29 septembre 2018

EU DisinfoLab/Saper Vedere, agences de désinformation américaines ?

Par Euro Libertes

LORS DE L’AFFAIRE BENALLA, UNE PARTIE DU SYSTÈME MÉDIATIQUE MACRONIEN A LANCÉ L’IDÉE D’UN GONFLAGE DE L’AFFAIRE PAR DES RÉSEAUX RUSSES. CETTE CAMPAGNE QUI VISAIT À JETER UN RIDEAU DE FUMÉE A ÉTÉ INITIÉE PAR EU DESINFOLAB ET SAPER VEDERE. NOTRE COURTE SYNTHÈSE EST TIRÉE DES ÉTUDES BEAUCOUP PLUS DÉTAILLÉES PUBLIÉES SUR LE SITE LES CRISES ENTRE LE 14 AOÛT ET LE 12 SEPTEMBRE 2018. CES ÉTUDES (ENCORE EN COURS) SONT DISPONIBLES À LA FIN DE NOTRE SYNTHÈSE.

L’AFFAIRE BENALLA

Un théorème, attribué de manière apocryphe à Charles Pasqua, illustre de manière imagée une petite partie de l’affaire Benalla, ou plutôt comment certains agents d’influence ont essayé de la noyer dans une autre affaire :

« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien ».

C’est ce qu’on tenté les deux institutions citées (voir infra pour leur origine) en construisant un gonflage numérique des tweets autour de Benalla, puis attribuant la quasi-moitié de ces tweets à de soi-disant relais d’abord identifiés comme pro-russes puis qualifiés directement de russes. Ce montage fût repris par la macrosphère en général, entre autres par le journal patronal L’Opinion ainsi que par Jean Quatremer, avant de faire long feu.

SAPER VEDERE ET EU DESINFOLAB, SŒURS BELGES

L’agence Saper Vedere a été créée à Bruxelles le 11 août 2017 par un Belge, Nicolas Vanderbiest, doctorant de l’UCL (Université Catholique de Louvain) et deux Français, Alexandre Alaphilippe et Gary Machado. Il s’agit d’une société commerciale de prestations de services de conseil en formation depuis le début de l’année 2017.

L’association EU DesinfoLab est une ASBL (équivalent de l’association loi de 1901 en France) belge créée le 13 décembre 2017 par les trois mêmes et qui a pour objet entre autres de « … défendre les individus contre la propagation d’informations malveillantes, la désinformation et le phénomène des fake news au niveau national, européen et international ». En pratique l’agence et l’association agissent en accordéon, chacune relayant les informations de l’autre.

LES PARTENAIRES VIENNENT TRÈS VITE

De bonnes fées se sont penchées rapidement sur DesinfoLab. Moins de deux mois après sa création, Twitter donne 125.000 dollars pris sur les revenus des publicités russes reçues par Twitter et redistribuées à des « organisations luttant contre la désinformation ». Suivent 25.000 dollars de la fondation Open Society de Soros pour suivre les élections italiennes du printemps 2018. Bien entendu l’étude italienne trouvera une « corrélation étroite entre trois exemples de désinformation et l’éco-système russe ».

L’Atlantic Council est un des bras armés de l’influence américaine en Europe avec nombre de membres et anciens membres de l’administration américaine au plus haut niveau à son conseil d’administration. L’Atlantic Council va choisir le tout jeune DesinfoLab pour créer le « Forum Transatlantique sur la désinformation ». Ils organiseront ensemble une conférence à Bruxelles le 11 avril 2018. La fondation Soros Open Society et DesinfoLab tiendront conférence commune un mois plus tard dans la même ville le 17 mai sur les élections italiennes.

Viendra plus tard un financement via le fond Erasmus (sic) de l’Union Européenne, sans doute pour justifier du EU de EU Desinfolab. Puis un partenariat avec le think tank tchèque European Values de Jakub Janka. Jacub Janka qui a pour héros le regretté va-t-en-guerre républicain néo-conservateur John McCain. Le sympathique European Values est partenaire de nos amis de l’Atlantic Council et il est financé par l’Open Society, l’UE, l’OTAN, les ambassades américaine et britannique à Prague etc.

La boucle est bouclée. Saper Vedere et EU DesinfoLab sont ils des agents d’influence américains ? Nous nous gardons bien de conclure et laissons la réponse à la sagacité de nos lecteurs.

L’étude des Crises (qui continue) se trouve ici.

Article paru sur le site de l’OJIM.

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