La 3Ăšme Ă©dition  du colloque annuel de l’Institut Iliade, Ă©cole de formation identitaire fondĂ©e Ă  l’initiative notamment de Jean-Yves Le Gallou, Philippe Conrad et Bernard Lugan, afin d’honorer les MĂąnes de Dominique Venner suite Ă  son sacrifice volontaire destinĂ© Ă  Ă©veiller la conscience europĂ©enne assoupie, s’est rĂ©unie ce samedi 18 mars, mois du dieu guerrier. Cette annĂ©e Ă©tait placĂ©e sous l’angle de la transmission de l’hĂ©ritage europĂ©en et du respect de la tradition.
« Transmettre ou disparaĂźtre ». RenaĂźtre ou mourir. 1500 personnes sont venues Ă©couter une dizaine d’orateurs Ă©voquer chacun une dimension de ce combat culturel pour une Europe qui ne veut pas s’éteindre malgrĂ© la hargne de ses ennemis, intĂ©rieurs et extĂ©rieurs, en vue de sa fin. L’éducation Ă©tait au cƓur de cette journĂ©e, autour de cette paĂŻdeia ancestrale qu’évoquera avec talent Christopher GĂ©rard.

Ils sont aussi venus s’abreuver de savoir aux nombreux stands prĂ©sents Ă  l’extĂ©rieur de la salle principale, dĂ©couvrant ou redĂ©couvrant l’art europĂ©en, des revues de qualitĂ©, et un ouvrage inĂ©dit, en avant-premiĂšre, « Le chant des alouettes », une anthologie des grands poĂštes français et europĂ©ens, notamment des Parnassiens, proposĂ©e par Thibaud Cassel, prĂ©facĂ©e par Christopher GĂ©rard, aux Ă©ditions Pierre-Guillaume de Roux, en collaboration avec l’Institut Iliade. Ceux qui n’ont pas fait le dĂ©placement ne pourront se procurer l’ouvrage dans les bonnes librairies que dĂ©but mai.

L’ouverture assurĂ©e par Philippe Conrad, maĂźtre de cĂ©rĂ©monie de cette messe europĂ©enne au nom de la tradition Ă©ternelle, insista sur la nĂ©cessitĂ© de transmettre l’hĂ©ritage europĂ©en aux jeunes gĂ©nĂ©rations, d’en faire le socle du relĂšvement futur d’un continent en perdition, sur la « reconquĂȘte de notre mĂ©moire commune », « retrouver le fil nĂ©cessaire vers nos sources pĂ©rennes ». À l’issue de onze interventions, dont deux tables rondes, l’EuropĂ©en prĂ©sent a pu dĂ©couvrir les Ă©garements de l’école dite « rĂ©publicaine » et assister Ă  la mise Ă  bas du mythe de la prĂ©tendue assimilation « rĂ©publicaine » .

Sous la tutelle de Christopher GĂ©rard, il aura redĂ©couvert la sagesse antique d’une Ă©ducation exigeante oĂč chaque enfant grec pouvait citer HomĂšre dĂšs l’ñge de six ans. Il aura appris avec Fabien Niezgoda que ce savoir survĂ©cut aux temps obscurs et irrigua l’ñme de l’Europe mĂ©diĂ©vale. Et avec Jean-François Chemain, il apprit que l’éducation nationale devait se placer au service de l’éducation antique, que l’Europe de demain donc serait l’AthĂšnes du XXIĂšme siĂšcle. Patrick PĂ©hĂšle, en prĂ©sence des Antigones, valorisa la femme europĂ©enne dans son rĂŽle fondamental de transmission du savoir aux jeunes gĂ©nĂ©rations. Philippe CristĂšle proposa de relire l’entreprise sous un angle nouveau, comme une sociĂ©tĂ© humaine modĂšle, en rejetant la caricature marxiste qui prĂ©vaut trop souvent en France.

Cet hĂ©ritage europĂ©en, qui est aussi musical comme le prĂ©cisa avec brio Jean-François Gautier, est intimement liĂ© Ă  l’enseignement de l’histoire. Philippe Conrad opposa ainsi le rĂ©cit national au roman national, Ă  la connotation implicitement pĂ©jorative. Et Lionel Rondouin de nous proposer un nouveau rĂ©cit civilisationnel europĂ©en, valorisant nos pĂ©riodes de gloire et nos figures majeures, mais aussi Ă©voquant nos dĂ©faites, comme celle de Tsushima en 1905 oĂč le Japon impĂ©rial triompha de notre sƓur russe en usant des armes que les EuropĂ©ens eux-mĂȘmes avaient construites, et d’un savoir que les ingĂ©nieurs allemands notamment avaient transmis aux Japonais. A ce sujet d’ailleurs, j’invite le lecteur Ă  dĂ©couvrir un ouvrage de  l’euro-dĂ©putĂ© (PPE) Philippe Juvin qui avait sorti en novembre 2014 « Notre histoire. Les cent dates qui ont fait la nation europĂ©enne », ouvrage salutaire.

En Atropos coupant le fil du colloque, Jean-Yves Le Gallou annonça le retour du soleil sur la vieille Europe, cette force de rĂ©gĂ©nĂ©ration qui permettra de vaincre les tĂ©nĂšbres. ProphĂšte du redressement d’EuropĂȘ, il annonça ainsi qu’au dernier homme succĂ©dera « le temps de l’homme europĂ©en » qui ainsi « reviendra ». Nous survivrons. Parce que nous transmettrons. Et aussi parce que nous vaincrons. Dans la rĂ©conciliation entre ceux qu’un peu d’histoire divisa mais que beaucoup d’histoire unira, les EuropĂ©ens. Le film diffusĂ© Ă  l’occasion de ce colloque montra ainsi des EuropĂ©ens et des EuropĂ©ennes en marche au sein d’une forĂȘt d’hiver, chacun avec au bras le drapeau d’une nation de notre continent, un ukrainien aux cĂŽtĂ©s d’un russe, rappelant aussi les meurtrissures entre gens d’une mĂȘme souche par des conflits entre nous qui devront dĂ©sormais cesser.

Autour du feu protecteur, tous rĂ©unis, en un cercle comme les douze Ă©toiles sur le drapeau de l’Europe, tous de rire, de chanter, de se parler. La famille europĂ©enne ainsi rĂ©unie, c’est ainsi que le soleil, invincible et Ă©veillĂ©, s’imposa. Car cet esprit (europĂ©en) renaĂźtra et ce sera le jour de la rĂ©surrection (de l’homme europĂ©en).

Article paru sur le site LBTF.

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