De l’Algérie française à la France algérienne
Il y a 63 ans l’Algérie devenait indépendante pour la première fois de l’histoire d’un territoire constitué par la France. Territoire mal défini, tour à tour romain, puis ottoman, enfin français, avec des parenthèses très localisées avec Massinissa par exemple. La France a fabriqué une Algérie, à laquelle elle a donné d’ailleurs son nom, à partir de 1830 et jusqu’en 1962, en construisant son réseau routier, ferroviaire, ses infrastructures, en développant une économie inexistante jusqu’alors. Peuplé de 2 à 3 millions d’habitants en 1830, le territoire algérien atteint 12 millions en 1960 et 47 millions aujourd’hui. Quelles évolutions qui ont amené un territoire à la modernité en quelques décennies !
De cette Algérie coloniale, peuplée de plus d’un million d’Européens, dont beaucoup d’Espagnols d’origine, les indigénistes et wokistes de tout poil ne trouvent plus rien à dire que d’évoquer massacres et tortures unilatéraux bien sûr, perpétrés par la France sur le « peuple algérien », massacres comparables, et même à l’origine des exactions commises par les Nazis…cent ans plus tard (dixit l’excellent journaliste bien informé Jean-Michel Apathie). Quand l’histoire officielle est confiée à Benjamin Stora ou Jean-Michel Apathie, il ne faut plus s’étonner de rien. C’est toutefois oublier que le leader de la résistance algérienne, Abd El Kader, arrêté en 1848, n’a jamais fait mention de telles exactions, alors qu’il était le mieux placé pour les dénoncer ; au contraire il a loué Napoléon III et développé dans une fameuse lettre aux Français, son admiration pour la France qui, pourtant, ne l’avait pas toujours bien traité.
Bref, cette Algérie pour la première fois de son histoire indépendante en 1962, ce qui est une exception dans toute l’histoire des colonisations, en a conçu un comportement également atypique : sous le contrôle de colonisateurs depuis deux mille ans, elle a reporté sur la France toute la rancœur d’un peuple qui n’avait jamais été libre ni autonome. Cette liberté nouvelle que la France lui a concédée après une guerre cruelle en effet, lui est insupportable, comme si la France représentait le symbole millénaire de son asservissement. Comme si l’Algérie était à la recherche d’une revanche éternelle sur son absence d’histoire nationale. Construite par la France, elle n’en n’a que plus de haine pour ceux qui l’ont fait sortir de leur état morcelé. Cette sorte de revanche se traduit par une culpabilisation permanente et en phase avec l’idéologie des temps nouveaux, de la France, par des accords exorbitants de générosité envers l’Algérie, par une immigration largement accueillie qui, jumelée avec l’expansion récente de l’islamisme, ressemble à une conquête de revanche. La France doit être punie éternellement d’avoir connu une Algérie atomisée, colonisée, en lambeaux et sous-peuplée. Ce passé doit être effacé avec son premier spectateur.
Si la population européenne représentait environ 10% de la population totale de l’Algérie en 1962, aujourd’hui la population algérienne ou d’origine algérienne représente environ 10% de la population française totale. Inversion de l’histoire ou volonté de conquête, sous-tendue, rappelons-le, par un expansionnisme islamiste commode et en partie justificatif. L’immigration algérienne est majoritaire dans l’ensemble de l’immigration en France, et parfois la plus porteuse de désordres et d’attaques contre la France, même si elle n’est pas la seule. Mais le nombre est une donnée essentielle, même si bien sûr l’ensemble des Algériens d’origine n’est pas à globaliser dans les mêmes sentiments, notamment les Harkis, et d’autres parfaitement assimilés qu’il convient de souligner.
Mais la masse de l’immigration algérienne, fondue dans les autres origines migratoires extra-européennes, en fait un fer de lance d’une islamisation progressive de la France, soutenue par la Grande Mosquée de Paris, par petites touches parfaitement bien conçues et échelonnées peu à peu. Mélange de revanche historique algérienne et d’islamisation globale, l’une et l’autre se donnent des prétextes et des légitimisassions mutuels. Le mélange est détonnant et conduit progressivement la France à perdre toutes ses racines au profit de celles des autres.
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