Le bilan est extrĂȘmement lourd: 11 morts et 81 blessĂ©s Ă  l’aĂ©roport de Bruxelles (Zaventem) et 15 morts et 55 blessĂ©s dans la rame de mĂ©tro qui a explosĂ© Ă  hauteur de la station Maelbeek (dans le quartier europĂ©en).

Le gouvernement Belge demande Ă  l’ensemble de la population de rester cloitrĂ©e chez elle ou de ne sortir qu’en cas d’absolue nĂ©cessitĂ©. Le trafic ferroviaire vers et Ă  partir de Bruxelles est interrompu et tous les transports en communs sont paralysĂ©s Ă  Bruxelles. Le trafic aĂ©rien est Ă©galement gelĂ©. La «capitale de l’Europe» est donc en Ă©tat de siĂšge et l’armĂ©e s’est dĂ©ployĂ©e sur tous les points stratĂ©giques de la ville.

Les Bruxellois sont sidérés face à ce déferlement de violence gratuite dont ils sont les victimes pour la premiÚre fois de leur histoire.

Une fois le choc encaissĂ©, il faudra repenser les politiques en matiĂšre de terrorisme et d’immigration.

L’Europe est dĂ©sormais constellĂ©e de villes martyres, comme Paris, Londres, Madrid et aujourd’hui Bruxelles. Il y a fort Ă  parier que dĂšs aprĂšs-demain on nous resservira la mĂȘme vieille soupe frelatĂ©e du «pas d’amalgames». Mais cela ne suffira pas Ă  faire oublier les faits. Il y a fort Ă  parier que de nombreux citoyens Belges et Français se souviendront que tous le partis politiques n’ont pas pratiquĂ© la politique de l’autruche durant ces derniĂšres dĂ©cennies sur le lien Ă©vident qui existe entre immigration, dĂ©linquance et terrorisme.

A propos de l'auteur

Patrick Sessler

Patrick Sessler, ancien député bruxellois, professionnel du management politique, est le correspondant d'EuroLibertés pour la Belgique.

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