9 octobre 2020

Lettre ouverte d’un paysan Béarnais à Monsieur François Bayrou, maire occitan de Pau

Par Alexis Arette

François,

Dans ma mémoire un peu encombrée par une trop longue existence, je crois avoir retenu ce qu’Homère faisait dire à Hélène de Troie : « Si les Dieux nous ont donné une mauvaise destinée, c’est afin d’être une leçon pour les hommes à venir ! »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que de notre passé, nos députés n’ont tiré aucune leçon, car pour eux, l’histoire réelle de notre pays commence par l’humanisme de 1789, la Guillotine en prime.

Et si Charles De Gaulle a écrit une des plus belles sentences de notre langue, c’était pour ne point l’appliquer : « Une porte a livré passage à tous les malheurs de notre histoire ! C’était celle par laquelle avaient fui les enseignements du passé ! »

Après cela, assuré de la vénération historique d’un peuple encore quelque peu chrétien, il avait officialisé le mensonge et le parjure, comme des outils de gouvernement. Nous en vivons les conséquences ultimes, et toi-même te voilà embringué dans le processus machiavélique, qui fait jurer que l’on n’a pas la moindre ambition, avant que d’assumer les charges que secrètement l’on espérait.

Certes, plus personne n’est dupe d’un procédé devenu méthodique, et sans aucune fausse honte, Éric Dupond-Moretti vient d’en démontrer le processus.

Est-il différent de ce qui t’échoit ?

Le ministère qu’il occupe, tu l’as occupé. Après la fuite stratégique que tu effectuas pour apaiser l’accusation de complicité de détournement de fonds publics (ce que font, je crois, sous diverses formes, tous les chefs des partis républicains !), je t’ai entendu dire que ta plus grande fierté était d’être maire de Pau, car tu n’imaginais rien de plus honorable !

Et pourtant te voici, enthousiasmé semble-t-il par l’accession au Haut-commissariat au plan, par quoi le synarque Jean Monnet inclina la France, vers ce que voulaient de l’Europe les États-Unis !

Depuis Dominique de Villepin, nul n’avait estimé que cette charge fut nécessaire, mais je pense qu’en la liant directement au chef de l’État, c’est enfin la charge d’un Premier ministre bis que tu voudrais assumer. En fait, cette résurrection ne serait pas nécessaire si nous avions un Premier ministre capable d’assumer sa charge. Mais il est vrai qu’avec Monsieur Castex, on peut comprendre…

Mais tout cela me laisse quelque peu indifférent. C’est l’aspect tactique de l’opération qui m’intéresse ! Elle est indispensable à la république en marche qui boîte dangereusement et tu peux être la béquille électorale nécessaire au système macronien.

Je pense que tu es assez intelligent pour mener à bien l’inutilité de cette fonction. Tu vas donc te « sacrifier » pour la cause. Mais ce faisant, te voici, toi, démocrate-chrétien, entré dans le système le plus antichrétien qui soit, reprenant en cela la conversion de Jean Lecanuet au meurtre prénatal, avec cette nuance que Simone Veil avait pensé encadrer le meurtre pour en limiter la portée.

C’était bien sûr une utopie, mais cela avait dû te paraître limitatif de l’horreur, puisque tu crus pouvoir devenir le chef de sa campagne électorale, sans trop t’ensanglanter les doigts.

Les résultats de l’opération furent ridicules, à tel point que celle que la presse voulait faire passer pour une héroïne de la déportation, se trouva reléguée par le vote, au niveau d’une boniche du Système !

Tu fus alors le bouc émissaire de sa désillusion, traité de faux jeton et d’illuminé. J’en fus attristé, car bien que tu fusses devenu plus occitan que béarnais, il restait entre toi et moi, une sorte de complicité raciale matinée d’indulgence.

Hélas, te voilà aujourd’hui dans une situation bien pire, puisque, sur 577 élus, il ne s’en est trouvé que 41 pour refuser l’extension du meurtre prénatal, jusqu’à l’accouchement ! Et toi, il te faudrait plier ton génie à persuader les tiens qu’un fœtus est une sorte de fibrome et non pas un enfant ? Ainsi le haut-commissariat au plan, dont tu aurais la charge deviendrait la garantie de ce que l’Église a nommé « le meurtre abominable ! »

Ainsi, si les mots français ont encore un sens, tu vas te convertir à la religion des assassins tricolores ! Nous sommes loin de l’impératif : « Tu ne tueras point ! »

Vis-à-vis de l’enfant, notre République est devenue celle de Gilles de Rais et tu vas entrer avec ta nouvelle charge dans la complicité de Barbe Bleue !

Pie XII qui fut peut-être notre dernier Pape « mystique » a prophétisé pour notre temps. Il a dit sur la France : « Une succession de gouvernements faibles, laxistes, démagogues, laissera se désagréger le sentiment national et les valeurs élémentaires. Une réaction des forces vives et populaires du pays mettra fin à cette déliquescence, voulue par certains, tolérée par d’autres. Pour ne pas sombrer la France changera de régime sans douceur ! »

Personnellement, sans être un historien chevronné, il me semble que c’est généralement « sans douceur » que changent les régimes ! Témoin, la Révolution dite française dont le philosophe érudit Pierre Chaunu a pu dire qu’elle avait tué en quatre ans plus de citoyens que l’inquisition en quatre siècles !

L’ancienne Justice qui condamna le criminel pédophile Gilles de Rais à la peine capitale n’était point indulgente ; pourtant, le remords du misérable parut tel que le tribunal, par une faveur insigne, accepta qu’il soit étranglé avant d’être brûlé ! Peux-tu risquer d’avoir un remords de ce genre ?

Le fait de ne pas croire à la prophétie de Pie XII, soit à la réaction vitale du peuple français, n’empêchera pas celle-ci d’avoir lieu ! Et je ne suis pas sûr que les insurgés de la Révolution Nationale, après leur victoire, trouveront des raisons d’être cléments envers ceux qui ont fait de l’immoralité publique, l’ordinaire de leur existence.

Pie XII disait encore : « Ne cédez pas au songe-creux de gagner à vous l’adversaire en vous mettant à sa remorque ! »

Le grand âge, François, va m’épargner les barricades qui pourraient être proches. Mais je souhaite, et de tout cœur, que tes valeurs républicaines ne t’y opposent pas aux valeurs françaises de mes amis ! Mais jusqu’ici, la Démocratie chrétienne a toujours eu la destinée du chien qui retourne à son vomissement !

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