par Francis Bergeron

La bourse dĂ©visse, c’était Ă  prĂ©voir : les mesures de protection ont fini par secouer l’économie. Chacun peut s’en rendre compte car les magasins sont dĂ©sertĂ©s, les secteurs des loisirs, des voyages, des spectacles, font grise mine. Le commerce international fonctionne au ralenti. Les matĂ©riels de production et les biens de consommation (voitures, informatique, machines-outils, « produits bruns » et « produits blancs ») sont en perdition sur les chaĂźnes d’assemblage. La chute des produits pĂ©troliers accompagne et accentue ce mouvement de repli mondial. Lundi, Paris reculait de 8,39 %. En trois semaines les bourses ont perdu jusqu’à 23 % de leur valeur. On commence Ă  parler de rĂ©cession.

Faut-il s’en affoler ? Rien n’est moins sĂ»r. D’abord le dĂ©rapage de la Bourse frappe assez peu les Gilets jaunes et les « sans dents ». Qui fait grise mine ? Les bobos, les hipsters, les habitants des grandes villes, les fortunes anonymes et vagabondes, comme disait dĂ©jĂ  Henry Coston. Ceux qui ont investi dans la pierre sont pour l’heure prĂ©servĂ©s. En gros, pour une fois, le conservateur s’en sort mieux que le libĂ©ral-libertaire.

L’autre bonne nouvelle, c’est Ă©videmment que la Chine, cette Chine oĂč nos politiques et nos industriels se rendaient comme d’autres vont Ă  La Mecque, a du plomb dans l’aile. Le coronavirus, c’est elle. Et la rĂ©cession devrait venir par elle. Cette perspective oblige dĂ©jĂ  Ă  une rĂ©vision des circuits d’approvisionnement. Elle peut amorcer une relocalisation des productions.

Le coronavirus a en effet rĂ©vĂ©lĂ© Ă  quel point il Ă©tait dangereux de disperser au niveau mondial les diffĂ©rentes composantes des mĂ©dicaments, ou encore d’internationaliser les Ă©tudes de mise sur le marchĂ© de nouveaux mĂ©dicaments, avec leurs phases successives, opĂ©rĂ©es sur des continents diffĂ©rents en fonction des volumes de volontaires Ă  recruter. La rĂ©implantation locale, les circuits courts, les cycles plus ramassĂ©s, pour aller « de la fourche Ă  la fourchette », pourraient ĂȘtre fortement accĂ©lĂ©rĂ©s par la prise de conscience des limites et des effets pervers de la mondialisation.

Monstrueuse bulle spéculative

Car au-delĂ  de la contre-image chinoise, c’est bel et bien le schĂ©ma de la mondialisation qui est remis en cause. Non seulement on en perçoit dĂ©sormais les limites, mais on en dĂ©couvre les inconvĂ©nients oĂč on ne les attendait pas.

Cette crise, ce « krach boursier » (vision pessimiste), cette « correction des marchĂ©s » (vision plus optimiste), on nous la promettait Ă  chaque fin d’étĂ© ou dĂ©but d’automne, car c’est toujours Ă  ces pĂ©riodes de l’annĂ©e qu’elle se produit. On la guettait. Du cĂŽtĂ© de l’AmĂ©rique, avec un Trump prĂ©sentĂ© comme un boutefeu ? Du cĂŽtĂ© de la Russie, du BrĂ©sil, des populistes europĂ©ens ? Mais pas du cĂŽtĂ© de la Chine, havre de stabilitĂ©.

Or la bulle spĂ©culative est victime d’un virus, c’est-Ă -dire d’un problĂšme purement conjoncturel, non pas structurel. Ce qui laisse penser que le redĂ©marrage Ă©conomique, aprĂšs cet Ă©pisode malheureux, sera rapide. Rapide, mais purgĂ©, purgĂ© de sa bulle spĂ©culative, certes, un peu purgĂ© aussi, peut-on l’espĂ©rer, de ces visions d’un monde sans frontiĂšres, sans identitĂ©s, largement ouvert Ă  tous les virus.

Article paru dans les colonnes du site Présent.

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