6 avril 2020

D’une guerre l’autre

Par Richard Dessens

« Nous sommes en guerre », affirme martialement l’enfant qui voulait être roi. C’est avec l’œil humide et des trémolos dans la voix qu’il exhorte à l’« unité nationale » et condamne toute voix discordante en valorisant tout ce qu’il a fait et surtout tout ce qu’il va faire… plus tard. Demain on rase gratis.

Décidément les guerres se suivent et se ressemblent étrangement dans les postures et le vocabulaire des dirigeants qui se veulent outrageusement rassurants en voulant en profiter pour conforter leur pouvoir rendu indiscutable par les situations dramatiques.

Le seul changement est dans le look. Avant Macron, c’étaient les vieilles badernes sclérosées des IIIe et IVe Républiques qui précipitaient le pays vers le chaos avec une grande incompétence mais au son des incantations démocratiques ou pacifiques. Aujourd’hui c’est une bande de gamins incompétents, nourris, eux aussi de grands principes libertaro-démocratiques, mais en plus d’idéologie économique de start-up mondialisée. Le mépris du peuple reste le même avec en plus la condescendance et un machiavélisme inouï. Ce gouvernement de bravaches incapables enchaîne les dissimulations et les mensonges apaisants, reconnaissant ouvertement leurs erreurs répétées comme des évidences excusables, en prenant en outre des mesures de restrictions sociales qu’ils espèrent pouvoir conserver au moins en partie une fois la crise passée. L’économie reste leur priorité avec le maintien de leurs grands principes destructeurs des droits des peuples.

Cette crise sanitaire semble servir subsidiairement à poursuivre la politique macronienne au bout du compte.

Les dernières déclarations de l’enfant-roi prennent des accents qui se voudraient, malheureusement, historiques. En 1958, le général De Gaulle proclamait : « L’intendance suivra toujours », en voulant dire que les problèmes économiques et financiers de l’État finissent toujours par être résolus tant bien que mal.

Le 19 mars 1924, Léon Trostky écrit dans ses carnets, à propos de l’entrée en guerre de la France en 1870 : « La réalisation de plans de guerre aussi audacieux [ des opérations rapides entre les armées ennemies à la manière napoléonienne ]dépend aussi, toutes choses égales par ailleurs, du travail exact de l'intendance ; or, tout le régime du Second Empire, avec sa bureaucratie effrénée et incapable, n'était en aucune manière apte à assurer les soins et l'entretien des troupes. D'où les frictions et les pertes de temps dès les tout premiers jours de la guerre, l'abandon général, l'impossibilité d'appliquer un plan quelconque et, en conséquence de cela, l'effondrement. »

Le 19 mars 1924, Léon Trostky écrit dans ses carnets, à propos de l’entrée en guerre de la France en 1870 : « La réalisation de plans de guerre aussi audacieux [ des opérations rapides entre les armées ennemies à la manière napoléonienne ]dépend aussi, toutes choses égales par ailleurs, du travail exact de l’intendance ; or, tout le régime du Second Empire, avec sa bureaucratie effrénée et incapable, n’était en aucune manière apte à assurer les soins et l’entretien des troupes. D’où les frictions et les pertes de temps dès les tout premiers jours de la guerre, l’abandon général, l’impossibilité d’appliquer un plan quelconque et, en conséquence de cela, l’effondrement. »

C’est à peu près la même idée que développe notre président à la fois en posant sa priorité de l’économique, mais aussi en assurant que « demain ou dans quelques semaines » les matériels nécessaires à la lutte contre la maladie arriveront (peut-être)… quand il sera trop tard bien sûr et comme d’habitude. Les soldats en 39-40 ne percevaient pas les munitions compatibles avec leurs armes. Aujourd’hui, c’est l’intendance sanitaire qui ne suit pas plus. Encore une fois.

En septembre 1939, Paul Reynaud, autre président martial et compétent, déclare : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ». C’est presque mot pour mot ce que M. Macron a proclamé encore une fois le 25 mars dernier ! mais ici : « Plus forts… que le virus ». Évidence biblique.

L’Histoire bégaye tristement et les dirigeants psalmodient les mêmes mots creux avec la même inefficacité concrète et pragmatique et la même absence d’anticipation. Si « gouverner, c’est prévoir », alors la France, ainsi que d’autres pays européens bâtis sur le même modèle politique, n’est pas gouvernée avec efficience. Mais ça, on le savait déjà.

Si l’enfant-roi veut une « unité nationale », qu’il commence par cesser de marteler que les masques ne servent à rien, parce qu’il n’en a pas, que les tests ne servent à rien, parce qu’il n’en a pas, et qu’il cesse de stigmatiser la Chine alors qu’il emploie les mêmes méthodes de communication. Il veut faire croire que ce que la France n’a pas, en partie à cause de son incurie et de son idéologie, est donc inutile ! Logique macronienne.

Cette fois encore, ce n’est pas le problème de fond qui doit être remis en cause. La crise sanitaire est certainement un fléau. Mais la manière de la régler, les discours tenus, la méthode, la fatuité des dirigeants et de leur Comité scientifique inféodé, sont insupportables et délégitiment leurs tenants déjà très mal partis.

On ne devrait pas laisser des enfants ou des vieillards faire la guerre.

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