30 avril 2017

Cumul de changement politique

Par Philippe Randa

 

Les projecteurs médiatiques étant braqués sur les deux finalistes de l’élection présidentielle, peu de commentateurs se projettent encore dans l’après-8 Mai, soit sur les élections législatives qui s’ensuivront et verront un réel bouleversement du paysage politique, bien davantage peut-être que le remplacement de locataire à l’Élysée si cela devait être l’héritier politique de l’actuel.Et cela, quels que soient les succès ou les échecs de tels ou tels partis…

On en a peu parlé, mais deux textes de loi seront partiellement appliqués dès cet été : ils interdiront à un parlementaire « d’exercer simultanément une fonction de chef ou d’adjoint d’un exécutif local ». C’était jusqu’à présent une « exception française », la proportion d’élus en situation de cumul ne dépassant pas 20 % en Europe.

« Tout au long de la Ve République, une grande majorité des parlementaires ont été en situation de cumul de mandats. En 2012, 476 députés sur 577 (82 %) et 267 sénateurs sur 348 (77 %) exerçaient au moins un autre mandat électif. Ces parlementaires étaient le plus souvent à la tête d’un exécutif local : 261 députés (45 %) et 166 sénateurs (48 %) étaient soit maire, soit président de conseil général, soit président de conseil régional » nous apprend le site vie-publique.fr.

Après les déculottées du candidat socialiste Benoit Hamon et de celui des Républicains François Fillon, il est de toute façon prévisible que nombre d’élus de ces deux partis de gouvernement faillis ne soient pas réélus en juin prochain…

Elle est pas belle, la vie ?

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.