28 septembre 2017

Aujourd’hui, ce sont les déclarations du Pape qui sont en cause !

Par Alexis Arette

Dernier journal « intégralement catholique » peut-on penser, L’Homme nouveau, en qui je n’ai jamais relevé la moindre outrance, vient, dans son numéro du 16 septembre, de prendre en compte les positions déroutantes du Pape François. François Foucaud, billettiste aussi mesuré que talentueux, n’hésite pas à développer son propos à partir de ce constat : « Certaines déclarations du Pape François, qui, bien au-delà de l’Évangile et des “Valeurs non négociables”, relèvent surtout de la politique, laissent pantois ! »

Avec quelques rares chroniqueurs catholiques restés fidèles à la tradition défendue par Jeanne d’Arc, j’ai moi-même exprimé des sentiments semblables. Je l’ai fait, selon mon tempérament polémique, qui, ayant connu à diverses reprises les prisons de la République laïciste, refuse la complicité du silence, face à une église dont le comportement semble justifier l’interrogation du Christ ; n’est-il pas écrit : « Quand le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Depuis que Notre-Dame à la Salette a mis durement en cause le personnel ecclésiastique, les visions des personnes mystiques concernant la crise de l’Église catholique se sont multipliées, et j’en ai fait une recension critique, dans Fils d’homme je t’ai fait sentinelle, (éditions L’Æncre). Mais toutes mettaient en cause l’entourage papal, et jusqu’à la persécution finale du Saint-Père, alors qu’aujourd’hui, ce sont les déclarations du Pape qui sont en cause.

Fils d’homme, je t’ai fait sentinelle d’Alexis Arette, éditions de L’Æncre, collection « Patrimoine des Religions », 362 pages, 35 euros.

Fils d’homme, je t’ai fait sentinelle d’Alexis Arette, éditions de L’Æncre, collection « Patrimoine des Religions », 362 pages, 35 euros.

Si Paul VI dénonçait avec tristesse « les fumées de Satan qui seraient entrées dans le temple de Dieu », on se demande aujourd’hui si le Saint-Père ne les aurait pas respirées. Peut-être faut-il se souvenir du prêtre Barthélémy Holzhauser (+ 1658) qui, lui prophétisait, que lors de la persécution de Dioclétien (303-311) « le Pape Marcellin lui-même sacrifia aux idoles, sous la menace… » et il concluait : « Il en sera de même à la fin des temps »…

Le mondialisme auquel semble sacrifier notre Pape, n’est-il pas l’idole contemporaine ?

Était-ce la confirmation de cette apostasie, que contenait le troisième message de Fatima ? Ce qui a été publié par le Vatican en 2002 n’a aucun intérêt. Mais s’il était réel dans son insignifiance, pourquoi avoir si longtemps différé sa publication ? Tel qu’il a été publié, le message ne fait état que de la persécution finale, qui correspond à la prophétie de Malachie et à bien d’autres.

Comment, si la version publiée était exacte la Vierge l’aurait-elle voulue « secrète », alors qu’elle ne faisait que répéter ce qui était connu ? Et que penser de cette communication Vaticane publiée dans les années soixante : « Bien que l’Église reconnaisse les apparitions de Fatima, elle ne désire pas prendre la responsabilité de garantir la véracité des paroles que les pastoureaux disent que la Vierge Marie leur avait adressées » ?

Autrement dit, il était permis de douter, et d’interpréter le message suivant les consignes du laïcisme ! Tant qu’une minorité d’évêques, séniles avant l’âge ou dépravés ou bombardiers ou missionnaires de la Maçonnerie, prenaient parti contre la tradition, ce n’était jamais que des anormaux qui s’exprimaient, et non l’Église !

Aujourd’hui, nous sommes affrontés à la parole d’un Pape qui a tellement épousé le Monde, qu’on se demande comment ne serait-il pas du Monde !

Finalement, serions-nous face au Vatican, le petit reste dans le monde sans être du Monde ? Selon Saint Jean, c’est bien cela que demandait Le Christ !

C’est le Cardinal Montini, qui sera un jour Paul VI, qui a averti ce qui attendait les Chrétiens restés sur la voie droite. Il écrivait : « Au lieu d’affirmer ses idées face à celles des autres, on prend celles des autres. C’est le phénomène inverse de l’apostolat. On ne conquiert pas, on se rend ! La capitulation est voilée par toute une phraséologie. Et les vieux amis restés sur la voie droite sont considérés comme des réactionnaires… »

Seule, la traduction du dernier mot est mauvaise en ceci que l’on a donné au sens du mot « réactionnaire », celui de « rétrograde » !

Et ce Cardinal a pourtant réussi à l’imposer à l’opinion. Or, la vie est une réaction permanente contre les forces de mortification. Pour en imager le sens, Jacques Bergier disait : « La réaction ? C’est ce qui fait avancer les fusées ! »

Dès lors, un Pape qui ne serait pas réactionnaire face au monde, serait un « antipape ».

Cela ne serait pas nouveau dans l’histoire de l’Église. Le problème, ce sera d’en avoir la certitude. Et je ne suis pas sûr que cela soit donné aux hommes ! Pour l’instant, il ne nous est donné dans l’attente du terme restaurateur, que d’en souffrir…

À l’Évêque de Rome

Saint Père c’est bien sûr : dans le monde où nous sommes

L’esprit mauvais paraît plus puissant que les hommes,

Il a trompé ceux qui nous tuent de bonne foi,

Car c’est en croyant servir Dieu qu’ils font parfois,

Les abominations dont le diable est comptable !

À ceux-là vous tendez une main secourable,

Car le meurtrier aussi vous voulez le sauver

Du tribunal vengeur qui veut le réprouver !

Aussi accueillez-vous à Saint Pierre de Rome,

La musulmane foi que le crime renomme !

Car votre charité ne peut se limiter,

À ces leçons, que notre histoire peut citer !

Et dès lors faisant fi d’une indigne prudence

Avez-vous proclamé la sainte tolérance !

On le sait, un chrétien ne peut amalgamer

L’islamisme et l’islam qu’Allah fit proclamer !

L’égorgeur n’est-il pas un frère pitoyable ?

Ce serait impiété que le croire coupable !

Il nous faut l’accueillir, le sachant estropié,

Lui frictionner la tête et lui laver les pieds !

Et puis, l’ayant rendu proprement acceptable

Démocratiquement l’asseoir à notre table,

Lui servir du halal afin qu’il soit celui

Qui s’installant chez nous se sentira chez lui !

Alors, par accident, si sa foi l’illumine,

Descendant dans la rue, s’il viole et assassine,

Disons-nous que l’Église a besoin de martyrs,

Et qu’à la fortifier nous devons consentir !

……………………………………………………………………

Mais Saint Père, le sang, s’il sanctifie le temple,

Dieu n’aimerait-il pas que vous donniez l’exemple ?

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