Le risque de se rĂ©pĂ©ter n’est rien en comparaison de n’ĂȘtre pas compris et cette affaire des taux nĂ©gatifs ou nuls, qui revient souvent sous ma plume, n’intĂ©resse pas que les banquiers et les Ă©conomistes. Voici pourquoi.

taux negatifs

Les Ă©conomistes nous affirment que cette affaire des taux nĂ©gatifs ou nuls est sans prĂ©cĂ©dent dans l’histoire, c’est Ă  la fois vrai et faux, vrai dans l’histoire Ă©conomique du monde capitaliste, faux car il y a un prĂ©cĂ©dent. Qui s’est en effet avisĂ© de nous dire que durant soixante-dix ans, un pays a connu des taux d’intĂ©rĂȘt nuls et que c’était l’URSS ? En effet il Ă©tait hors de question que les prĂȘts rapportent de l’argent, le rĂ©sultat fut que l’Etat, seul investisseur, procĂ©da durant des dĂ©cennies Ă  des dons en capital dont il avait le monopole. Ainsi, et c’est lĂ  une des causes principales de l’échec de l’URSS, l’allocation en capital se faisait Ă  l’aveuglette (en dĂ©pit du plan ou Ă  cause de lui) sans aucune idĂ©e de l’issue productive. Les consommateurs soviĂ©tiques en savent quelque chose qui, pendant cinquante ans, firent la queue devant les magasins. Dame PĂ©nurie Ă©tait une figure du socialisme rĂ©el. Mais, me direz-vous, nous ne sommes pas en URSS, les magasins sont bien fournis et la frĂ©nĂ©sie consumĂ©riste trouve Ă  s’exprimer. Voire !

Taux négatifs et systÚmes sociaux

Il n’aura pas Ă©chappĂ© Ă  nos lecteurs qu’aprĂšs la crise des Gilets jaunes, nous avons maintenant celle des retraites. Posons-nous donc la question : et si les taux nĂ©gatifs ou nuls et la politique de la BCE, la Banque Centrale EuropĂ©enne, remettaient en question nos systĂšme sociaux et, Ă  terme, nous conduisaient Ă  de plus graves soubresauts politiques et sociaux ?

On sait dĂ©jĂ  que, pour les Ă©pargnants, des taux d’intĂ©rĂȘt bas les contraignent Ă  faire plus d’économies pour maintenir leurs revenus futurs, les rĂ©gimes de retraite, mĂȘme par rĂ©partition, en sont affectĂ©s. On sait qu’une banque commerciale sur trois est menacĂ©e de faillite. Ce que l’on sait moins, c’est qu’elles craignent de prĂȘter aux mĂ©nages et aux PME, et prĂ©fĂšrent dĂ©poser leurs rĂ©serves Ă  la BCE (mĂȘme Ă  -0,5 % c’est moins risquĂ©).

« Bienvenue dans un monde oĂč je m’enrichis en empruntant et je m’appauvris en Ă©pargnant, oĂč le feu ne brĂ»le plus et l’eau ne mouille plus », a Ă©crit Philippe Alezard (Contrepoints). Et le coupable ce ne sont pas les banques mais les politiques via le bras armĂ© du pouvoir europĂ©en, la BCE et sa monnaie de singe. Certains analystes lucides parlent de la fin de notre civilisation. Jeff Deist, du Mises Institute, par exemple : « Les taux d’intĂ©rĂȘt nĂ©gatifs sont le prix que nous payons pour les banques centrales
 La civilisation nĂ©cessite une accumulation et une production ; la dĂ©-civilisation se produit lorsque trop de gens dans une sociĂ©tĂ© empruntent, dĂ©pensent et consomment plus qu’ils ne produisent. »

Nous avons donc toutes les composantes de la crise actuelle : la ruine des Ă©pargnants et futurs retraitĂ©s et avec eux la disparition de la classe moyenne. La fin de l’assurance-vie, les bulles sur les prix des actifs (immobilier, bourse,) la perte de productivitĂ© avec des investissements peu productifs, et la survie des entreprises inefficaces. Entreprises zombies pour une Ă©conomie zombie dont la grande truanderie financiĂšre n’a cure puisque la sphĂšre spĂ©culative est devenue sa propre fin. Et enfin, mais non la moindre, les pressions Ă  la baisse sur les salaires, car la faiblesse des salaires autorise une inflation faible – donc des taux d’intĂ©rĂȘt faibles –, ce qui permet Ă  la dette de progresser et Ă  la Davocratie (entendez nomenklatura) de prospĂ©rer.

Un des plus grands rackets de tous les temps ! Qui donne raison Ă  Boukovski, le dissident soviĂ©tique rĂ©cemment dĂ©cĂ©dĂ©, Ă  qui on demandait ce qu’il pensait de l’Union europĂ©enne : « Nous avons dĂ©jĂ  vĂ©cu dans votre avenir. »

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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