« Nous sommes en guerre », affirme martialement l’enfant qui voulait ĂȘtre roi. C’est avec l’Ɠil humide et des trĂ©molos dans la voix qu’il exhorte Ă  l’« unitĂ© nationale » et condamne toute voix discordante en valorisant tout ce qu’il a fait et surtout tout ce qu’il va faire
 plus tard. Demain on rase gratis.

Décidément les guerres se suivent et se ressemblent étrangement dans les postures et le vocabulaire des dirigeants qui se veulent outrageusement rassurants en voulant en profiter pour conforter leur pouvoir rendu indiscutable par les situations dramatiques.

Le seul changement est dans le look. Avant Macron, c’étaient les vieilles badernes sclĂ©rosĂ©es des IIIe et IVe RĂ©publiques qui prĂ©cipitaient le pays vers le chaos avec une grande incompĂ©tence mais au son des incantations dĂ©mocratiques ou pacifiques. Aujourd’hui c’est une bande de gamins incompĂ©tents, nourris, eux aussi de grands principes libertaro-dĂ©mocratiques, mais en plus d’idĂ©ologie Ă©conomique de start-up mondialisĂ©e. Le mĂ©pris du peuple reste le mĂȘme avec en plus la condescendance et un machiavĂ©lisme inouĂŻ. Ce gouvernement de bravaches incapables enchaĂźne les dissimulations et les mensonges apaisants, reconnaissant ouvertement leurs erreurs rĂ©pĂ©tĂ©es comme des Ă©vidences excusables, en prenant en outre des mesures de restrictions sociales qu’ils espĂšrent pouvoir conserver au moins en partie une fois la crise passĂ©e. L’économie reste leur prioritĂ© avec le maintien de leurs grands principes destructeurs des droits des peuples.

Cette crise sanitaire semble servir subsidiairement Ă  poursuivre la politique macronienne au bout du compte.

Les derniĂšres dĂ©clarations de l’enfant-roi prennent des accents qui se voudraient, malheureusement, historiques. En 1958, le gĂ©nĂ©ral De Gaulle proclamait : « L’intendance suivra toujours », en voulant dire que les problĂšmes Ă©conomiques et financiers de l’État finissent toujours par ĂȘtre rĂ©solus tant bien que mal.

Le 19 mars 1924, LĂ©on Trostky Ă©crit dans ses carnets, Ă  propos de l’entrĂ©e en guerre de la France en 1870 : « La rĂ©alisation de plans de guerre aussi audacieux [ des opĂ©rations rapides entre les armĂ©es ennemies Ă  la maniĂšre napolĂ©onienne ]dĂ©pend aussi, toutes choses Ă©gales par ailleurs, du travail exact de l'intendance ; or, tout le rĂ©gime du Second Empire, avec sa bureaucratie effrĂ©nĂ©e et incapable, n'Ă©tait en aucune maniĂšre apte Ă  assurer les soins et l'entretien des troupes. D'oĂč les frictions et les pertes de temps dĂšs les tout premiers jours de la guerre, l'abandon gĂ©nĂ©ral, l'impossibilitĂ© d'appliquer un plan quelconque et, en consĂ©quence de cela, l'effondrement. »

Le 19 mars 1924, LĂ©on Trostky Ă©crit dans ses carnets, Ă  propos de l’entrĂ©e en guerre de la France en 1870 : « La rĂ©alisation de plans de guerre aussi audacieux [ des opĂ©rations rapides entre les armĂ©es ennemies Ă  la maniĂšre napolĂ©onienne ]dĂ©pend aussi, toutes choses Ă©gales par ailleurs, du travail exact de l’intendance ; or, tout le rĂ©gime du Second Empire, avec sa bureaucratie effrĂ©nĂ©e et incapable, n’Ă©tait en aucune maniĂšre apte Ă  assurer les soins et l’entretien des troupes. D’oĂč les frictions et les pertes de temps dĂšs les tout premiers jours de la guerre, l’abandon gĂ©nĂ©ral, l’impossibilitĂ© d’appliquer un plan quelconque et, en consĂ©quence de cela, l’effondrement. »

C’est Ă  peu prĂšs la mĂȘme idĂ©e que dĂ©veloppe notre prĂ©sident Ă  la fois en posant sa prioritĂ© de l’économique, mais aussi en assurant que « demain ou dans quelques semaines » les matĂ©riels nĂ©cessaires Ă  la lutte contre la maladie arriveront (peut-ĂȘtre)
 quand il sera trop tard bien sĂ»r et comme d’habitude. Les soldats en 39-40 ne percevaient pas les munitions compatibles avec leurs armes. Aujourd’hui, c’est l’intendance sanitaire qui ne suit pas plus. Encore une fois.

En septembre 1939, Paul Reynaud, autre prĂ©sident martial et compĂ©tent, dĂ©clare : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ». C’est presque mot pour mot ce que M. Macron a proclamĂ© encore une fois le 25 mars dernier ! mais ici : « Plus forts
 que le virus ». Évidence biblique.

L’Histoire bĂ©gaye tristement et les dirigeants psalmodient les mĂȘmes mots creux avec la mĂȘme inefficacitĂ© concrĂšte et pragmatique et la mĂȘme absence d’anticipation. Si « gouverner, c’est prĂ©voir », alors la France, ainsi que d’autres pays europĂ©ens bĂątis sur le mĂȘme modĂšle politique, n’est pas gouvernĂ©e avec efficience. Mais ça, on le savait dĂ©jĂ .

Si l’enfant-roi veut une « unitĂ© nationale », qu’il commence par cesser de marteler que les masques ne servent Ă  rien, parce qu’il n’en a pas, que les tests ne servent Ă  rien, parce qu’il n’en a pas, et qu’il cesse de stigmatiser la Chine alors qu’il emploie les mĂȘmes mĂ©thodes de communication. Il veut faire croire que ce que la France n’a pas, en partie Ă  cause de son incurie et de son idĂ©ologie, est donc inutile ! Logique macronienne.

Cette fois encore, ce n’est pas le problĂšme de fond qui doit ĂȘtre remis en cause. La crise sanitaire est certainement un flĂ©au. Mais la maniĂšre de la rĂ©gler, les discours tenus, la mĂ©thode, la fatuitĂ© des dirigeants et de leur ComitĂ© scientifique infĂ©odĂ©, sont insupportables et dĂ©lĂ©gitiment leurs tenants dĂ©jĂ  trĂšs mal partis.

On ne devrait pas laisser des enfants ou des vieillards faire la guerre.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99

A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

Articles similaires