L’histoire de l’Europe fut et reste une suite d’invasions en provenance des autres continents. Mais ce fut aussi une histoire d’épidĂ©mies parfois trĂšs meurtriĂšres en provenance « d’ailleurs » et cela reste le cas de nos jours.

Les exemples d’épidĂ©mies de maladies bactĂ©riennes, prenant l’allure d’un cataclysme pour notre continent, sont connus depuis l’AntiquitĂ©.

Gravure d’une Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra Ă  Toulon en 1884;

Gravure d’une Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra Ă  Toulon en 1884;

La peste (Yersinia pestis Orientalis et Occidentalis) a ravagĂ© les contrĂ©es mĂ©diterranĂ©ennes du 8e au 6e siĂšcles avant J.-C., apportĂ©e de Perse, provenant d’Asie centrale (la dĂ©nomination de Y. pestis Occidentalis ne doit nullement faire croire Ă  une origine « occidentale » de la premiĂšre pandĂ©mie rĂ©pertoriĂ©e !). La Grande Peste du milieu du XIVe siĂšcle fut importĂ©e en Italie et en France par des navires provenant des rives de la Mer Noire, mais l’épidĂ©mie avait suivi la Route de la Soie. La 3e pandĂ©mie, commencĂ©e Ă  la fin du XIXe siĂšcle est venue Ă  la fois d’Inde et de Hong Kong
 il n’y a guĂšre elle sĂ©vissait encore dans les zones rurales des USA.

DĂ©jĂ  les mĂ©canismes Ă©taient identiques Ă  ce que l’on notera par la suite durant de trĂšs nombreuses Ă©pidĂ©mies meurtriĂšres : une origine asiatique et une transmission par le nĂ©goce intercontinental. La cause premiĂšre Ă©tait un contact trop Ă©troit entre les Asiatiques et des animaux, en l’occurrence des rongeurs et leurs puces. Il est Ă©vident qu’une trĂšs grande concentration d’humains favorise la propagation et la virulence des germes.

Le choléra (Vibrio cholerae et Vibrio el-Tor) est endémique depuis des millénaires en Asie et au Moyen-Orient. Depuis 1817, on en a connu 8 pandémies, la derniÚre ayant débuté en 1993 sur les rivages du Golfe du Bengale.

La syphilis (Treponema pallidum) fut importĂ©e petitement durant l’Empire romain en provenance d’Afrique (commerce et trafic d’esclaves), mais prit l’allure d’une pandĂ©mie, en provenance d’AmĂ©rique centrale et du Sud, au XVe siĂšcle. Et les ports furent comme toujours les foyers initiaux en Europe.

Tous les continents ont connu trĂšs tĂŽt la tuberculose (Mycobacterium de divers types et pas seulement le Bacille de Koch : celui des bovins tue aussi). Mais l’épidĂ©mie constatĂ©e en Europe occidentale Ă  compter de 1990 fut importĂ©e d’Afrique noire et maghrĂ©bine par l’immigration de masse
 peu de temps avant que nos crĂ©tins « d’experts » trouvent bon de dĂ©nigrer le vaccin BCG, l’un des rares vaccins stimulant l’immunitĂ© cellulaire, certes d’efficacitĂ© inconstante – mais sur Terre, il n’y a que la mort qui ait une « efficacitĂ© totale » ! -, qui avait eu le mĂ©rite de faire quasiment disparaĂźtre, dans la population vaccinĂ©e, les formes dramatiques de tuberculose encĂ©phalique (la « mĂ©ningite tuberculeuse » qui Ă©tait une mĂ©ningo-encĂ©phalite de pronostic effroyable), les tuberculoses gĂ©nitales et urinaires et surtout les formes les plus graves de tuberculose pulmonaire.

