30 avril 2020

Prétexte scolaire

Par Georges Feltin-Tracol

Les détracteurs de l’enseignement public en France recourent souvent à la comparaison entre les effectifs de l’Éducation nationale et le nombre total de soldats de l’Armée rouge soviétique ou de l’Armée populaire de libération chinoise. La crise sanitaire du coronavirus a au moins le mérite de montrer une réalité qui a peu de rapport avec cette assertion néo-libérale stupide et mensongère.

L’obligation scolaire de 3 à 16 ans ne vise pas à stimuler la curiosité ou la transmission organisée des connaissances. Son objectif principal contribue au système général de garderie hexagonale. Sinon comment comprendre la levée progressive du confinement des crèches, des écoles maternelles et primaires, des collèges et des lycées à compter du 11 mai prochain alors que les universités, les restaurants, les hôtels, les salles de spectacle resteront fermés ? Renvoyer les gamins en cours libère leurs parents du « poids » de la garde et les rend à nouveau disponibles pour la reprise du travail. Les classes rouvertes, aucun parent ne pourra plus invoquer la garde des gosses.

La réouverture prochaine des établissements scolaires suscite de multiples interrogations. Maints bâtiments présentent des couloirs étroits et des salles de cours exiguës. Le nombre d’élèves par classe étant relativement élevé, en particulier au lycée, la « distanciation sociale » sera difficile à faire respecter. Par ailleurs, est-il envisagé de relancer le transport scolaire avec des bus surchargés en raison des regroupements éducatifs successifs ou plutôt d’inciter le transport individuel avec pour conséquence environnementale un mauvais bilan carbone ?

Lors de son intervention toujours aussi filandreuse, le locataire de l’Élysée a évoqué la lutte contre les inégalités. Il est vrai que de nombreux élèves vivant en zones rurales ou en banlieues ne disposent ni d’ordinateur personnel, ni de connexion Internet efficace. Le ministère de l’Éducation nationale estime déjà à 10 % le taux national moyen de « décrocheurs » depuis la fermeture des écoles. Ce manque d’anticipation tant matérielle que pratique ainsi que le flou majeur ne doivent surtout pas pénaliser les élèves et leurs familles. Une rentrée fin mai, ou en septembre, voire le 4 janvier 2021, aurait été plus satisfaisante. Et la fameuse « continuité pédagogique » et le respect des programmes dans tout ça ?

Malgré la falsification concertée des données et leur interprétation fallacieuse, le niveau scolaire moyen s’effondre génération après génération. Du brevet des collèges aux diplômes universitaires, la valeur effective de ces titres s’apparente de plus en plus à l’émission de la fausse monnaie. En quarante ans de réformes et de contre-réformes qui placent l’« apprenant » et leurs « géniteurs » au centre du « système », l’école s’est changée en abattoir des savoirs. La solide culture classique, manuelle, physique et intellectuelle, n’existe plus, remplacée par un gavage insupportable de conformisme et d’exemples frelatés (Greta, Lucie Aubrac, etc.). On remarquera qu’une haute figure féminine, amie du genre masculin, Mme Claude, n’est jamais mentionnée.

Le confinement présente l’avantage de rompre avec le carcan scolaire carcéral. Il se réalise grâce au covid-19 une « société sans école », soit une « déscolarisation » de la société autant à l’« école à la maison » qu’à l’enseignement vraiment libre hors contrat. Il serait aussi temps de permettre à l’un des deux parents de bénéficier d’un « revenu maternel (ou paternel) », d’un « salaire parental » ou d’une « allocation familiale » d’un montant mensuel assez élevé. En contrepartie, son détenteur devrait libérer un emploi, ce qui ferait baisser le chômage.

Ouvrir le 11 mai risque de provoquer une seconde vague de contamination. Les écoles, les collèges et les lycées de France doivent rester fermés le plus longtemps possible. La santé physique et morale des enfants et des adolescents de l’Hexagone n’a pas de prix en théorie. Le gouvernement en faillite en fait une variable d’ajustement comptable et économique dans une impréparation et un amateurisme qui freinent l’excellence.

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