Pour fĂȘter le passage du cru 2015 (dĂ©sastreux pour l’Europe occidentale en voie d’islamisation accĂ©lĂ©rĂ©e) Ă  celui de 2016 (qui pourrait ĂȘtre pire encore), de facĂ©tieux « savants » d’un institut mĂ©tĂ©orologique canadien ont lancĂ© un cri d’alarme, immĂ©diatement rĂ©percutĂ© par d’ignares journalistes : le 30 dĂ©cembre, soit peu aprĂšs le solstice d’hiver, « il faisait entre 0° et +2° Celsius au pĂŽle Nord ».
ImmĂ©diatement, le bon peuple est saisi de frayeur : les glaces vont fondre, le niveau des eaux des OcĂ©ans va dramatiquement monter, inondant les basses terres cĂŽtiĂšres, puisque l’on sait que, selon le degrĂ© de salinitĂ©, la glace fond dĂšs que la tempĂ©rature est plus Ă©levĂ©e que -2 Ă  -4° Celsius.
À dire vrai, il est trĂšs prĂ©maturĂ© de paniquer. D’abord la tempĂ©rature citĂ©e avait Ă©tĂ© recueillie sur une seule balise sise Ă  300 km au sud-ouest du pĂŽle
 en outre, on ne sait trop si elle ne « dĂ©raillait » pas totalement. En effet, le mĂȘme jour, la tempĂ©rature en SibĂ©rie du Nord variait, selon les stations mĂ©tĂ©orologiques, entre -45° et -50° ; elle est restĂ©e depuis lors Ă  ces valeurs, descendant mĂȘme parfois jusqu’à -53° au dĂ©but de fĂ©vrier. Le 5 janvier 2016, la T° de la rĂ©gion du pĂŽle Nord Ă©tait de -28° (aprĂšs avoir atteint un nadir Ă  -40° Celsius la nuit prĂ©cĂ©dente). Le mĂȘme jour, en Terre AdĂ©lie, soit en plein Ă©tĂ©, la T° la plus chaude des relevĂ©s des diverses stations mĂ©tĂ©orologiques Ă©tait de -5°, contre une T° habituelle de saison de 0° (et un maximum record de +10° le 30 dĂ©cembre 2001).
Chacun sait (ou devrait savoir) que si la calotte polaire du Nord se fragmente, ce qui provoque une balade d’icebergs en Atlantique-Nord depuis une quinzaine d’annĂ©es avec de gros retentissements sur le Gulf Stream et d’énormes tempĂȘtes de neige dans l’Est des USA, la calotte polaire du Sud est en phase d’accrĂ©tion. En clair, la glace diminue d’épaisseur au Nord et augmente au Sud ; d’oĂč une trĂšs faible Ă©lĂ©vation du niveau des ocĂ©ans. Pas de quoi paniquer, derechef !
L’explication du phĂ©nomĂšne paraĂźt un peu plus compliquĂ©e que ce que nous radotent les journalistes et les politiciens, Ă  propos d’une « pollution thermique, industrielle et animale», gĂ©nĂ©rant d’importants dĂ©gagements de gaz Ă  effet de serre (COÂČ et mĂ©thane – GSE pour les initiĂ©s).
En fait, l’axe gĂ©omagnĂ©tique bouge beaucoup depuis l’An 2000. Le pĂŽle magnĂ©tique Nord s’est dĂ©placĂ© d’Ouest (Canada) en Est (SibĂ©rie) d’environ 4 degrĂ©s de latitude et 22 degrĂ©s de longitude entre 2001 et 2010, et ce mouvement se poursuit Ă  la vitesse moyenne de 40 km/an. En consĂ©quence, le climat se radoucit au nord du Canada, il refroidit au nord de la SibĂ©rie et la glace de la calotte polaire Nord se fragmente.
ParallĂšlement, le Gulf Stream est refoulĂ© vers le Sud, par la balade d’icebergs en Atlantique Nord, ce qui provoque orages et tornades en zones Ă©quatoriales oĂč les tempĂ©ratures ont effectivement augmentĂ© : le temps humide et chaud permettrait plusieurs rĂ©coltes annuelles
 si les Africains des rĂ©gions Ă©quatoriales voulaient bien cultiver leurs terres !
