Nombre d’intervenants dans les mĂ©dias, y compris parfois certains jugĂ©s comme sĂ©rieux ou amis, se dĂ©lectent souvent Ă  agiter les peurs. Leurs motivations sont diverses et parfois se conjuguent : montrer que l’on sait, que l’on est initiĂ©, se rendre intĂ©ressant, vendre ses livres et ses lettres dites confidentielles, vendre de l’or ou des produits dangereux, voire pourris, journalistes en mal de copie ou de scoop, ou, tout simplement, Ă©conomistes qui voudraient que l’économie colle Ă  leurs thĂ©ories, certes parfois brillantes, mais peu concrĂštes ou dĂ©passĂ©es, etc. Mais celle-ci se dĂ©robe.

Au vu de ce que nous avons Ă©crit prĂ©cĂ©demment, il est Ă©vident que nous pensons que la situation Ă©conomique est terrible. NĂ©anmoins, nous ne nous en servons pas pour vous vendre n’importe quoi.

Croyez-vous que seuls les comptes bancaires seraient touchĂ©s en cas de faillite d’une banque systĂ©mique ?

Croyez-vous que seuls les comptes bancaires seraient touchĂ©s en cas de faillite d’une banque systĂ©mique ?

La BRRD (Bank Recovery and Resolution Directive « La Directive europĂ©enne sur le redressement des banques et la rĂ©solution de leurs dĂ©faillances ») a bien Ă©tĂ© votĂ©e au Conseil de l’Union EuropĂ©enne Ă  la demande de Madame Lagarde, au nom du FMI : possibilitĂ© de saisir 10 % des dĂ©pĂŽts bancaires en cas de faillite de banque systĂ©mique.

Nous sommes harcelés de demandes de clients inquiets, ce que nous comprenons.

Mais soyons sĂ©rieux : Croyez-vous que seuls les comptes bancaires seraient touchĂ©s en cas de faillite d’une banque systĂ©mique ? Ce mot implique que de nombreuses autres banques et la Finance en gĂ©nĂ©ral seraient impactĂ©es. Rappelons-nous de Lehman Brothers ! De nombreuses banques en subiraient les consĂ©quences. C’est donc Ă  quelque chose de beaucoup plus grave auquel nous serions confrontĂ©s, mais avec pratiquement aucun moyen d’y Ă©chapper. Il faut donc se mĂ©fier des « bons » conseils.

Nous pensons Ă  une espĂšce d’ISF exceptionnel (Par exemple, une annĂ©e et 10 % pris une fois ?), touchant mĂȘme les patrimoines les plus modestes. Car, si l’on doit saisir une partie des soldes des comptes bancaires, on saisira aussi les contrats d’assurance et les livrets, les comptes Ă  terme et autres placements. Mais aussi les titres, l’immobilier locatif (prĂ©lĂšvement Ă  payer en plusieurs versements), les comptes Ă  l’Étranger (suppression en cours de la confidentialitĂ©). Les billets devront ĂȘtre Ă©changĂ©s Ă  la Banque de France qui retira 10 % (ceux de 500 € vont l’ĂȘtre bientĂŽt : traque des fonds ramenĂ©s de Suisse ou du Luxembourg). L’Or gardĂ© cachĂ© ne servira plus Ă  grand-chose. Un registre existe maintenant pour les nouveaux achats. Fiction ? Peut-ĂȘtre, mais le mĂȘme FMI a dĂ©jĂ  rĂ©flĂ©chi Ă  cela.

Certains des « bons amis » que j’ai listĂ©s plus haut invitent Ă  avoir des espĂšces chez soi ou dans un coffre (idiotie dans les deux cas), Ă  placer Ă  Hong Kong ou ailleurs sur des produits pourris (le Forex pour les particuliers) ou dans de l’immobilier exotique, de l’Europe de l’est ou des USA (sans aller vĂ©rifier). À fuir !

Autre conseil imbĂ©cile : ouvrir des comptes dans plusieurs banques pour bĂ©nĂ©ficier des fonds de garanties des banques et des compagnies d’assurances. Si un tel krach systĂ©mique intervient, les fonds de garantie seront mangĂ©s avec la disparition de la premiĂšre entreprise. Tout au plus, chaque foyer (Ă©poux et enfants compris) recevra quelques centaines d’euros qu’il ait un compte ou dix comptes. Mais cela est peu probable.

L’éclatement de la zone euro et la sortie de l’euro. Nous ne sommes pas des gourous et nous ne savons pas ce qui va arriver. Par contre, nous souhaitons conseiller des positions qui protĂšgent au mieux quel que soit le sens Ă  venir.

Simple rĂ©flexion : la dĂ©valuation, soit moins 24 %, nous venons de la connaĂźtre avec un euro passĂ© de 1,50 Ă  1,14 dollar aujourd’hui. Et pour les plus ĂągĂ©s, nous en avons connu d’autres.

 

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