(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

 

Pourquoi votre pamphlet Une jeunesse les dents serrĂ©es[1] s’ouvre-t-il sur l’écrivain Édouard Limonov et L’Idiot international ?

Tout est parti de ma lecture du trĂšs bon roman d’Emmanuel CarrĂšre, Limonov. Ce livre m’a replongĂ© dans les annĂ©es 80, quand je lisais Limonov, justement, un Russe qui a menĂ© une vie de voyou Ă  Kharkov, de clochard Ă  New York, d’écrivain Ă  Paris oĂč il est devenu cĂ©lĂšbre ; il publiait des romans ambigus aux Ă©ditions Ramsay et des articles fĂ©roces dans L’Idiot international, l’hebdomadaire de Jean-Edern Hallier. C’est le souvenir de ce journal, surtout, qui a dĂ©clenchĂ© mon livre. L’Idiot a Ă©tĂ© trĂšs important pour moi, et pour d’autres, qui avaient comme moi vingt ans. L’époque puait ; c’était le temps des « potes », avec son humanisme de chanteurs de variĂ©tĂ©s. Les Ă©crivains de L’Idiot, si diffĂ©rents qu’ils fussent, soufflaient un air frais dans cette atmosphĂšre de cave ; et puis ils attaquaient les puissants, ces progressistes scĂ©lĂ©rats.

 Qui sont ces « progressistes scélérats » ?

Aujourd’hui, ce sont des trentenaires macronistes ; Ă  l’époque, c’était la gĂ©nĂ©ration de 68 : dans les annĂ©es 80, les jouisseurs sans entraves arrivaient Ă  maturitĂ©, et au pouvoir en politique, dans la presse, la publicitĂ©, l’édition – partout. De ce point de vue, je sulfate le bernard-kouchnĂ©risme, le bernard-henri-lĂ©visme, le bernard-tapisme, tout ce qui prĂ©figurait ce que j’appelle le « horsolisme » (pardon pour ces « ismes » en avalanche).

Le « horsolisme », c’est l’idĂ©ologie des hors-sol qui demandent, au nom du Droit, de la Justice, de l’Économie, la destruction de toutes les frontiĂšres, celles des pays et des corps, la dĂ©localisation des usines et des fƓtus ; c’est l’idĂ©ologie des citoyens du monde qui veulent des pays en forme d’hĂŽtels et d’aĂ©roports, oĂč l’on vit sans passĂ© et en transit. J’ai voulu montrer la source de cette idĂ©ologie, et les dĂ©sastres qu’elle a fait subir Ă  l’identitĂ© de chacun, qui conduisent Ă  l’obsolescence programmĂ©e de tous.

Il n’y aurait pas la GPA, les tueries de Charlie Hebdo, Me too, les « migrants », Macron, les vĂ©gans, que sais-je encore (et ceux qui ne voient pas le rapport le trouveront peut-ĂȘtre dans mon pamphlet), sans cette idĂ©ologie : elle vient directement des annĂ©es 80, quand les libertaires prĂ©tendus se sont convertis Ă  la perversion progressiste, qui est la soumission des Ăąmes au MarchĂ© Global.

Quelle est l’arme de ces « hors-sol » ?

La meilleure, la plus efficace, la plus incontestable : le Bien. C’est au nom du Bien, de l’Autre, de l’accueil, de la tolĂ©rance, du droit de tous Ă  ĂȘtre ce qu’il veut, et son contraire, un homme, une femme, un Français ou une licorne, si ça lui fait plaisir, que les hors-sol humilient le Français de souche depuis trois dĂ©cennies ; et c’est au nom du Bien qu’ils empĂȘchent qu’on le dise, parce que tous ces gens qui ont la peau du ventre bien tendue, et le couteau de la vertu entre les dents, n’aiment rien comme couper les cous et rĂ©duire les tĂȘtes. Il fallait un Ă©diteur comme Pierre-Guillaume de Roux, qui a toute sa tĂȘte et n’a peur de rien, pour accepter qu’on le leur rappelle, sans excĂšs de nuances.

 

[1] Bruno Lafourcade, Une jeunesse les dents serrées, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2019.

Bruno Lafourcade, Une jeunesse les dents serrées, éditions Pierre-Guillaume de Roux,

Bruno Lafourcade, Une jeunesse les dents serrées, éditions Pierre-Guillaume de Roux.

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