22 septembre 2016

Du débordement tricolore aux limites du politiquement correct !

Par Philippe Randa

 

Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre, le proverbe est connu, mais ne semble jamais avoir été autant d’actualité que de nos jours… Après l’affaire des arrêtés anti-burkini qui défraya la chronique judiciaire tout l’été et tint en haleine politique toute la France, c’est le drapeau national qui fait désormais scandale.

Des locataires du groupe Foncia ayant d’abord voulu fêter comme il se doit l’Euro de football, puis témoigner de leur patriotisme en raison du 14 juillet qui suivit et enfin de leur compassion après l’attentat sanglant de la promenade des Anglais à Nice, se sont vus – courtoisement, mais fermement – incités par le syndic de leur co-propriété à le retirer au plus vite « afin d’éviter tout débordement. »

L’initiative ayant été jugée pour le moins déplacée et le scandale médiatique menaçant d’éclabousser le groupe, celui-ci a immédiatement tenu à éteindre l’incendie qui menaçait en prenant ses distances avec « l’action faite en local qui ne reflète en rien la politique du groupe ». Et François Davy, président de Foncia, devrait contacter personnellement et au plus tôt les locataires pour leur faire de ses excuses circonstanciées… Du moins, la promesse en a-t-elle été faite aux intéressés !

Fait-divers ridicule ou simple lâcheté humaine ? Principe de précaution inapproprié ou paranoïa locale ? L’affaire est révélatrice d’un réel symptôme de ce mal-vivre ensemble que certains continuent de nier, envers et contre toutes les réalités, aussi sanglantes soient-elles. Il démontre aussi, peut-être, que les limites du politiquement correct sont atteintes. Espérons-le…

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

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