Parce que l’on n’avait pas installĂ© de contrĂŽle sanitaire Ă  nos frontiĂšres et que l’on n’avait pas imposĂ© la vaccination systĂ©matique aux Extra-EuropĂ©ens en prĂ©alable Ă  toute Ă©migration vers notre continent, nous avons subi une Ă©pidĂ©mie absurde et nos « experts » en ont profitĂ© pour estimer que notre excellent vaccin n’était pas bon. Or ce sont les vaccins antiviraux qui sont dĂ©ficients et non les vaccins antibactĂ©riens : les virus mutent trop vite pour qu’un vaccin soit utile d’une Ă©pidĂ©mie Ă  l’autre. Ceci n’est pas le cas des bactĂ©ries, oĂč seule la sensibilitĂ© aux antibiotiques est sujette Ă  mutation rapide.

Pour les viroses respiratoires de trĂšs haute contagiositĂ© interhumaine, le schĂ©ma est identique. Le point de dĂ©part est asiatique : dans le continent surpeuplĂ©, aux populations vivant en contact Ă©troit avec les animaux et cuisinant n’importe quel animal. Ces Ă©pidĂ©mies sont meurtriĂšres pour l’Occident dĂšs qu’elles touchent des populations Ă  la fois vierges de tout contact antĂ©rieur avec le virus et en Ă©tat de moindre rĂ©sistance pour cause de dĂ©nutrition et de dĂ©tresse morale : ce fut le cas de la grippe dite espagnole, en rĂ©alitĂ© partie de Chine en 1917, transitant par les USA – ravageant les États du Centre – et atteignant l’Italie dĂ©but 1918, puis l’ensemble de l’Europe meurtrie par la Grande Guerre.

Toutes les pandĂ©mies grippales sont venues d’Asie, sauf celle de 2009-2010, liĂ©e Ă  une mutation dans un monstrueux Ă©levage de porcs de l’État mexicain de Vera Cruz, mais, Ă  partir du Myxovirus A – H1N1 de l’épidĂ©mie de 1917-18, d’origine chinoise. Il est intĂ©ressant de noter qu’une vaste enquĂȘte Ă©pidĂ©miologique publiĂ©e en aoĂ»t 2011 a dĂ©montrĂ© que si environ 1 milliard d’humains avaient Ă©tĂ© contaminĂ©s, la mortalitĂ© Ă©tait estimĂ©e entre 150 000 et 500 000 sujets : les mĂ©decins de l’OMS, accusĂ©s d’avoir dramatisĂ© les choses en 2009, ont publiĂ© les statistiques les plus basses, estimĂ©es absurdes par d’autres Ă©pidĂ©miologistes, et l’on a retenu une estimation moyenne de 350 000 morts.

Deux leçons n’ont pas Ă©tĂ© tirĂ©es de cette pandĂ©mie : le vaccin arrive trop tard, mĂȘme lorsqu’il est adaptĂ© Ă  la souche virale et l’information fĂ©minisĂ©e, hystĂ©risĂ©e ne donne rien de bon ! Panique et sensiblerie ne font pas bon mĂ©nage avec la pratique sĂ©rieuse et responsable de la mĂ©decine. Les politiciens n’ont rien Ă  y faire !

L’exemple de 2009-2010 dĂ©montre surtout qu’il y a un facteur de 3 Ă  10 000 entre le nombre de contaminĂ©s et celui des morts. Les viroses sont un Ă©lĂ©ment (majeur) de la sĂ©lection naturelle des malades immuno-dĂ©ficients, appelĂ©s Ă  mourir prĂ©fĂ©rentiellement aux humains Ă  bonnes dĂ©fenses immunitaires.

Les rongeurs pourraient nous rĂ©vĂ©ler de tristes surprises : depuis la CorĂ©e et la Mandchourie, les virus Hantaan sont passĂ©s des rats, souris, campagnols et autres mulots d’Asie Ă  ceux de SibĂ©rie et de Scandinavie, puis, par les voyages ocĂ©aniques, Ă  ceux de tous les continents surtout l’amĂ©ricain, pour exposer les humains Ă  un virus s’attaquant aux vaisseaux et tuant d’ƓdĂšme pulmonaire suraigu ou d’insuffisance rĂ©nale.

