Tout le monde, ou presque, connaĂźt deux phrases, si souvent rabĂąchĂ©es qu’elles sont devenues de dangereux piĂšges Ă  gogos.

L’une est rĂ©putĂ©e germanique, alors qu’elle est du bas-allemand Ă  la sauce yiddish : « Men ist azoy wie Gott in Frankreich » (Heureux comme Dieu en France), phrase encourageant les Juifs d’Europe centrale Ă  Ă©migrer dans la « Terre promise des droits de l’homme. »

La seconde est tirĂ©e de l’Évangile selon Matthieu (5, 3) : « Heureux ceux qui ont un cƓur de pauvre [variante : simple], le royaume des cieux leur appartient. »

Entrons maintenant dans l’application de ces jolies sentences dans notre RĂ©publique macronienne. La Dette de l’État (source INSEE, juin 2017) flirte avec les 2 210 milliards d’euros (2 209 et de grosses poussiĂšres de millions d’unitĂ© de compte), pour un PIB estimĂ© en 2016 Ă  2 232 milliards d’euros
 faisons confiance Ă  nos gentils administrateurs, experts en tout et n’importe quoi, pour atteindre bientĂŽt les 100 % de PIB en Dette publique officielle.

Notre armĂ©e, mal aimĂ©e des media, Ă  l’armement vĂ©tuste, alors qu’officiers et soldats dĂ©ploient un courage digne de leurs prĂ©dĂ©cesseurs sur divers fronts exotiques, coĂ»te 1,5 % du PIB. En revanche, l’aide aux immigrĂ©s – tant aimĂ©s des media – coĂ»te 3 % du PIB
 cherchez l’erreur dans un monde instable, voire explosif.

On dit que le SĂ©nat ne sert Ă  rien ! Grave erreur, on y trouve une commission des affaires sociales qui publie (avec un certain retard) ses comptes-rendus qui sont loin d’ĂȘtre inintĂ©ressants.

On y apprend par exemple que le budget de l’AME (Aide MĂ©dicale de l’État), destinĂ©e aux immigrĂ©s illĂ©gaux, clandestins, plus connu sous l’appellation de « sans-papier » (et il n’est nul besoin de mettre un « s » Ă  « papier » puisqu’ils n’en ont point) Ă©tait prĂ©vu pour 600 millions d’euros en 2014. L’annĂ©e suivante, 2015 de triste mĂ©moire, l’AME a coĂ»tĂ© rĂ©ellement 814 milliards et le budget de 2017 est estimĂ© au milliard.

AME - Aide MĂ©dicale de l’État

GrĂące au SĂ©nat, l’on apprend qu’en 2015, ces « sans-papier » Ă©taient officiellement (hors super-clandestins) au nombre de 316 314. Recenser les clandestins sans les rĂ©-expĂ©dier Ă  l’envoyeur, ne serait-ce pas se moquer du bon peuple, celui qui paye impĂŽts et taxes ?

En 2016, le nombre d’immigrĂ©s exotiques « mineurs isolĂ©s » Ă©tait d’environ 20 000, aidĂ©s par un budget de 2 milliards d’euros
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« La France, terre des arts, des armes et des lois », devenue haut-lieu de la dĂ©pense publique absurde, terre-miroir aux alouettes, pays du gĂąchis ? C’est, hĂ©las, une Ă©vidence.

Si l’on employait le dixiĂšme du budget dĂ©vorĂ© par l’immigration extra-europĂ©enne Ă  former dans leur pays d’origine les autochtones, il est probable que la planĂšte s’en porterait mieux
 peut-ĂȘtre pas les bĂ©nĂ©fices de la grande distribution, alimentĂ©e par une consommation parasitaire provenant de la redistribution de l’argent prĂ©levĂ© sur les contribuables, mais ces profiteurs d’un systĂšme pourri, on doit les rejeter.

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, ils seront rassasiĂ©s » (Matthieu, 5, 6)
 ce sera peut-ĂȘtre le cas aprĂšs la RĂ©volution populiste, mais surtout aprĂšs le retour des immigrĂ©s dans leurs continents d’origine dont on aidera le vĂ©ritable dĂ©veloppement.

Les multinationales exploitent les richesses du Tiers-Monde. Les Nations d’Europe pourraient faire l’inverse et contribuer Ă  faire entrer le Tiers-Monde dans l’ùre du travail efficace, soit la vĂ©ritable modernitĂ©, qui n’est sĂ»rement pas de consommer sans travailler.

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