Mais pour qui nous prennent-ils ? Pour des dĂ©biles profonds, prĂȘts Ă  gober n’importer quel bobard, Ă  ingurgiter toute infox, les « fake news » comme « ils » disent, dans leur misĂ©rable franglais de snobinards des beaux quartiers ? Le tout illustrant Ă  merveille le vieil adage disant que « plus c’est gros, plus ça passe » ?

Non, la transition Ă©nergĂ©tique est un leurre pour bobo branchĂ©, pas une rĂ©alitĂ© pour la France qui peine, qui se lĂšve Ă  l’aube, qui prend son automobile parce que les transports en commun ne sont ni sĂ»rs, ni rapides ou, parfois, totalement inexistant pour ces millions de rurbains qui habitent Ă  la campagne ou Ă  la grande pĂ©riphĂ©rie des villes (car les loyers –  et encore ! – y seraient moins chers).

C’est un produit de luxe pour des gens aisĂ©s, pour une sociĂ©tĂ© apaisĂ©e, qui est tout le contraire de l’actuelle sociĂ©tĂ© française fractionnĂ©e en corporations rivales, Ă©clatĂ©e en communautĂ©s ethniques ou sociĂ©tales totalement divergentes, dans leur comportement comme dans leurs espĂ©rances. LĂ  aussi, « le bien vivre ensemble » est un leurre. Le socialisme « hollandien » avait gravement compromis l’unitĂ© nationale, le pouvoir « macronien » l’a achevĂ©e. GĂ©rard Collomb, lui, dans une dĂ©mission du genre « courage, fuyons ! », en a dĂ©jĂ  tirĂ© les leçons.

La France toute seule, « pour sauver la planÚte » ? 

La France de nos jours, c’est 1 % maximum de la population planĂ©taire. Peut-on raisonnablement espĂ©rer que ce 1 %, s’il rĂ©duisait sa facture Ă©nergĂ©tique, concourrait utilement Ă  faire baisser le rĂ©chauffement climatique, Ă  supposer d’ailleurs, que les doctrinaires du GIEC aient raison ? Car rien n’est formellement avĂ©rĂ©. Ne devrait-on pas parler, plutĂŽt, de dĂ©rĂšglement ?

Le polytechnicien Christian GĂ©rondeau, l’ancien « Monsieur sĂ©curitĂ© routiĂšre », penche pour cette thĂšse (voir son livre Climat, les grandes manipulations). Les comparaisons fiables ne pourraient s’effectuer qu’avec plus de recul, car les mesures mĂ©tĂ©orologiques sont, Ă  l’échelle de l’histoire de l’humanitĂ©, trĂšs rĂ©centes. Il n’en demeure pas moins qu’il y a des phĂ©nomĂšnes rĂ©currents anormaux, sinon alarmants : tornades, tempĂȘtes, raz-de-marĂ©e, crues hors saisons ou, au contraire, sĂ©cheresse. Mais est-ce dĂ» Ă  la seule activitĂ© humaine ? Étant « climato-sceptique », j’en doute.

Que les gros pollueurs lĂšvent le doigt

La France a le plus gros parc mondial de centrales nuclĂ©aires aprĂšs les États-Unis. Elle a 58 rĂ©acteurs rĂ©partis en 19 sites. C’est l’essentiel de notre production Ă©nergĂ©tique « lourde ». Le nuclĂ©aire, on le sait, ne pollue pas. Il est vrai que l’angoisse nait de la fiabilitĂ©, de la sĂ©curitĂ© et de la sĂ»retĂ© des centrales. Ici en France, et heureusement, ce n’est ni Tchernobyl, ni Fukushima. EspĂ©rons qu’à chaque centrale est affectĂ© un Ă©lĂ©ment armĂ© de gendarmerie ! Mais il est vrai que l’enfouissement des dĂ©chets pose un problĂšme sur le trĂšs long terme.

Quelle solution ? Des galeries profondes Ă  l’abri des secousses telluriques ? Nos voisins europĂ©ens, dans leurs choix Ă©nergĂ©tiques, ne sont pas trĂšs raisonnables. Des centrales Ă  charbon, comme en Pologne ou en Allemagne, polluent allĂšgrement.

