16 avril 2020

« Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera »

Par Richard Dessens

 

« Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera » (1)

Dans la période exceptionnelle que nous traversons, on ne peut s’empêcher d’analyser la situation géopolitique qui se développe et menace de s’amplifier, avec un regard que les élites et médias officiels qualifieraient de « complotiste ».(2)

Il y a quelques années, et jusqu’à notamment l’affaire d’Irak et des armements fantasmés de Saddam Hussein, on évoquait souvent le risque majeur de la « guerre bactériologique », risque conforté par les tentatives et menaces d’organisations terroristes étatiques ou infra-étatiques. La question a été à également soulevée lors de l’apparition du Sida ou du virus Ebola. Puis cette éventualité terrifiante de guerre bactériologique a été écartée des préoccupations médiatiques, comme si elle avait disparu.

Dans un monde sans guerre massive depuis plus de soixante-dix ans, qui a échappé à la menace nucléaire et aux plus grandes tensions internationales, au choc des deux blocs, on ne peut pas ne pas penser que ses plus grands dirigeants ne travaillent pas sur des modes de domination nouveaux. L’hypothétique « guerre des étoiles » sous la présidence Reagan notamment en fut une éventualité depuis abandonnée.

Par ailleurs la globalisation financière et la mondialisation généralisée, depuis les années 80, ont fondamentalement modifié les relations et les rapports de force dans un monde nouveau aux conséquences inconnues pour tous les optimistes et aficionados idéologiques du cosmopolitisme et de la mixité heureuse. Le terrorisme, apparu en même temps que la mise en œuvre de la mondialisation, en constitue une réaction, certes malheureuse, mais en tout cas significative d’un refus d’un monde centralisé et uniformisé en proie à de graves incertitudes. Ce n’est pas faute pour certains intellectuels d’avoir dénoncé les risques catastrophiques de cette mutation volontaire du monde ; intellectuels incorrects et donc écartés de tout débat.

La combinaison de tous ces évènements, situations et volontés idéologiques amène aujourd’hui à se poser la question des profondes ambitions chinoises. On a souvent évoqué les humiliations, ingérences et désordres subis par une Chine outragée qui, de première puissance mondiale (théorique) au début du 19e siècle, s’est effondrée, jusqu’à la prise d’un pouvoir terrible mais unifié et jaloux par Mao en 1949. Un nouvel Empereur rouge s’imposait enfin. Depuis la Chine n’a de cesse de reprendre cette place dominatrice dans le monde, fût-ce à bas bruit. Surtout à bas bruit.

La Chine est rapidement devenue l’usine du monde à laquelle toutes les puissances occidentales ont délégué leurs productions qu’elles soient stratégiques ou de consommation courante, sans vergogne ni précaution. Avec une naïveté pacifiste, confiante et béate. Comme si le monde était devenu une sorte de Paradis sans risque majeur. C’est ça aussi les effets de la mondialisation dont Macron est un des plus beaux exemples convaincus.

En outre, la Chine s’est patiemment insinuée dans toutes les économies occidentales et notamment celle des États-Unis, sereins dans leur toute-puissance presque centenaire, qui ont oublié qu’un géant pouvait avoir des pieds d’argile. Cette argile chinoise qui totalise des avoirs colossaux, eux, dans l’économie américaine qui dépend en outre de la Chine pour 16 % de ses importations. La balance commerciale des États-Unis vis-à-vis de la Chine est négative et ce déficit est financé en partie par les flux de capitaux en provenance de Chine. C’est-à-dire que la Chine est aussi le plus grand créancier des États-Unis détenant la plus grande partie des titres du Trésor américain avec un montant de 1 270,3 milliards de dollars (chiffres 2015). Ce qui représente environ un cinquième du total des titres du Trésor américain (6 134,8 milliards de dollars) en circulation. En outre la Chine détient environ 3 000 milliards de dollars en réserve de change lui permettant des investissements massifs.

La guerre commerciale et économique qui se joue entre Chine et USA s’additionne à l’extrême dépendance de l’Occident, notamment, de la Chine qui tient aujourd’hui entre ses mains la plupart des leviers de commande du monde : financiers, commerciaux, productifs, productions stratégiques et sanitaires.

Une « pichenette » suffirait-elle à faire basculer la maîtrise du monde vers la Chine ? Pichenette bactériologique pourquoi pas ? Cette « guerre bactériologique » reléguée aux oubliettes depuis 20 ans, qui rejaillirait après l’essai infructueux du Sras en 2003 et les apparents très beaux résultats du Covid 19 en 2020 ?

Scénario impensable bien sûr ; complotiste évidemment ; dédaignable sûrement.

Rappelons-nous que les leçons de l’Histoire nous apprennent que les grandes guerres ont eu presque toujours une origine économique et impérialiste. Alors lorsque l’économie est devenue le seul enjeu du monde…le monde tremble et la Chine s’éveille définitivement.

Notes

(1) Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera est un essai d’Alain Peyrefitte paru en 1973 chez Fayard

(2) Théorie du complot : ses adversaires, en s’appuyant sur les délires réels de fous furieux de la toile, y amalgament tous ceux dont la réflexion est politiquement incorrecte, avec une naïveté feinte et une méconnaissance affectée des leçons de l’Histoire.

Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera, Alain Peyrefitte (Le livre de Poche).

Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera, Alain Peyrefitte (Le livre de Poche).

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