6 août 2019

Les gilets jaunes, l’insurrection civique

Par Rémi Tremblay

 

 

Il y a des choses qui sont faciles à comprendre, qui se passent de mots lorsqu’on y est plongé et j’oserais dire que le mouvement des Gilets jaunes fait partie de ces phénomènes difficiles à décrire par des mots, mais qui se comprennent instinctivement lorsqu’on les côtoie, qu’on les voit et surtout qu’on y participe. Il est nettement plus difficile à saisir lorsque des milliers de kilomètres et un océan nous en séparent, d’où mon intérêt pour l’ouvrage de Jean-Michel Vernochet, Les gilets jaunes, l’insurrection civique, qui allait me donner la chance d’appréhender le mouvement et ses causes sans employer le prisme déformant des médias de masse.

Depuis le début de la crise, tout le monde y va de son analyse à chaud, de ses commentaires, qui sont souvent une façon de tenter de revendiquer le mouvement pour sa cause, de le phagocyter et d’en faire son joujou. Mais voilà, tous ne peuvent pas le revendiquer sérieusement, Mélenchon et Le Pen étant trop éloignés pour pouvoir tous deux se l’approprier. Certes, il est protéiforme, mais les sondages, les revendications permettent de dresser une certaine ligne directrice et d’en suivre le fil. Tous les Gilets jaunes n’ont pas les mêmes préoccupations, ni les mêmes demandes, mais au final, il s’agit véritablement du pays réel contre le pays légal qui le dédaigne. L’auteur n’a pas peur de se brûler les ailes en employant l’expression maurassienne, le souci de respectabilité est devenu anachronique dans le climat actuel.

Pour l’essayiste qui écrivit les différents textes composant cet ouvrage à différents moments clefs de la mobilisation, celle-ci se dirige inexorablement vers l’insurrection. Les miettes de pain que représentent les concessions de surface et le faux grand débat de Macron ainsi que la manipulation soft sur laquelle repose le système actuel ont échoué, d’où le durcissement de la répression et la tangente vers un état policier permettant à la caste au pouvoir de se maintenir par la force.

Vernochet est ici plus optimiste qu’Hannibal qui écrivait dans Rivarol (21 novembre 2018) que les Gilets jaunes étaient peut-être « la parade finale d’un peuple qui va entrer dans le silence et l’oubli de la mort ». La question de fond est aux yeux de l’auteur l’opposition du peuple au projet mondialiste, de plus en plus ouvert et imposé de façon de plus en plus arrogante, comme en témoigne l’attitude de Macron, mais aussi des Merkel et Trudeau de ce monde.

Leur objectif, « une colonisation totale, culturelle, intellectuelle et morale par le métissage et la destruction des référents identitaires subséquente, aboutissant à l’asservissement des âmes et la soumission des peuples aux puissances molochiennes du gros argent », et cela passe par « la dilution des populations présentes historiquement sur le sol européen depuis les débuts de l’histoire afin de les hétérogénéiser, autrement dit de casser la matrice ethnoculturelle et ethno-confessionnelle de l’Europe chrétienne héritière de la civilisation gréco-latine ». C’est ce à quoi s’opposent les Gilets jaunes et plus globalement les populistes du monde entier, ceux-là mêmes qui ont le vent dans les voiles partout sur la planète. Ils n’expriment peut-être pas leurs doléances dans ces mots, mais c’est la matrice qui les anime. Face à un tel projet de société, assis sur le Grand remplacement, « on comprend mieux que dans la France des oubliés, l’on passe finalement d’une simple grogne récurrente et souterraine à l’insurrection sans concession ». Après avoir encaissé pendant des décennies sans broncher, le peuple se lève. En espérant que le peuple canadien-français finisse lui aussi par se réveiller et que celui de France ne s’arrête pas à mi-chemin.

Les gilets jaunes, l’insurrection civique, Jean-Michel Vernochet, Éditions Apopsix, 2019, 185 p.

Les gilets jaunes, l’insurrection civique, Jean-Michel Vernochet, Éditions Apopsix,

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