Aux États-Unis, du gaz de schiste extrait sans vergogne et la rĂ©ouverture de mines, fortifient l’assise Ă©lectorale de mister Trump. Les Ă©oliennes qui gĂąchent certains de nos paysages, sont-elles une alternative suffisante ? (Je laisse le soin au lecteur de se reporter Ă  l’ouvrage d’Alban d’Arguin aux Ă©ditions SynthĂšse nationale !)(1)

N’oublions pas non plus, que la capacitĂ© maximum en centrales hydrauliques est atteinte : il n’y a plus de vallĂ©es Ă  inonder. (Et rappelons-nous les dĂ©chirements humains causĂ©s lors de l’édification des barrages, Ă  Tignes, notamment).

Et puis, constatons que l’Inde comme la Chine ne se sentent guĂšre concernĂ©es par la COP-21, clĂŽturant en fanfare, le sĂ©minaire de la lutte contre le mĂ©chant gaz carbonique Ă  effet de serre ! Les pĂ©troliers eux-mĂȘmes, pays producteurs comme compagnies exploitantes, ont tout intĂ©rĂȘt Ă  puiser et user « l’or noir » jusqu’à la derniĂšre goutte, tout en investissant et misant sur des Ă©nergies nouvelles plus « soft », en vertu d’une prudence comportementale qui consiste Ă  ne pas mettre « tous ses Ɠufs dans le mĂȘme panier » 

Des États comme les Émirats arabes unis ou l’Arabie Saoudite, jouent du « yoyo » Ă  la pompe, en rĂ©duisant leur production pour prĂ©server l’avenir. Tous les membres de l’OPEP semblent Ă  l’unisson. Nous pourrions acheter iranien, moins cher compte-tenu que ce pays est devenu un « paria », mais, l’embargo US auquel nous nous soumettons, nous oblige Ă  nous en dĂ©tourner.

Le prix du baril s’envole, celui du carburant au dĂ©tail aussi, l’État français rĂ©percutant mathĂ©matiquement la hausse. Il se goinfre de taxes. Et Mr Dupont/Durand paye plus cher son litre de super comme de gasoil. CQFD ! Il pourra toujours se consoler en sachant qu’un milliard d’euros va au financement de l’Aide mĂ©dicale d’Etat (AME), et deux autres au financement des « MNA », ces fameux mineurs Ă©trangers non accompagnĂ©s, qui ne sont pas plus mineurs que votre grand-mĂšre ou moi-mĂȘme !

La dĂ©mographie dĂ©mentielle de certains pays n’arrangera rien

Les Ă©cologistes oublient toujours de mentionner, parmi les « coupables » du rĂ©chauffement climatique supposĂ©, les pays Ă  forte dĂ©mographie, comme ceux d’Afrique. Pourquoi ? Par idĂ©ologie, parce que l’homme blanc est coupable de tout.  On ne nous fera pas croire qu’une planĂšte Ă  10 ou 11 milliards d’humains dont quatre en provenance d’Afrique, sera plus vivable que notre chĂšre planĂšte bleue d’aujourd’hui !

Si nous souhaitions que les Africains aient un niveau de vie comparable ne serait-ce qu’aux pays europĂ©ens les moins aisĂ©s – Serbie, Albanie, MacĂ©doine, Bulgarie, Roumanie, ArmĂ©nie, GĂ©orgie –, il faudrait Ă©lectrifier massivement le continent noir – plan Borloo –, et les besoins en eau l’assĂšcherait !

Les barrages sur le haut Nil sont lourds de conflits potentiels entre les riverains du fleuve des Pharaons ! Les usines de dessalement de l’eau de mer pourraient utilement supplĂ©er Ă  la rarĂ©faction de l’eau douce, mais qui paierait l’addition ? Le banlieusard ou le campagnard, qui voit ses notes de carburant et de fioul exploser, on l’a vu, l’entrainant Ă  revĂȘtir le fameux « gilet jaune » ? Et Dupont/Durant peut-il se payer un vĂ©hicule Ă©lectrique, rĂ©putĂ© moins polluant (Ă  court terme !), sans mettre gravement en danger l’économie de sa famille ? Que nenni monsieur Macron !

Et Zorro est arrivé .

