11 mars 2020

Quand un Ministre brasse du vent

Par Alexis Arette

L’époque est riche en évènements et ceux-ci se télescopent. À peine revenu du Mont-Blanc où peut-être a-t-il ordonné à la mer de glace d’arrêter sa fonte, voici le Président affronté au salon de l’agriculture après avoir été porter la bonne parole à Bruxelles où malheureusement, on n’a pas voulu l’entendre.

agriculture

Par contre, face aux agriculteurs de la seule « Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles » qui l’ont entouré, il a pu se livrer avec succès à son exercice jaculatoire préféré.

Pendant une demi-heure, avec un talent que nul ne lui conteste, il a brossé un tableau du paradis terrestre qu’il allait programmer.

J’ai eu l’impression, probablement coupable, qu’il brassait du vent, mais avec moins d’efficacité qu’une éolienne. Il était assisté par le ministre de l’agriculture qui avait déclaré il y a peu : « Il n’y a pas d’avenir pour l’agriculture sans l’Europe » et il avait ajouté « L’extrême droite, elle, veut en sortir ! ».

À ce degré, je ne suis pas sûr que l’on puisse traiter efficacement le cas par électrochoc…

Je pense que c’est un Président Syndical de l’Oise, qui a tiré les conclusions de la rencontre. Il me semble l’avoir entendu dire du président : « Il s’est engagé ! On espère ! On verra ! ».

C’est à peu près ce que ce syndicat complice de notre génocide répète, avoir reçu les mêmes assurances présidentielles, depuis 60 ans !

Le pire, c’est que, toujours sous l’égide de ce syndicalisme d’état, on a prévu des festivités d’hommages à Jacques Chirac, le plus éminent fantoche du régime : ce fut ce totalitaire qui imposa que seuls la FNSEA et le Centre des jeunes agriculteurs fussent reconnus par l’État comme représentatifs, excluant ainsi des discussions toutes les autres mouvances syndicales !

Ce fut sur un débat très important, soit la liberté des inséminations, que pour une fois Bruxelles nous donna raison, contre la République.

Jacques Chirac ne put donc totalement soviétiser l’agriculture comme il l’avait programmé. Mais cela nous avait coûté très cher.

Il s’est trouvé qu’une semaine avant le Salon, le site Médiapart a publié les salaires fastueux de quelques cadres de la FNSEA. Ainsi, le Directeur Général, Clément Faurax, percevrait 13 400 euros par mois ; Madame Catherine Lion, directrice sortante, 8 900 euros, plus une prime mensuelle de 6 000 euros !

Le reste du haut personnel est à l’avenant, mais en général, c’est par le biais d’emplois confortables, car ils n’ont rien à voir avec le monde agricole, que les « hongreurs » de l’agriculture sont récompensés : Membres du Conseil Économique, postes de choix dans le mutualisme, présidences de coopératives, secrétariats d’État, parfois assurances de députations, et même promotion ministérielle avec Jacques Chirac, bref tout un arsenal de promotions financières qui permettent aux anciens bouseux de ne pas recourir aux restaurants du cœur !

De mon temps, la FNSEA, avec 800 000 adhérents, était une puissance considérable, capable d’une jacquerie libératrice.

Aujourd’hui, la FNSEA, se targue de 212 000 adhérents, plus endettés que la valeur de leurs domaines. On ne les voit plus manifester, car la mouvance n’est plus que le squelette de ce qu’elle fut… J’espérais cependant qu’au Salon, il y aurait au moins un paysan qui oserait demander au président que l’État assure les obsèques des paysans qu’il oblige à se suicider… Mais personne n’osa.

On trouve dans la Bible cette sentence : « Les pères ont mangé des raisins verts et ce sont les fils qui ont eu les dents agacées ! »

Aujourd’hui les dents ne sont pas agacées, elles sont arrachées ! Et pourtant, il n’y eut jamais autant de fesses à mordre ! Et pour les oublier, les eunuques verts vont fêter Chirac ! On va pouvoir reprendre l’ouvrage célèbre de Boris Vian, J’irais cracher sur vos tombes !

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