par Christophe Poitou. 

Dans le contexte du G7 au Canada de juin 2018 sur fond de dĂ©saccords commerciaux entre l’Europe et les USA, on remarque que l’excĂ©dent commercial de la France vis-Ă -vis des USA est d’environ 16 milliards d’euros. Ce n’est pas un chiffre considĂ©rable en comparaison des PIB respectifs, mais tout de mĂȘme
 Par consĂ©quent, si la logique Ă©conomique Ă©tait respectĂ©e, c’est nous qui devrions accroĂźtre nos positions mobiliĂšres ou immobiliĂšres (actions et terrains privĂ©s beaucoup plus qu’obligations du trĂ©sor US si on a deux sous de jugeote) chez eux. Or c’est l’inverse qui se produit. Ils nous envahissent financiĂšrement. Ceci est aberrant, voire scandaleux. Les Chinois ont un excĂ©dent vis-Ă -vis de nous et en consĂ©quence achĂštent des cafĂ©s Ă  Paris, du capital commercial privĂ©, des vignobles, lorgnent notre beurre, essayent d’acheter des entreprises de robotique en Allemagne.

Mais ces prises de position de la Chine chez nous ou en Europe (le port du PirĂ©e aussi), quelque odieuses qu’elles puissent ĂȘtre, se font « à la rĂ©guliĂšre ». Ils ont gagnĂ© de l’argent honnĂȘtement, ils le rĂ©investissent chez nous. Prenons garde tout de mĂȘme de ne pas finir en pays d’extraction primaire pour riches chinois amateur de vins ou de poulet comme certains pays africains du cacao ou du cafĂ©. Odieux donc, mais « à la rĂ©guliĂšre ».

Rien de tel avec l’intrusion agressive des capitaux US des fonds d’Equity et des fonds vautours (KKR, Blackrock,
) chez nous dans le CAC40 ou ailleurs. Ceci illustre que l’économie n’est pas tant une science qu’un rapport de force. Le plus soumis s’écrase, aucun rapport avec l’économĂ©trie. On peut discourir tant qu’on veut sur les taux et les prix. Ce sont des sujets qui comptent bien sĂ»r. Mais ce sont aussi des refuges tranquilles pour ceux qui ne veulent pas se fĂącher, qui ne veulent « pas d’ennuis » et fuient les conflits embarrassants. Une grande part de la vĂ©ritĂ© Ă©conomique se trouve pourtant bien dans ces sujets embarrassants et « sales » et non pas dans les sujets techniques tranquilles et « propres ». Celui qui est actif, agressif, menteur, arnaqueur comme les vautours amĂ©ricains, peut parfois dominer les autres grĂące Ă  ses vices et sa violence. Les « partenaires » sont mis devant le fait accompli et voilĂ  tout. Les AmĂ©ricains (le gouvernement amĂ©ricain plus exactement) viennent ainsi d’aboyer l’ordre aux entreprises françaises de quitter l’Iran, avec un Ă©norme manque Ă  gagner Ă  la clĂ©. Puis, en passant, ils Ă©ventrent encore d’un petit coup la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de 1 Ă  2 milliards, sous tel ou tel prĂ©texte.

La nature humaine Ă©tant sadique, celui qui s’écrase reçoit encore plus de coups, pas moins. Jusqu’au moment oĂč c’en est trop et oĂč il se rĂ©volte avec pertes et fracas. Les Chinois, eux, ne se laissent pas faire. Ils ont tout simplement Ă  peu prĂšs complĂštement interdit Google et voilĂ  tout. Et ils n’en s’ont pas morts, au contraire ils sont respectĂ©s ! Ignorons purement et simplement l’interdiction stupĂ©fiante que les USA nous font de faire du commerce avec l’Iran ou la Russie dans certains secteurs. Nous avons tout Ă  y gagner, des parts de marchĂ©s et notre honneur. Certes nous perdrons peut-ĂȘtre quelques licences aux USA, mais la Russie et l’Iran feront sans doute plus que compenser. En plus, contrairement aux Allemands, nous ne vendons presque pas d’automobiles aux USA. Les AmĂ©ricains (le gouvernement US plus exactement) sont durs avec les faibles et doux avec les forts. Et finalement les Chinois continuent sans problĂšme Ă  faire du business avec tout le monde, les USA, l’Iran, la Russie, les Ă©mirs


Chose moins connue, Ă  l’époque ou le terne Hu Jintao Ă©tait secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du PCC, des gestionnaires de fortune et banques privĂ©es US ou europĂ©ennes (Rothschild, Goldman sans doute aussi et quelques autres,
) ont essayĂ© de s’implanter en Chine pour gĂ©rer la fortune des millionnaires apparatchiks rouges tenant Ă  la fois la politique et l’économie, et probablement plus ou moins les corrompre pour essayer de les dominer (comme quoi le communisme et le capitalisme sont parfaitement compatibles, hĂ©las !).

Un peu Ă  la maniĂšre des banquiers centraux corrompant les princes et les Ă©lites europĂ©ennes durant le XIXe siĂšcle. On essaye souvent de refaire ce qui a marché ! Mais les Chinois qui ont le sens du groupe et du temps long ont flairĂ© le danger, l’araignĂ©e monstrueuse tissant sa toile, et ont Ă©conduit le prĂ©dateur.

