C’est officiel : selon l’agence New World Wealth, le vaisseau europĂ©en prend l’eau, et les fuient le vieux continent, ruinĂ© et envahi.

Les mĂ©tropoles de la France et des pays mĂ©ridionaux comme l’Espagne, l’Italie ou encore la GrĂšce se vident de leurs bons riches. Les millionnaires quittent des villes comme Paris, Bruxelles, AthĂšnes ou Rome. On ne prĂ©cise pas (comme c’est curieux !) quel rĂŽle peuvent avoir les rĂ©fugiĂ©s dans la fuite de ces villes.

Et le document ne parle pas non plus de Cologne ou de l’Allemagne ! Quel dommage !

ÉlĂ©ment intĂ©ressant : Londres, capitale incontestĂ©e du Richistan jusque lĂ , est en dĂ©clin. Nous le savions grĂące au Monty Python John Cleese qui disait en 2012 ne plus reconnaĂźtre sa bonne ville !

Les Anglais de souche, ou nĂ©s Ă  Londres, la fuient
 Ils gagnent d’autres contrĂ©es moins exotiques ou inquiĂ©tantes. Des villes comme Chicago aux États-Unis, soumise Ă  la violence de 3 000 gangs ethniques, se vident aussi de leur population la plus prospĂšre. Mais le continent nord-amĂ©ricain est grand, parfois encore assez vide et permet Ă  tout riche de trouver sa thĂ©baĂŻde.

Le document Ă©voque dix mille français – dont trois mille Parisiens – qui ont quittĂ© la France en 2015 en insistant sur les causes : les frictions islamo-chrĂ©tiennes (ces chrĂ©tiens, tout de mĂȘme !) qui poussent pas mal de Juifs français Ă  se rĂ©fugier Ă  Tel Aviv, devenue une des villes les plus riches du monde.

Les autres fuyards (fuyards ou réfugiés ?) filent en Amérique du Nord et en Australie.

On ajoute aussi que les frictions russo-amĂ©ricaines sont Ă©voquĂ©es dans le texte et inquiĂštent en haut lieu (puisqu’elles se solderont par une guerre nuclĂ©aire lorsque Clinton et JuppĂ© seront Ă©lus).

Fini la Suisse ! Le riche se rĂ©fugie aux antipodes ; non pas en Patagonie comme le hĂ©ros de Jean Raspail, mais en Australie et en Nouvelle-ZĂ©lande, promue Eldorado du Richistan depuis la saga du Seigneur des Anneaux. Des villes comme Sydney, Melbourne, Auckland sont ainsi pleines Ă  craquer de riches. Et le document ne parle pas des Ăźles qui s’arrachent Ă  prix d’or dans ces contrĂ©es sauvages !

On citera Chesterton et le nommĂ© Jeudi pour expliquer le problĂšme : « Vous partagez cette illusion idiote que le triomphe de l’anarchie, s’il s’accomplit, sera l’Ɠuvre des pauvres. Pourquoi ? Les pauvres ont Ă©tĂ©, parfois, des rebelles ; des anarchistes, jamais. Ils sont plus intĂ©ressĂ©s que personne Ă  l’existence d’un gouvernement rĂ©gulier quelconque. Le sort du pauvre se confond avec le sort du pays. Le sort du riche n’y est pas liĂ©. Le riche n’a qu’à monter sur son yacht et Ă  se faire conduire dans la Nouvelle-GuinĂ©e. Les pauvres ont protestĂ© parfois, quand on les gouvernait mal. Les riches ont toujours protestĂ© contre le gouvernement, quel qu’il fĂ»t. »

Si les riches se mettent à détester leur douce mondialisation


A propos de l'auteur

Nicolas Bonnal

Essayiste et chroniqueur politique, Nicolas Bonnal est l’auteur d’une quinzaine de livres sur la politique, l’identitĂ©, l’initiation et le cinĂ©ma
 Derniers livres parus aux Éditions Dualpha : Le paganisme au cinĂ©ma ; La chevalerie hyperborĂ©enne ; le Graal et Donald Trump, le candidat du chaos. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s en Espagne.

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