Le lundi 26 novembre, Sa MajestĂ© s’est adressĂ©e au pays depuis son palais de l’ElysĂ©e devant un parterre de notables et de journalistes. Brillant, se voulant didactique et pĂ©dagogique, le discours du chef de l’Etat a Ă©tĂ© diffusĂ© sur les ondes pendant Ÿ d’heure. Macron s’est Ă©vertuĂ© Ă  nous faire avaler sa stratĂ©gie de rĂ©duction de la signature carbone, en fait une Ă©cologie punitive. Rien, ou presque, sur les revendications trĂšs terre Ă  terre des « Gilets jaunes ».

Ce n’est pas la crĂ©ation d’un Haut conseil pour l’action climatique, un « comitĂ© ThĂ©odule » de plus, qui rassurera Bitru, scotchĂ© Ă  son rond-point qu’il occupe depuis le week-end dernier ! On nous annonce 7 Ă  8 milliards affectĂ©s Ă  cette « transition », une fermeture programmĂ©e de 14 rĂ©acteurs d’ici Ă  2035, avec comme objectif de rĂ©duire notre dĂ©pendance nuclĂ©aire de moitiĂ©. Comment ? GrĂące Ă  la gĂ©othermie, au gaz mĂ©thane, aux vĂ©hicules « propres », aux panneaux solaires et aux
 Ă©oliennes, avec un parc marin dĂ©jĂ  prĂ©vu du cĂŽtĂ© de Saint-Nazaire en attendant mieux, du cĂŽtĂ© de Dieppe, peut-ĂȘtre.

Cerise sur le gùteau, concession au peuple, il y aura bien une concertation pendant les trois prochains mois avec tous les acteurs concernés, y compris les « gilets jaunes » (Comment déterminer avec justesse qui parlera en leur nom ????).

S’il est Ă©vident qu’il faille, Ă  terme, diminuer l’impact des Ă©nergies fossiles, nous ne devons pas ĂȘtre, pour autant, condamnĂ©s Ă  voir notre France dĂ©figurĂ©e par tous ces « obĂ©lisques » hideux dressĂ©s du nord au midi, grands Ă©pouvantails Ă  hĂ©lices brassant de l’air comme un fonctionnaire de Courteline, pas plus que tous nos toits doivent se couvrir de panneaux solaires. Ou, encore, que l’habitacle de nos voitures soit rĂ©duit Ă  la portion congrue pour faire de la place aux piles ! (dont les fabricants sont, au passage, Chinois et CorĂ©ens du Sud).

L’inĂ©vitable relai politique

Les « gilets jaunes » qui, apparemment restent sur leur faim, – Ă  l’origine mouvement informel non violent et non structurĂ©-, doivent se « rĂ©inventer » s’ils veulent se maintenir dans la durĂ©e. NoĂ«l approche et le gouvernement joue le pourrissement de la situation. Pas sĂ»r qu’un tel mouvement aux revendications tellement disparates puisse continuer Ă  mobiliser des salariĂ©s. BientĂŽt, peut-ĂȘtre, ne resteront plus prĂ©sents que les chĂŽmeurs et les retraitĂ©s. L’opinion, favorable, peut basculer Ă  tout moment devant des blocages persistants.

À terme, la solution est politique ; elle ne peut ĂȘtre que politique. Ou nous choisissons la voie insurrectionnelle, comme le revendique un porte-parole autoproclamĂ©, ou alors c’est l’issue dĂ©mocratique qui s’impose. Elle passe, inĂ©luctablement, par de nouvelles Ă©lections lĂ©gislatives. Macron, pour l’instant, est « droit dans ses bottes. »

Si la situation persistait, si le pays Ă©tait paralysĂ©, il devrait cĂ©der sur les hausses de taxes ou s’en remettre au suffrage universel. C’est ce que De Gaulle avait fait en 1968. Mais pas sĂ»r, cette fois-ci, que les Ă©lecteurs reconduisent la majoritĂ© sortante.

Note

(1) Pour en savoir plus sur le scandale des Ă©oliennes, lire le livre d’Alban d’Arguin : Eoliennes, un scandale d’État (SynthĂšse Ă©ditions, collection Pourquoi ?, 178 pages, 20 €). Pour commander ce livre, cliquez ici.

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