Enfin, dans ce trop rapide survol, il faut mentionner l’irruption en Occident (Europe et AmĂ©rique du Nord) des virus simiesques africains, passĂ©s de diverses espĂšces de singes Ă  l’espĂšce humaine en Afrique Orientale et Occidentale pour les virus HIV-1 et 2, soit les pires destructeurs de l’immunitĂ© chez l’homme, ou les virus hĂ©morragiques d’Afrique Centrale (virus Marburg, virus Ebola et d’autres provenant de diffĂ©rentes rĂ©gions d’Afrique noire, dont les rĂ©servoirs sont des singes et/ou des rongeurs).

On pourrait au moins retirer plusieurs leçons de l’épidĂ©mie fort peu meurtriĂšre du coronavirus 2019-2020 (ou Covid-19) : le 19 mars 2020 en dĂ©but de matinĂ©e, Ă  la 15e semaine d’épidĂ©mie, le nombre de malades recensĂ©s dans 157 pays avoisine les 220 000, dont 84 100 dĂ©clarĂ©s guĂ©ris sans sĂ©quelle et un peu moins de 8 800 morts (pour la France : un peu plus de 9 100 cas vĂ©rifiĂ©s et un peu moins de 160 morts)
 Ă  rapporter Ă  une humanitĂ© estimĂ©e aux alentours de 7,7 milliards d’individus.

D’abord, il faut instaurer un contrĂŽle sanitaire en provenance des « pays sales », aux populations Ă  contact animalier trop Ă©troit, Ă  hygiĂšne fĂ©cale et sternutatoire misĂ©rable voire nulle : Asie et Afrique
 et cesser de se reprĂ©senter l’Asiatique moyen sous les traits du jeune Nippon, CorĂ©en (du Sud) ou Singapourien bien propre et d’une hygiĂšne parfaite, voire supĂ©rieure Ă  bien des jeunes implantĂ©s en Occident : ces jeunes Asiatiques sont l’élite ultra-minoritaire de populations trĂšs infĂ©rieures aux normes d’hygiĂšne dĂ©sirables en Occident.

Il faut de nouveau respecter l’un des acquis des XIXe et XXe siĂšcles de l’Occident triomphant : les vaccins, qui ont fait disparaĂźtre dans nos pays civilisĂ©s la poliomyĂ©lite, le tĂ©tanos, la diphtĂ©rie, fait reculer la coqueluche, la rougeole, la tuberculose et les typhoĂŻdes. Il est stupide en revanche de multiplier les vaccins de fiabilitĂ© douteuse ou d’utilitĂ© faible.

Surtout, l’information mĂ©dicale doit ĂȘtre retirĂ©e aux politicards (qui ont, hĂ©las, le pouvoir de dĂ©cider de mesures parfois grotesques en regard de leur efficacitĂ© et prises dans une ambiance d’hystĂ©rie ou d’électoralisme), comme elle doit ĂȘtre retirĂ©e aux professionnels de l’audimat et confiĂ©e Ă  des mĂ©decins rĂ©ellement experts et non carriĂ©ristes ou avides de publicitĂ© tapageuse.

Se poseront enfin les vrais problĂšmes politiques : sĂ©paration des pouvoirs – les maĂźtres du pouvoir Ă©conomique ne devant en aucun cas imposer leur loi aux nations ; parlement corporatiste composĂ© d’hommes ayant rĂ©ellement ƓuvrĂ© dans une profession, de pĂšres de famille honorables et non d’agitĂ©s du bocal ou des organes gĂ©nitaux et n’ayant aucune expĂ©rience autre que d’ĂȘtre des baratineurs mauvais Ă  tout et bons Ă  rien ; contre-pouvoir efficace pour modĂ©rer la nocivitĂ© Ă©ventuelle du chef de l’État ; recours Ă  la nation pour toutes les grandes dĂ©cisions engageant son avenir
 singuliĂšrement celle de l’opportunitĂ© d’une immigration de masse en provenance de continents nettement moins avancĂ©s que le nĂŽtre sur certains points, dont l’hygiĂšne publique et privĂ©e.

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A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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