Les historiens connaissent bien de vĂ©ritables et trĂšs importants rĂ©chauffements climatiques. Celui qui, Ă  la fin de la derniĂšre Ăšre glaciaire, il y a environ 15 000 ans, sĂ©para l’Europe continentale de son vrai Finis-Terre : la Grande-Bretagne, par crĂ©ation de la Manche, et qui crĂ©a l’OcĂ©an Arctique, dĂ©sunissant la SibĂ©rie de l’Alaska et du Canada
 la glaciation avait permis le peuplement des AmĂ©riques, vierges de toute prĂ©sence humaine, par des Blancs (SibĂ©riens et AĂŻnos) et des Asiates (Lapons et Mongols).
Ou encore, celui qui eut lieu dans l’hĂ©misphĂšre Nord entre le VIIe et le Xe siĂšcles de notre Ăšre. L’Afrique du Nord devint en partie dĂ©sertique et le Groenland devint une « Terre verte », tandis que de la vigne sauvage poussait sur les rives du Saint-Laurent. En Europe, ce fut une pĂ©riode faste d’augmentation des rendements agricoles
 du moins tant que les guerriers ne dĂ©truisaient pas les rĂ©coltes par joie de nuire ou dans le cadre de la pratique de la terre brĂ»lĂ©e chez l’ennemi. Une Ă©norme poussĂ©e dĂ©mographique s’en suivit, fort bienvenue aprĂšs les ravages occasionnĂ©s par les invasions barbares et les guerres incessantes. Aux VII-Xe siĂšcles, il n’y avait guĂšre de « pollution industrielle » (les GES Ă©taient alors produits par les ocĂ©ans), pas mĂȘme de « pollution dĂ©mographique » et, pourtant, l’on constata un rĂ©chauffement infiniment plus puissant que la hausse des tempĂ©ratures moyennes enregistrĂ©es ces vingt derniĂšres annĂ©es.
On pourrait se souvenir qu’en Occident, les industries textiles et mĂ©tallurgiques dĂ©versĂšrent d’énormes quantitĂ©s de GES durant les annĂ©es 1938-1973, lorsqu’elles tournaient Ă  plein rĂ©gime, et que les hivers 1939-1955 furent les plus longs et les plus froids du XXe siĂšcle (alors que l’effet des GES est immĂ©diat sur la T°).
En conclusion. Il serait bon de dĂ©terminer un peu mieux les facteurs Ă©tiologiques des modifications du climat (phases d’activitĂ© solaire ; modification du gĂ©omagnĂ©tisme), d’étudier les prĂ©cĂ©dents historiques, d’éviter de paniquer les populations avec des informations « bizarres »  et surtout de ne pas transformer en fausse croisade humanitaire une guerre Ă©conomique opposant les USA (et leurs valets) aux pays d’économie Ă©mergente en Asie, ou en Ă©tat de rĂ©Ă©mergence aprĂšs la fin des stupiditĂ©s marxistes (comme c’est le cas des Ă©conomies russe et chinoise). On reproche Ă  la Chine, Ă  l’Inde et Ă  d’autres pays voisins de polluer l’atmosphĂšre avec les GES, l’amiante et les mĂ©taux lourds, soit ce que font tous les pays au dĂ©but de leur industrialisation.
Les Yankees, avec leur cynisme et leur hypocrisie, nous ont dĂ©jĂ  fait le coup de la Croisade pour le Bien, la DĂ©mocratie, la LibertĂ© Ă  plusieurs reprises
 et cela coĂ»ta fort cher aux EuropĂ©ens. Qu’au moins la frange la moins idiote des opinions europĂ©ennes ne donne pas, une fois encore, dans le panneau !
Car l’arnaque se dessine. L’on va prendre l’argent des contribuables des « pays riches » pour « lutter contre le rĂ©chauffement climatique aux consĂ©quences dĂ©sastreuses pour les pays pauvres ». En rĂ©alitĂ©, les multinationales vont pouvoir satisfaire les exigences financiĂšres des roitelets et potentats exotiques trĂšs corrompus, non plus avec leurs ressources privĂ©es, mais avec l’argent public. Ce sera un double bĂ©nĂ©fice pour les maĂźtres de l’économie globalo-mondialiste et le « dĂ©veloppement accĂ©lĂ©rĂ© » ne sera pas celui des pays pauvres, mais celui des comptes secrets de leurs potentats
 l’argent passera des caisses publiques aux banques privĂ©es ! AprĂšs tout, comme disait mon papa : « L’argent, c’est fait pour circuler ».

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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