂȘme argument, dans les annĂ©es 1970, l’on a criĂ© au scandale, Ă  la profanation. Pourtant c’était bien d’un crime contre la Nation française qu’il s’agissait, comme l’original Ă©tait un crime contre la Nation juive (mais aussi contre les Nations polonaise, tzigane, etc.).

Bien plus, on en est venu Ă  faire rembourser intĂ©gralement par la SĂ©curitĂ© sociale un geste criminel qui prive la Nation française de centaines de milliers d’enfants, pour la plupart issus d’une gĂ©nitrice de race europĂ©enne.

Le crime de l’avortement de complaisance porte en soi un risque de gĂ©nocide. Et pour que notre bonheur soit parfait dans notre « meilleur des mondes », l’on fait venir des centaines de milliers d’extra-EuropĂ©ens pour Ă©viter une chute dramatique de la consommation intĂ©rieure, qui amoindrirait les bĂ©nĂ©fices des producteurs, des intermĂ©diaires et des distributeurs.

Il est temps de rĂ©flĂ©chir au dĂ©sastre que furent, pour notre sociĂ©tĂ©, les sĂ©quelles de l’esprit soixante-huitard. Il est grand temps d’en revenir au schĂ©ma traditionnel, oĂč la Famille, donc les enfants, est une valeur aussi fondamentale que le Travail et le respect de la Patrie (la Terre des PĂšres).

On doit saluer en Madame Veil une femme politique intÚgre, nullement « Simone du déclin ».

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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