Si l’on considĂšre les idĂ©es et leurs inspirateurs, on peut diffĂ©rencier trois grands groupes dans le milieu trĂšs disparate des Ă©cologistes : les mystiques (pas forcĂ©ment dĂ©lirants ; ce sont souvent d’authentiques savants), les complotistes (qui sont d’honnĂȘtes gens, mais fort imaginatifs et mĂ©fiants) et les fumistes.

Durant l’AntiquitĂ© grecque, puis romaine – nos mĂšre et pĂšre intellectuels –, l’on a tentĂ© Ă  la fois d’établir un lien entre l’ĂȘtre humain et le cosmos et de protĂ©ger l’environnement. DĂšs l’époque de LucrĂšce et de Virgile (le premier Ă©tant un contemporain de Jules cĂ©sar et le second du neveu, l’Auguste Octave), on se plaignait de « l’épuisement de la Terre », soit un avant-goĂ»t des jĂ©rĂ©miades actuelles sur cette « pĂ©nurie dĂ©finitive » de toutes les ressources naturelles, toujours annoncĂ©e, jamais encore observĂ©e.

ThalĂšs de Milet, au 6e siĂšcle avant notre Ăšre, avait dĂ©jĂ  Ă©mis une hypothĂšse fort curieuse, qui prouve que la thĂ©orie holistique de la jonction des XXe–XXIe siĂšcles de l’ùre dite chrĂ©tienne, n’a rien de nouveau. Le MilĂ©sien parlait d’hylozoisme (« la vie dans la matiĂšre »), introduisant la pensĂ©e dans le monde rĂ©putĂ© inerte. Ernst Haeckel, le pĂšre de l’écologie, affirmait que la matiĂšre, l’énergie, mais aussi l’esprit, sont insĂ©parables.

Ernst Haeckel, un grand anatomiste aux thĂšses embryologiques aventureuses, fut le pĂšre de l’écologie moderne. Il est dĂ©testĂ© des Ă©colo-verdĂątres actuels, parce qu’il Ă©tait pangermaniste, eugĂ©niste et, pour tout dire, un fervent supporter de la « race germano-scandinave » dont l’exaltation par un Autrichien fort cĂ©lĂšbre tourna au dĂ©sastre. Il Ă©tait passĂ© du luthĂ©ranisme au panthĂ©isme et fut le maĂźtre spirituel du fondateur, en France, de l’histo-endocrinologie, le NancĂ©en RĂ©my Collin (son livre : Message social du savant, de 1941, est encore fort lisible).

Message social du savant, RĂ©my Collin (Albin Michel).

Message social du savant, RĂ©my Collin (Albin Michel).

Il n’y a guĂšre de diffĂ©rence, pour le non philosophe professionnel bien sĂ»r, entre le « monisme panthĂ©iste » de Spinoza, « l’ñme universelle primitive » d’Haeckel (in Les Ă©nigmes de l’Univers, de 1899, traduit en langue française dĂšs 1902), « le dedans des choses » envisagĂ© par le jĂ©suite Pierre Teilhard de Chardin dans le monde minĂ©ral ou encore sa phrase (tirĂ©e du PhĂ©nomĂšne humain, rĂ©digĂ© de 1938 Ă  1940, avec une postface de 1948 et qui ne fut publiĂ© que de façon posthume) : « Toute Énergie est de nature psychique, mais cette Énergie fondamentale – y compris celle de l’atome – 
 [est attirĂ©e] dans la direction d’un Ă©tat toujours plus complexe et centrĂ© sur l’avant » (l’on a abrĂ©gĂ© la citation, pour en accroĂźtre la comprĂ©hension)
 et l’on comprend que les censeurs de la hiĂ©rarchie catholique aient eu un peu de mal, en 1962, Ă  envisager l’attribution d’une pensĂ©e consciente Ă  l’atome.

L’écologie moderne authentique conserve ce penchant mystique. Elle est une Gnose, en ce sens que ses adeptes espĂšrent intuitivement comprendre voire communiquer avec les forces cosmiques. Comme tout phĂ©nomĂšne d’essence religieuse est, par nature, chose purement individuelle, et nul n’a le droit de s’opposer aux ĂȘtres ni Ă  leurs idĂ©es, du moins tant que ces « initiĂ©s » ne tentent pas d’imposer Ă  autrui leur conception du monde.

Les complotistes sont dotĂ©s d’une Ă©tonnante facultĂ© d’interprĂ©tation, au service d’un pessimisme fondamental, qui tĂ©moigne d’une grande intelligence du phĂ©nomĂšne social, mais oĂč l’esprit critique est dĂ©veloppĂ© de façon excessive.

Que « l’homme » (sans oublier la femme ni les rejetons) soit « une sale bĂȘte » (Charles de Gaulle dixit, ce qui n’est guĂšre Ă©tonnant au vu de ce qu’il contemplait chaque matin en se rasant), tout le monde peut en convenir Ă  la fin de sa vie. Toutefois, il existe tellement d’heureuses exceptions que la systĂ©matisation devient hasardeuse, un brin excessive.

Le complotiste trouve toujours et partout, dans le moindre alĂ©a climatique comme lors d’un accident ou d’une sottise humaine, un soubassement des « forces du mal », qu’il s’agisse de ce bon vieux Satan (ou son avatar local), des « nazis » Ă  moins qu’il ne s’agisse « du complot juif mondial », plus simplement, et parfois avec raison, des djihadistes ou la branche Action de tel ou tel service secret. Une fois vu (ou entraperçu), mille fois cru !

TransposĂ©e aux peurs pour l’environnement et pour l’avenir de nos descendants, cette orientation mentale risque d’accoucher du classique phĂ©nomĂšne du persĂ©cutĂ© devenant persĂ©cuteur. L’écologiste complotiste, bien plus que le mystique, peut passer Ă  l’acte et devenir un « vengeur » de Dame Nature outragĂ©e. Il « vandalise les vandales » en dĂ©truisant des biens de sociĂ©tĂ©s exploitant des matiĂšres premiĂšres ou diverses espĂšces animales, n’étant gĂ©nĂ©ralement violent que sur les objets.

Reste l’écologiste du troisiĂšme type, si l’on prĂ©fĂšre le recyclage des dĂ©chets intellectuels des XIXe et XXe siĂšcles : les cocus de l’anarcho-syndicalisme et du marxisme. Ceux-lĂ  ne reculent pas devant la violence dirigĂ©e contre les ĂȘtres humains. Ils sont repĂ©rables, avant mĂȘme leurs exactions, Ă  la bĂȘtise de leur argumentation, Ă  forts relents dogmatiques. On ne peut ruminer au long cours Marx, Freud et « Trotski » sans dommage cĂ©rĂ©bral.

L’humanitĂ© Ă©tant ce qu’elle est, le corps Ă©lectoral de chaque pays est dominĂ© par les sous- et les moyennement douĂ©s. C’est donc aux « écolo-verdĂątres », ces Ă©cologistes de pacotille, provenant du recyclage de la moisissure intellectuelle des siĂšcles prĂ©cĂ©dents, que vont les suffrages qui se dĂ©tournent de l’individualisme Ă©goĂŻste des partis globalo-mondialistes et qui n’osent se porter sur les mouvements populistes, diabolisĂ©s par une propagande d’autant plus efficace que ses arguments sont dĂ©biles, grĂące Ă  une habile distorsion des rĂ©alitĂ©s historiques.

Il reste énormément de travail à faire pour dénoncer les supercheries et faire surgir des idées un peu moins sottes que celles qui triomphent de nos jours en Occident.

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