L’Europe, elle, ne flaire plus grand-chose. Le nez dans le guidon de ses directives Ă  la noix que des Chinois ou des AmĂ©ricains plus retors ou plus vicieux auront tĂŽt fait de contourner, elle est Ă  cĂŽtĂ© de ses pompes. Elle continue donc, contrairement Ă  la Chine, Ă  se laisser dominer par les USA. Savez-vous que les actions des GAFA (Google-Amazon-Facebook-Apple) achetĂ©es en Europe sont souvent sans droit de vote. En quel honneur ? Tout simplement dĂ©jĂ  parce qu’il y a des EuropĂ©ens assez nigauds et soumis pour en acheter. Les AmĂ©ricains veulent notre argent, mais pas que nous ayons notre mot Ă  dire. Bonjour l’absence complĂšte de dĂ©mocratie actionnariale dont les mĂȘmes nous rebattent les oreilles !

L’inverse n’est pas vrai. Les fonds amĂ©ricains qui envahissent le CAC veulent avoir leur mot Ă  dire sur les actions menĂ©es pour faire avancer leurs intĂ©rĂȘts purement financiers, mais aussi leur agenda mondialiste. Aucun rapport avec l’économĂ©trie, c’est un problĂšme psychologique : des arnaqueurs d’un cĂŽtĂ©, des masos soumis de l’autre. Quand l’Europe se rebiffe enfin (comme « le cave » ?), c’est trop peu, trop tard et Ă  cĂŽtĂ© de la plaque. Les amendes infligĂ©es aux GAFA par Bruxelles sont dĂ©risoires Ă  cĂŽtĂ© des sommes fabuleuses extorquĂ©es Ă  la BNP, Ă  Deutsche Bank, au CrĂ©dit agricole ou Ă  Volkswagen. Voyez aussi ces reprĂ©sailles europĂ©ennes complĂštement ineptes dans le cadre du dĂ©but de guerre commerciale en ce mois de juin 2018. Vont ĂȘtre ciblĂ©s par Bruxelles, nous dit-on, Harley, le jus d’orange et le Bourbon. Peut – on ĂȘtre plus Ă  cĂŽtĂ© de la plaque ? Ce ne sont pas Harley et le bourbon, les mĂ©chants ! Les mĂ©chants sont les GAFA, les milliardaires mondialistes qui ourdissent des guerres, le FMI, les fonds d’Equity, les hedge funds, les banques d’affaires
 C’est Ă  eux qu’il faut s’attaquer. Mais pas Ă  Harley ! Cette guerre commerciale constitue le bon moment pour barrer franchement la route aux GAFA, sans autre forme de procĂšs. « Et si vous n’ĂȘtes pas contents c’est le mĂȘme prix », en prenant le mĂȘme ton que celui qu’ils prennent avec nous. Tout n’est pas qu’une question d’argent. Il y a aussi l’honneur et l’indĂ©pendance nationale. Et paradoxalement cette voie de l’honneur est sans doute le meilleur moyen Ă  terme de ne pas sombrer dans le caniveau. Les losers soumis et masochistes qui n’osent pas se rebiffer finissent appauvris dans le caniveau aprĂšs avoir Ă©tĂ© arnaquĂ©s par tous les profiteurs et les sadiques.

Au passage, nous voyons que la transformation des problĂšmes politiques en problĂšmes de droit ou en problĂšmes techniques fait les affaires des mondialistes amĂ©ricains. Pour ne pas dire qu’ils sont Ă  l’origine de ce processus visant Ă  vider la dĂ©mocratie de sa substance pour Ă©carter les peuples qui les dĂ©rangent des dĂ©cisions. Des petits enfants qui souffrent (par exemple de migrants
), ça ne doit plus ĂȘtre de leur point de vue un problĂšme politique, mais seulement un problĂšme de droit dissociĂ© du problĂšme des Ă©lections.

On comprend mieux Ă  partir de lĂ , la nĂ©cessitĂ© pour Macron, pour les milliardaires amĂ©ricains et autres mondialistes d’alimenter en permanence leur infĂąme chaudiĂšre mondialiste avec des fakes news de petits enfants qui souffrent, par exemple syriens « gazĂ©s Ă  Douma », de pauvres jeunes de banlieues violĂ©s avec des matraques, de journalistes ukrainiens soi-disant assassinĂ©s, d’éventuels opposants russes empoisonnĂ©s, de conspiration aberrante de Trump avec les Russes, etc.

Les problĂšmes politiques peuvent ainsi ĂȘtre rĂ©duits Ă  des problĂšmes de droit n’ayant plus de rapports avec les Ă©lections. Avec, Ă  la clĂ©, sanctions ou bombardements, impeachment, amendes pour les contrevenants ou les rĂ©calcitrants (mais pour certains pays, les milliardaires qui tiennent les mĂ©dias pourront sans doute faire des exceptions).

Amendes pour la Pologne ou la Hongrie par exemple. Transformation des problĂšmes politiques en problĂšmes juridiques ou judiciaires donc, mais aussi en problĂšmes techniques. C’est l’autre grand volet. L’autre grande maniĂšre d’écarter le peuple qui dĂ©range des prises de dĂ©cision et de se passer de la dĂ©mocratie. Comprenez-vous quelques choses Ă  l’évaluation de la valeur des actifs financiers en rĂ©gime de change flottant dans le cadre de « solvency III » ? Non ? IncompĂ©tent ! Ne venez pas vous mĂȘler de l’union bancaire en Europe alors ! Danger public ! À cause de vous, on perd du temps ! À cause de vous, il y a des petits enfants qui souffrent ! Ce sont pourtant ces tartuffes qui sermonnent les autres qui sont les auteurs des pires catastrophes. Tout le monde se met alors Ă  crier comme dans un asile de fous. Ça ne peut que mal tourner.

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