AprĂšs les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques, le compteur linky, la dioxine, les associations Ă©coloconspirationnistes ont trouvĂ© un nouveau truc pour affoler l’opinion : le tritium. Le 17 juillet, Le Parisien, le plus prompt Ă  exploiter une dĂ©pĂȘche de l’AFP, crie au loup : « Du tritium dĂ©celĂ© dans l’eau potable de 6,4 millions de personnes. Quelque 268 communes seraient concernĂ©es par cette contamination radioactive, dont de “grandes agglomĂ©rations” comme OrlĂ©ans, Blois, Tours, Angers, Nantes, et 122 communes d’Île-de-France. »

Tritium.

Tritium.

Une opportunitĂ© Ă  ne pas laisser passer pour les anti-nuclĂ©aires. L’ACRO ou « Association pour le ContrĂŽle de la RadioactivitĂ© dans l’Ouest », alerte immĂ©diatement les rĂ©seaux sociaux.

En fait, le contraire serait Ă©tonnant.

Contrairement Ă  l’atome d’hydrogĂšne courant, composĂ© d’un proton et d’un Ă©lectron, le tritium comporte en plus deux neutrons. Il est donc instable et se transforme en HĂ©lium par dĂ©sintĂ©gration en Ă©mettant un Ă©lectron. Mais comme le tritium fait partie de l’eau dont il a exactement les mĂȘmes propriĂ©tĂ©s chimiques on va en retrouver dans les tissus biologiques et dans les cellules vivantes.

Est-ce dangereux ?

Pour s’en faire une idĂ©e, il faut le situer par rapport Ă  deux critĂšres : la duretĂ© des radiations et la quantitĂ© Ă©mise. Pour la duretĂ©, la radioactivitĂ© du tritium est de type ÎČ, Ă  faible Ă©nergie, rapidement arrĂȘtĂ©e par une simple feuille de papier. Pour la quantitĂ© Ă©mise, l’unitĂ© est le becquerel (Bq). Il reprĂ©sente le nombre de dĂ©sintĂ©grations produites par seconde. C’est une unitĂ© trĂšs faible chiffrĂ©e plutĂŽt en mĂ©ga becquerels, c’est-Ă -dire en millions. Une personne de 70 kg a une radioactivitĂ© naturelle de l’ordre de 8 000 Bq. La radioactivitĂ© naturelle de l’eau de mer est de 12 Bq par litre, idem pour la plupart des eaux minĂ©rales et si vous vivez dans les alpes ou en Auvergne, la radioactivitĂ© locale est de 1000 Bq /kg de granit. L’injection d’un traceur radioactif pour une scintigraphie est de plusieurs dizaines de millions de Bq.

Les autoritĂ©s sanitaires recommandent en France de commencer Ă  s’interroger si l’eau Ă©met plus de 100 Bq par litre. Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) beaucoup moins exigeante, recommande de ne pas dĂ©passer 10 000 Bq/l pour le tritium dans l’eau de boisson, Ă  considĂ©rer en cas de consommation permanente.

On estime que prĂšs de 800 kg de tritium ont Ă©tĂ© produits pendant la pĂ©riode des essais nuclĂ©aires atmosphĂ©riques menĂ©s entre 1945 et 1963, Ă©poque oĂč l’activitĂ© du tritium dans l’eau de pluie Ă©tait de l’ordre de 470 becquerels par litre .

Si l’on revient Ă  la contamination radioactive dĂ©noncĂ©e, mais Ă  condition de lire jusqu’au bout, on dĂ©couvre : «   aucune valeur ne dĂ©passe le critĂšre de qualitĂ© fixĂ© Ă  100 Bq/l instaurĂ© par les autoritĂ©s sanitaires et à ChĂątellerault qui prĂ©sente des niveaux parmi les plus importants relevĂ©s, la moyenne sur 18 prĂ©lĂšvements entre 2016 et 2017 est de 31Bq/litre. »

Dans le mĂȘme temps, France 3 RĂ©gions Nouvelle-Aquitaine se mĂ©lange les pieds entre les dĂ©cimales et affirme : «   En janvier dernier, ce taux Ă©tait de 310 becquerel/litre alors que selon la norme ce taux ne doit pas dĂ©passer les 100 Bq/l. »

On l’a vu, il Ă©tait de 31 Bq, pas 310 !

L’alerte est donc dĂ©nuĂ©e de tout fondement sĂ©rieux. Alors pour faire bonne mesure et crĂ©er un effet de halo, mĂ©thode classique des conspirationnistes, l’ACRO ajoute au panier la prĂ©sence possible  d’autres substances et l’hypothĂšse d’un accident nuclĂ©aire.

« En cas d’accident grave sur une des centrales nuclĂ©aires sur la Seine, la Vienne, ou la Loire, il n’y aura pas que le tritium rejetĂ© et ce sont des millions de personnes qui risquent d’ĂȘtre privĂ©es d’eau potable ». 

Tout ceci, l’ACRO le sait parfaitement. Et dĂ©montre du mĂȘme coup que les associations ecoloconspirationnistes mentent. Elles falsifient dĂ©libĂ©rĂ©ment les faits pour les traiter systĂ©matiquement de façon alarmiste et  se saisir de tous les prĂ©textes pour manipuler les populations et les culpabiliser.

Mais nul doute que dans les mois qui viennent un petit appareil susceptible de filtrer le  tritium va faire son apparition et sera proposĂ© aux jobards Ă  un prix qui fait rire


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A propos de l'auteur

Philippe Joutier

Inspecteur, puis Directeur dĂ©partemental au MinistĂšre de la Jeunesse et des Sports. Titulaire d’un DEST de biologie du Conservatoire National des Arts et MĂ©tiers, il est Ă©galement ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études de la DĂ©fense Nationale et a fait partie d’un groupe ministĂ©riel de lutte contre les sectes
 Il est l'auteur des livres “Les Extrafrançais” et "Les corruptions religieuses" aux Ă©ditions Dualpha.

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