30 avril 2018

Philippe Couillard, le marchand de peur

Par Rémi Tremblay

Les élections québécoises arrivent à grands pas et on le sent, les Libéraux au Pouvoir depuis 2003 (sauf pour un bref intermède durant lequel le Parti québécois gouverna quelques mois en 2012-2013) commencent à avoir peur.

Leur bilan n’est pas très reluisant, et ce, bien que l’économie aille plutôt bien. Les hausses de frais dans différents secteurs, les nombreux scandales de corruption dans lesquels ils furent impliqués et la mauvaise gestion, ou plutôt la non-gestion, de la crise migratoire leur ont fait perdre des plumes.

Leur gouvernance visant à s’assurer du support des minorités ethniques en lançant une commission sur le racisme systémique, en subventionnant à coups de millions les lobbys ethniques et en acceptant tous les accommodements religieux demandés leur a certes permis de consolider leur électorat ethnique, qui leur était déjà acquis, mais a aliéné le peu de Québécois de souche qui votaient encore pour ce parti moribond.

Le Parti libéral le sait, il n’a pas besoin de beaucoup d’électeurs québécois pour remporter une élection, mais il lui en faut quelques-uns, les minorités étant encore minoritaires. Alors, jusqu’en 2033, année où les « de souche » deviendront une minorité d’après une étude démographique récemment publiée, les Libéraux doivent obtenir l’appui d’une frange de la population « pure laine ».

Malheureusement pour eux, ils ne semblent plus capables de séduire l’électorat « de souche » qui lui tourne désormais le dos, si l’on se fie aux récents sondages qui donnent la Coalition Avenir Québec majoritaire au scrutin de cet automne.

Le saupoudrage de millions et de millions de dollars dans différents secteurs et régions pour tenter d’amadouer ne serait-ce que quelques pourcentages d’électeurs n’a rien donné et ne parvient pas à faire oublier les nombreux griefs qu’ont les Québécois. Alors, comme par le passé, ils en appellent à la peur.

Quand ils s’opposaient au Parti québécois, les Libéraux aimaient brandir la menace d’un référendum sur la souveraineté et des chicanes que tout cela entraînerait, comme si le rêve absolu du peuple était de vivre comme des moutons sans jamais débattre ou remettre en question le statu quo.

Face à la Coalition Avenir Québec (CAQ), le Premier ministre Philippe Couillard a décidé d’agiter la menace de l’extrême droite. Depuis des semaines, il martèle à quiconque veut l’entendre que la CAQ est un parti « d’extrême droite », un parti « populiste » qui ternirait l’image du Québec à l’étranger. Le ridicule de cette accusation n’a pas échappé au parti d’extrême gauche Québec Solidaire dont le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a tenu à dénoncer « l’exagération » de Couillard.

Il faut l’admettre, la CAQ se situe à l’extrême droite de l’échiquier politique québécois. À l’extrême gauche, nous avons Québec Solidaire ; au centre gauche nous avons le Parti libéral et le Parti québécois qui ne diffèrent que sur la question de la souveraineté et au centre droit, nous avons la CAQ. À droite, c’est le néant. Un Sarkozy, un Wauquiez ou un Fillon se retrouveraient donc directement à l’extrême droite de l’échiquier politique québécois. Mais est-ce que le fait que le Québec n’ait pas de parti de droite ou de parti nationaliste fait de facto de la CAQ un parti d’extrême droite ?

Évidemment que non ! D’ailleurs, lors du passage de Marine Le Pen au Québec, aucun député caquiste n’a accepté de rencontrer celle qui aurait pu devenir la présidente de la France. La CAQ de François Legault ne souhaite ni la fin de l’immigration, ni la préférence nationale, encore moins la remigration : elle exige simplement une diminution de l’immigration ; diminution superficielle soit dit en passant. Au niveau sociétal, elle prône le statu quo, refusant de se prononcer sur le mariage gay, l’adoption par les couples homosexuels, la théorie du genre, etc.

Les Québécois cèderont-ils à la peur lors du prochain scrutin ? C’est ce qu’espère Couillard qui mise sur cette stratégie pour gagner. Mais, cette menace ridicule risque de ne pas convaincre les Québécois qui après quinze ans de gouvernance libérale ont envie de passer à autre chose.

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